CAHIER D'UN SÉJOUR PROFESSIONNEL EN CHINE

| Great Event Tv | Education - formation | Divers  Vu 6853 fois
Article N°23410

CAHIER D'UN SÉJOUR PROFESSIONNEL EN CHINE

Du 13 septembre au 04 octobre, 19 journalistes ivoiriens ont bénéficié d’une formation en chine, à Pékin dans le cadre du séminaire bilatéral pour les personnels  des médias de Cote d’Ivoire. Une initiative de l’Institut de recherches et de formation de l’administration nationale de la radio, de la télévision avec l’appui financier du Ministère  de Commerce de la République Populaire de la Chine.


Une formation académique et culturelle

Plusieurs thématiques ont été abordées.  Au total, il y a eu une dizaine de conférences présentées par d'éminents universitaires et spécialistes chinois. 

Sur le plan de la formation académique, l'on a élucidé des questions comme, «Le développement de la Radio et de la Télévision de Chine», «L'histoire et le développement de la chaîne francophone de CCT»,La technologie et l'innovation, moteur de la réalisation du rêve chinois», «Le panorama du développement des médias et des industries du culturelles en Chine», «Comment distribuer des informations sur les plateformes variées ?», «L'analyse de régulation de diffusion d'Internet et la stratégie d'orientation des opinions publiques», «L'innovation de marketing et de management», «la transformation du média à l'ère d'Internet»... 

Sur le plan de la formation culturelle, l'on a été formé sur « la culture traditionnelle chinoise », « le poème et la société chinoise » et « la culture du thé en Chine ». Sur ce dernier point, il y a eu des cas pratiques et des exercices individuels. La formation s'est soldée par des exposés de groupe présentés à la cérémonie de fin de formation. Les 19 journalistes ont reçu des certificats de fin de formation.

Un séjour touristique

Le séjour en Chine a été enrichi par des découvertes et des visites culturelles et touristiques. De la visite de la "Grande muraille" en passant par le stade olympique de Beijing, l'Espace 798, le "Temple du ciel", aux marchés des "Perles" et des "Soies." Sans oublier le coup de cœur, la ville verte de Qingdao où les journalistes ivoiriens ont effectué neuf jours. Ils y ont découvert la bière historique locale, le "Tsingtao" ; le pont de la boue de Jiaozhao construit sur la mer ; l’Université des Sciences et Technologies de Qingdao (Quingko) ; le centre Olympique de Voile ayant abrité les JO 2008 ; la cité balnéaire et cinématographique de Badaguan ; le siège du groupe HAIER et l'opéra conservatoire de la ville. Enfin, avec la visite de l'un des plus grands salons de thé de Pékin.

La place de la poésie dans la société chinoise

Au cours de la conférence sur la culture traditionnelle chinoise, présentée par le Professeur LIU Yaohui le mercredi 25 septembre 2019 à Qindao, l’on retient que la poésie occupe une place de choix dans la société chinoise. Car elle permet de réguler l'ordre social, conjugal... La poésie chinoise n’est pas seulement l’expression de l’état d’âme d’un auteur. Elle délivre bien souvent un message complexe, politique ou philosophique. L’exemple vient de haut : le livre de Lao zi est, au -IVe siècle, un poème philosophique en vers parfois rimés. Ce fondateur du « taoïsme » a adopté cette forme élégante et convaincante, aisée à psalmodier, pour séduire princes et lettrés, dans son Classique de la Voie et de son efficience (Daode jing). Confucius a vanté les vertus multiples des poésies classiques qui édifient et instruisent leurs lecteurs.

Explicitement ou non, les poèmes chinois portent le message des trois enseignements qui ont dominé les pensées et les actes de tout un peuple : confucianisme, taoïsme et bouddhisme. Les uns se confondent avec les autres, quand ils ne se chevauchent pas en un syncrétisme comme la Chine seule en connaît, loin de tout dogmatisme, pour les poètes des Six Dynasties (220-589), avec l’apparition du taoïsme religieux, puis du bouddhisme. Il en va de même sous les Tang (618-907) où chacun de ces enseignements prend successivement la main, au nom d’enjeux qui ne sont pas seulement spirituels, mais aussi économiques et politiques. Wang Wei, Li Bai ou Han Yu, lettrés fonctionnaires en leur office, étaient adeptes de Confucius le jour, et devenaient sectateurs taoïstes de Lao Zi le soir, buvant sous la lune en aimable compagnie.

Beijing et Qingdao, deux villes historiques attractives

La formation s'est déroulée à Beijing et à Qingdao. Le plus long séjour a été bien sûr celui passé à Beijing. 

Beijing", littéralement "capitale du Nord". "Beijing" est la transcription en caractères romains du nom de la ville, selon le système officiel pinyin mis en place à la demande de Mao Zedong à la fin des années 1950. Lors de la 3ème Conférence des Nations unies sur la normalisation des noms géographiques en 1977, il a été recommandé que "l'alphabet phonétique chinois pinyin soit adopté comme système international". Il s'agissait d'unifier les transcriptions puisque chaque pays avait jusqu'alors son propre système. La France a cependant choisi de conserver l'usage du système de transcription inventé au XVIIe siècle par les jésuites Matteo Ricci et Nicolas Trigault (pour romaniser la langue chinoise). C'est dans leurs écrits qu'il est fait mention pour la première fois de Pékin pour désigner la capitale de l'empire du Milieu. Cette orthographe a ensuite été validée par l'Ecole française d'Extrême-Orient (EFEO) au début du XXe siècle, et reste aujourd'hui encore la règle.

Surnommée la « ville verte », Qingdao est à l’image de l’empire du milieu. Tout y est démesuré. Le gigantisme est à la mesure des besoins mais sans doute aussi des ambitions. C’est une ville énorme de huit millions d’habitants située dans la province de Shandong, à l’est de la Chine et au sud de Pékin. Qingdao est une ville portuaire. L’un des cinq plus grands ports de Chine. Composée de gratte-ciels, de parcs et de plages au bord de la Mer Jaune. Elle est réputée, rajoute le guide touristique pour sa bière (Qingdao est prononcé Tsingtao, en chinois simplifié, comme le nom de la bière où elle est fabriquée…), vestige de l’occupation allemande (1898-1914). D’ailleurs, le centre de la vieille ville compte des bâtiments à l’architecture allemande, un musée de la bière et un festival international de la bière (tous les ans au mois d’Aout) qui fait aussi son attractivité. Et lors du « Festival des bateaux-dragon », des courses de bateaux sont organisées sur le lac, dont le premier prix est une tête de dragon que le vainqueur pourra arborer sur son bateau… Depuis sa participation aux Jeux Olympiques de 2008, Qingdao jouit d'une excellente réputation et attire les touristes pour son calme et ses nombreuses curiosités.

Qingdao n'était autrefois qu'un petit village de pêcheur avant que l'empereur allemand Guillaume II arrache la ville aux mains chinoises. En 1898, Qingdao nommée Tsingtao est cédée par les Mandchous à l'Allemagne pour une durée de 99 ans. En 1903, les allemands construisent la célèbre brasserie qui donnera naissance à la Bière mondialement connue : La Tsingtao. En 1914, le Japon s'empare de la ville jusqu'à ce que le traité de Versailles entérine la présence nipponne. Les japonais envahir de nouveau la ville en 1938 au début de la guerre sino-japonaise jusqu'à leur défaite en 1945. Son port fut alors utilisé par les américaine jusqu'à la prise du pouvoir des communistes en 1949. La ville connue de nombreux travaux de rénovation notamment au niveau de sa base nautique pour accueillir les épreuves de voile Jeux Olympiques de 2008.

Ces lieux uniques, fierté chinoise
  • La Grande Muraille 
La Grande Muraille de Chine est le plus grand édifice jamais construit par l'Homme. La Grande Muraille mesure plus de 20.000 kilomètres et se compose de murs, de barrières naturelles et de tranchées. C'est une construction militaire. Véritable fortification, la Grande Muraille a été mise en place pour protéger la frontière nord de la Chine. Inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco comme valeur universelle exceptionnelle, la Grande Muraille s'étire entre Shanhaiguan à l'est et Jiayuguan à l'ouest. Elle est composée de frontières naturelles, comme des montagnes ou des rivières, ainsi que de tranchées et de fortifications ponctuées de tours destinées à la surveillance et d'abris pour se protéger.

La construction de la Grande Muraille de Chine a débuté vers 220 av. J.-C. sous la dynastie Qin. Elle se poursuit sous les dynasties Han, Yuan, Ming et Qing, pour finir à la fin du XVIIe siècle. À plusieurs reprises, la Grande Muraille de Chine a été partiellement détruite puis reconstruite. Aujourd'hui encore, des travaux sont régulièrement menés pour préserver cet édifice étroitement lié à l'histoire de la Chine.
  • Le Temple du Ciel
C'est un endroit mythique qui se démarque par son histoire et son architecture. Le temple du Ciel est situé au Sud-Est de la place Tian an men de Pékin. Situé au cœur d’un parc de 270 hectares, ce bâtiment sacré accueillait autrefois les rites et célébrations religieuses dirigées par l’empereur. Construit en 1420, cet ensemble répond à la cosmologie chinoise. On retrouve ainsi l’opposition entre le Yin et le Yang, entre le Ciel et la Terre et les symboles des chiffres. Il était interdit au peuple. Seul l’empereur pouvait y accéder, le Temple du Ciel étant une passerelle vers le monde céleste. C’est ici que l’empereur venait également louer le Ciel, et prier pour que ce dernier soit miséricordieux et accorde des récoltes fructueuses par exemple. L’empereur devait assister à trois cérémonies au moins par an. Les plus importantes étaient : celle qui correspond au solstice d’hiver, celle de la première lune de l’année et celle du mois de juin pour prier pour de bonnes récoltes. La salle de la Prière pour de bonnes moissons est la partie la plus spectaculaire du palais. Ainsi, le parc entourant le temple et la sérénité inspirée par les lieux apportent un contraste bienvenu dans la capitale grouillante d’activités et de monde. Les centaines de cyprès, certains vieux de plusieurs siècles, apportent un peu de verdure dans ce parc dont l’aspect naturel a été gommé par les architectes afin d’y créer un ordre et une symétrie parfaite entre l’Homme et le monde qui l’entoure.
  • L'Espace 798
Quartier d'art à Dashanzi dans le district de Chaoyang, à Pékin. Il s'agit d'une zone d'art contemporain Chinois. Plus précisément un centre d'exposition au style architectural unique situé dans les anciens bâtiments d'une usine militaire désaffectée nommé par le numéro d'usine qui la designait auparavant, 798. La communauté d'artiste de Pékin, formée vers 1984, vivait dans des maisons vétustes proches de l'ancien palais d'été. À partir de 2000 les bâtiments sont loués à bas prix, de nombreux ateliers d'artistes et association d'artistes commencent alors à s'y installer, Après leur expulsion en 1995, la cafa (Central Academy of Fine Arts) installe une exposition temporaire dans l'ancien site, qui deviendra définitive en 2000. Les 640 hectares deviennent l'Espace 798. Progressivement, de très grands artistes tels que Hóng Huǎng ou bien Lǐ Zōngshèng s'y installent, des touristes étrangers de plus en plus nombreux le visitent.

Depuis, que furent organisées en 2004 deux sessions de la Festival internationale des arts de Pékin Dashanzi, il devient un lieu symbolique de la culture Pékinoise, il est aussi intégré dans la nouvelle expression, les trois sites pittoresque de Pékin sont La Grande Muraille, la Cité interdite et 798. L'usine est issue d'un projet de collaboration de la Chine avec la Russie en 1951, puis finalisé en 1957 par l'Allemagne de l'est sous le nom « projet 157 ». La construction des bâtiments a coûté 147 millions de RMB et a été marquée par de nombreuses discordes entre les Russes, les Allemands et les Chinois chargés du projet. L'usine nommée Usine unie 718 à ses débuts s'est agrandie en 10 ans des sous unités 706, 707, 751, 761, 797 et la plus grande : 798. Les réformes de Deng Xiaoping en 1980 marquent le glas de l'unité de production.
  • Le pont de la baie de Jiaozhou
Le pont de la baie de Jiaozhou traverse la baie de Jiaozhou, ce qui réduit de 30 km la distance entre Qingdao et Huangdao, par rapport à la voie rapide longeant la côte de la baie, réduisant ainsi le temps de trajet de 20 à 30 minutes. La conception du pont est en forme de T avec les principaux points d’entrée et de sortie à Huangdao et dans le district de Licang à Qingdao. Une branche de l'île de Hongdao est reliée par un échangeur en T semi-directionnel à la travée principale.

La construction a utilisé 450 000 tonnes d'acier et 2,3 millions de mètres cubes (81 × 106 pieds cubes) de béton. Le pont est conçu pour pouvoir résister aux tremblements de terre, aux typhons et aux collisions causées par les navires. Il est soutenu par 5 238 pieux en béton. La section transversale est constituée de deux faisceaux d’une largeur totale de 35 m (115 pi) portant six voies et deux épaulements. Le pont de la baie de Jiaozhou comprend trois sections navigables: le pont du canal de Cangkou à l'ouest, le pont du canal de Dagu à l'est et le pont du canal de Hongdao au nord. Le pont-canal de Cangkou, long de 600 mètres (2 000 pieds), a la plus grande travée de tout le pont de la baie de Jiaozhou, 260 m (850 pieds). Le pont sur le canal de Hongdao a une portée de 120 m. Les sections du pont non navigables ont une portée de 60 m (200 ft).
  • La cité balnéaire de Badaguan
Badaguan est une ancienne concession allemande. Proche de la plage, s'étend le charmant quartier colonial, avec sa collection nostalgique de villas balnéaires stylées. Elles se cachent dans de grands jardins plantés d'essences rares et de fleurs en tous genres. Une promenade agréable, loin du bruit. L'une des huit principales caractéristiques est la diversité du style architectural des villas. Selon les statistiques, les bâtiments de la zone représentent le style architectural de 24 pays : l'Allemagne, l'Angleterre, la France... d'où la réputation de l'exposition universelle de l'architecture.

La zone verte des huit boulevards est l'une des attractions touristiques. Il y a un arbre spécial sur chaque route dans le paysage, tel que la pêche sur la route Shaoguan, le platane français sur la route shanhaiguan, le cèdre de la ville sur la route de Jingguan, etc. Ce bel environnement magnifique et diversifié attirent non seulement un grand nombre de touristes, mais attirent également l’attention de l’industrie du cinéma et de la télévision. De nombreux bureaux de cinéma et de télévision choisissant Badaguan comme lieu de tournage. Et "Go to Nature", ainsi que des cercles de cinéma et de télévisions étrangères telles que l'Union soviétique, l'Allemagne et le Japon. Enfin, Badaguan est une destination populaire pour la photographie de mariage. On peut souvent voir des dizaines de couples de jeunes mariés photographiés le long du rivage et des espaces verts de Badaguan.
  • Le siège du groupe HAIER
Haier a été fondé en 1984, à partir d'une petite entreprise collective de fabrication de réfrigérateurs de Qingdao dans la province du Shandong, au nord-est de la Chine, par le directeur général Zhang Ruimin. Sa stratégie consiste à asseoir sa domination sur son marché intérieur, diversifier son offre, puis partir à la conquête des marchés extérieurs. Zhang Ruimin commence donc par racheter des entreprises chinoises déficitaires à la demande des autorités locales. En 1991, Haier se diversifie dans l'air conditionné, en 1995 dans les machines à laver, en 1997 dans les téléviseurs ; à chaque fois les entreprises reprises passent sous la marque Haier.

Le nom Haier vient de la transcription chinoise de Liebherr, une entreprise allemande grâce à laquelle les responsables de l'ancienne Usine de réfrigérateurs de Qingdao ont acquis dans les années 1980 la technologie pour fonder une entreprise moderne dans l'ancienne concession allemande. Aujourd'hui, les dirigeants de Haier attribuent le succès de leur marque à une culture de la remise en question permanente, matérialisée par des slogans affichés dans les bureaux et à proximité des chaînes de montage. Des tableaux d'honneur distinguent les auteurs d'inventions ayant contribué à améliorer les produits.

La Chine, ce géant mondial aux pieds fermes dans le futur 

D’un point de vue général, les journalistes ivoiriens  ont été séduits  par le niveau criard de développement de la chine et la qualité de ses produits technologiques, industriels, etc.
En somme, pour parler de la chine après cette expérience revient à réaffirmer le leadership et la puissance économique mondiale de ce géant du monde.
La chine a su réinventer ses infrastructures par ses propres conceptions qui restent uniques au monde. Du besoin à l’utile, la chine est passée à des solutions futuristes.

En définitive, il faut noter que la coopération en matière de formation des ressources humaines entre la République populaire de Chine et la Côte d’Ivoire, a contribué aux renforcements de la connaissance et de la confiance mutuelle, aux partages des expériences de développements, aux recensements des biens d’amitié entre les deux pays, facteur d’une coopération solide sino-ivoirienne.

Joël NIANZOU, ​​​​​​​envoyé spécial

Lien :http://www.greateventtv.com/

  • 0
    • j'aime
    • Qui aime ça ? »
  • 0
    • je n'aime pas
    • Qui n'aime pas ça ? »
  •  
 

Réagissez, commentez !

  • Aucun commentaire pour l'instant