African Parks : le parc national de la Garamba en RDC célèbre un tournant porteur d'espoir à l'occasion de la commémoration de son 80[e] anniversaire
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Article N°20599

African Parks : le parc national de la Garamba en RDC célèbre un tournant porteur d'espoir à l'occasion de la commémoration de son 80[e] anniversaire

L'Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) de la République démocratique du Congo et African Parks ont commémoré, le 13 juin, le 80[e] anniversaire de la Garamba, l'un des plus anciens parcs nationaux d'Afrique.

 Solennellement reconnue pour la première fois en 1938, la Garamba est un site du patrimoine mondial, extrêmement diversifié et d'une importance capitale, qui a été la cible pendant des dizaines d'années de groupes de braconniers militants, notamment de l'Armée de résistance du Seigneur. Bien qu'elle ait, par le passé, abrité quelque 22 000 éléphants, le rhinocéros blanc du Nord et les troupeaux de girafes du Kordofan, il y a aujourd'hui moins de 1 200 éléphants, le rhinocéros a disparu et il ne reste que 48 girafes.

 
 

 

African Parks a pris en charge la gestion de la Garamba en partenariat avec l'ICCN en 2005. Cela a marqué le coup d'envoi d'une décennie d'efforts visant à restreindre les activités illégales dans ce que l'on appelle souvent le « ground zero » des guerres de braconnage en Afrique. Des progrès ont été réalisés en 2016, lorsqu'African Parks a remanié l'application de la loi et mis en place des systèmes pour faire face à la menace. Bénéficiant de l'appui essentiel de l'Union européenne, de l'USAID (Agence des États-Unis pour le développement international), de l'USFWS, de la Wildcat Foundation, de la Banque mondiale, de Randgold Resources et de la Walton Foundation, les garde-forestiers de la Garamba gagnent du terrain. En seulement 18 mois, l'activité illégale a été considérablement réduite, le braconnage des éléphants a diminué de cinquante pour cent, et pour l'instant, en 2018, seuls deux éléphants ont été perdus.

Le directeur général de l'ICCN, Cosma Wilungula Balongelwa, a déclaré lors de l'anniversaire, au cours duquel une quantité symbolique de la réserve d'ivoire du parc a été brûlée : « Compte tenu du rôle émergent qu'une Garamba garante de la sécurité joue dans la stabilité de la région, nous sommes plus que jamais engagés dans la lutte contre le braconnage et dans notre partenariat avec African Parks, ce qui crée un paysage plus sûr et un avenir meilleur pour un nombre incalculable de personnes et d'animaux sauvages dans la région ».

Le développement durable et l'engagement communautaire jouent un rôle central dans la protection à long terme de la Garamba, qui est aujourd'hui l'un des plus grands employeurs de la région avec ses 2 500 salariés. Avec le soutien de ses partenaires et en particulier de l'UE, African Parks travaille avec les communautés locales pour tirer des avantages socio-économiques de la conservation. Ne serait-ce qu'en 2017, ils ont apporté des programmes de sensibilisation à plus de 1 500 étudiants et des services de santé à 10 000 personnes.

« La Garamba est l'un des paysages les plus difficiles à protéger en Afrique. C'est un lieu où la population et la faune sauvage ont payé un très lourd tribut infligé par des groupes militants fortement incités et par l'instabilité régionale », a déclaré Peter Fearnhead, PDG d'African Parks. « Mais le vent est en train de tourner. Ce que nous démontrons ici, avec l'ICCN et nos partenaires, c'est qu'avec une vision partagée, une volonté politique, un soutien des donateurs et un engagement auprès des communautés locales, nous pouvons changer la destinée de cette région et offrir un endroit sûr pour la biodiversité et les personnes, même dans les circonstances les plus extraordinaires ».



Gaelle Laborie

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