GlobalGeoNews / Autant en emporte le vent, un coupable idéal
Pompignan
S'identifier
WebTvArticlesAnnuaire
| GlobalGeoNews | Cinéma | Divers  Vu 70803 fois
Article N°24189

GlobalGeoNews / Autant en emporte le vent, un coupable idéal

DR

Le 10 juin 2020, HBO annonce le retrait de son catalogue du film Autant en emporte le vent avant de préciser que le film reviendra bientôt précédé d’une contextualisation de l’œuvre jugée aujourd’hui raciste et pro-esclavagiste. Tempête dans un verre d’eau ? Certainement pas puisque le 12 juin, c’est le cinéma parisien le Grand Rex qui annonce l’annulation de la séance consacrée au film prévue le 23 juin, sur décision du distributeur Warner Bros. L’affaire est pourtant bien plus grave qu’il n’y paraît puisqu’il s’agit de se servir de l’Histoire pour juger les œuvres du passé à l’aune de l’idéologie en vogue, au risque de transformer nos démocraties libérales en régimes totalitaires se maquillant d’humanisme.  Par Lionel Lacour.


Convaincus du bien-fondé des mouvements pour les droits civiques des années 50-60, des cinéastes blancs s’emparent de la question noire dans leurs films, de John Ford dans Le sergent noir en 1960 à Devine qui vient dîner ce soir de Stanley Kramer en 1967 en passant par Du silence et des ombres de Robert Mulligan en 1962. Des personnages noirs pouvant désormais être des héros positifs, témoignent de la nécessité de combattre ce racisme qui gangrène la société américaine. Le cinéma noir prend ensuite le relai radical avec Sweet sweet Back’s Badasssss song de Melvin van Peebles ou commercial avec SHAFT de Gordon Parks, tous deux sortis en 1971, ce qui marque le succès de la « Blaxploitation » des 70’s et inspire d’autres cinéastes tel Tarantino avec Jackie Brown en 1997. (...) 



Retrouvez l'intégralité de cette analyse sur GlobalGeoNews.com

Lionel Lacour

Lien :https://www.globalgeonews.com

  • 0
    • j'aime
    • Qui aime ça ? »
  • 0
    • je n'aime pas
    • Qui n'aime pas ça ? »
  •  
 

Réagissez, commentez !

  • Aucun commentaire pour l'instant