#Economie : Evaluation de l'Economie Française par la Commission Européenne @UEfrance #TvLocale_fr
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Article N°15815

#Economie : Evaluation de l'Economie Française par la Commission Européenne @UEfrance #TvLocale_fr


Dans un rapport qui évalue l’économie française à la lumière de l’examen annuel de la croissance effectué par la Commission européenne et publié le 26 novembre 2015, la Commission recommande la fixation de trois priorités pour la politique économique et sociale de l'UE en 2016: relancer l'investissement, poursuivre les réformes structurelles pour moderniser les économies des États membres et mener des politiques budgétaires responsables. Ce rapport a établi que la situation économique de la France justifiait la réalisation d'un bilan approfondi





D'après un rapport publié par la Commission Européenne, la croissance en France devrait rester modérée, l'investissement ne devant redémarrer que progressivement et les exportations nettes devant continuer de la freiner. Après trois ans de faible activité, la croissance du PIB a augmenté pour atteindre 1,1 % en 2015, soutenue par des facteurs exogènes favorables. Elle a en particulier bénéficié de la baisse des prix du pétrole, de la dépréciation de l'euro et des mesures prises par les autorités pour réduire le coût du travail et renforcer la compétitivité. L’économie française devrait connaître progressivement une nouvelle accélération, tirée par la consommation privée portée par le dynamisme du pouvoir d’achat des ménages. Le taux de croissance de la France reste toutefois inférieur à la moyenne de la zone euro.

Si la France a vu sa balance courante s'améliorer dernièrement, sa compétitivité reste néanmoins source d'inquiétude. La contribution des exportations nettes au PIB a été négative ces dernières années et devrait le rester jusqu’en 2017.

À long terme, la croissance devrait rester faible, étant donné que si l'on en croit la Commission Européenne, la croissance potentielle de la France a ralenti depuis la crise financière de 2008. Selon les estimations, la croissance potentielle du PIB s'établira à 1,0 % en moyenne entre 2009 et 2017 contre 1,8 % en moyenne entre 2000 et 2008. Les rigidités du marché du travail et celles du marché des produits, ainsi que les lenteurs dans la réaffectation des ressources et l'adoption des technologies, limitent la croissance de la productivité totale des facteurs. L’accroissement de la productivité a également été freiné par la charge réglementaire qui pèse sur les entreprises françaises et par les effets de seuil. La charge fiscale globale qui pèse sur l’économie continue de s'alourdir et sa composition n’est pas propice à la croissance

Un modèle de croissance ayant comme principal moteur une consommation vigoureuse a permis à l’économie française de traverser la crise économique mondiale sans trop de heurts, mais ce modèle semble à présent fragile, étant donné qu'un manque d'investissement a provoqué un affaiblissement du côté de l'offre au profit des importations. À long terme, la France ne court pas de risque majeur, la valeur de l'indicateur d'écart de viabilité à long terme S2 mesuré à l'horizon 2060 étant relativement faible

En conclusion, il semble au yeux de la Commission Européenne, que depuis le début de la crise, la France a été plus lente dans la réduction de son déficit que le reste de la zone euro, d'où le contraste observé en matière d'évolution de la dette


Dominique MOREL

Lien :http://ec.europa.eu/index_fr.htm

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