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Article N°23980

GlobalGeoNews / Le Qatar au bord du gouffre

reuters

Le coronavirus est-il en train de réussir là où les droits de l’homme n’ont pu le faire ? Mettre à bas une dictature, qui plus est une pétromonarchie islamiste, n’est pas chose aisée. Sans doute fallait-il pour cela qu’un facteur indépendant de toute stratégie diplomatique, voire immunisé contre les formes pernicieuses de la corruption, vienne perturber l’ordre mondial. Analyse de Jean-Pierre Marongiu


Pourquoi le Qatar va s’effondrer.

Tout spécialiste de l’analyse de risques pourrait en témoigner, un effondrement est toujours la conséquence d’une accumulation de circonstances, jamais le fait d’un paramètre unique. Quels sont donc les éléments qui ont conduit l’arrogant émirat au seuil du précipice ?

- Donald Trump est élu en 2016 et prend officiellement ses fonctions en janvier 2017. La politique étrangère américaine au Moyen-Orient est abandonnée. L’administration américaine sous la direction de Barak Obama avait pris de la distance avec l’Arabie Saoudite en se rapprochant de l’Iran. Trump va immédiatement changer de cap.

- En mai 2017 Donald Trump choisit l’Arabie Saoudite pour effectuer sa première visite officielle à l’étranger. Quelques jours après cette rencontre, le 6 juin 2017, l’Arabie saoudite et ses alliés (Égypte, Émirats unis, Bahreïn, Yémen, Maldives) décrètent le blocus économique du Qatar. Par une série de tweets, Donald Trump dit voir dans la rupture des relations diplomatiques avec le Qatar décidée par l'Arabie Saoudite et ses alliés, le début de la fin du terrorisme. Le Qatar se tourne alors vers Istanbul, Téhéran et Moscou pour desserrer l’étau économique.

- En 2018, le Fonds monétaire international (FMI) publie une note indiquant que le blocus a produit deux effets sur l'économie du Qatar. La banque centrale a été contrainte de puiser lourdement dans ses réserves pour soutenir le secteur bancaire. D’autre part, en manque de liquidité le Qatar a dû accroître sa production de gaz.

- En 2019, alors que le blocus du Qatar perdure, la crise syrienne et les relations troubles qu’entretient Tamim Al Thani avec Daesh jouent un rôle aggravant dans l’équilibre régional. La proximité entre le Qatar et la Turquie finit par faire de l’ombre à la Russie de Poutine de plus en plus encline à une normalisation des relations avec les USA. D’autant que l’effort de guerre fragilise financièrement les positions hégémoniques d’Erdogan, qui escomptait tirer parti des ressources gazières qatariennes. (...)

Retrouvez l'intégralité de cette analyse sur GlobalGeoNews.com


Jean-Pierre Marongiu

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