GlobalGeoNews /  Bruno Gilles : « Notre démocratie a besoin des forces de l'ordre ! »
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Article N°24162

GlobalGeoNews / Bruno Gilles : « Notre démocratie a besoin des forces de l'ordre ! »

Bruno Gilles est Sénateur des Bouches du Rhône, Maire honoraire des 4 et 5e arrondissements de Marseille et candidat aux élections municipales. Il rappelle que la société française a un besoin impérieux de ses forces de police pour assurer la pérennité de l’Etat de droit. Tribune.

 


Le 7 juin dernier, j'ai signé une tribune sur Facebook. J'écrivais alors ceci : « Je ne tolère pas d'entendre « Mort aux flics » dans des manifestations qui, en France, n'ont pas lieu d'être.

La France n'est pas les États-Unis, même si tout n'est pas parfait dans notre pays.

Nos forces de l'ordre étaient là au Bataclan et pour Charlie Hebdo. Le commandant Beltrame a donné sa vie pour en sauver d'autres. Nos forces de l'ordre ne comptent pas leurs heures pour assurer la sécurité de tous les Français sans exception.

Celles et ceux qui importent la question raciale américaine en France doivent avoir honte de leur imposture. Hier soir à Marseille, alors que nous sortons à peine de la crise sanitaire et que toute le monde retrouve la liberté de se déplacer, des scènes d'une grande violence ont eu lieu, notamment à la Plaine.

Les restaurateurs, les commerçants veulent travailler. Ils ne se relèveront pas si la peur s'installe dans nos rues, comme ce fut le cas hier soir à Marseille.

La France est le pays des droits de l'homme, le pays des Lumières. Le pays où l'on appose sur le fronton des mairies « Liberté, égalité, fraternité. »

Soyons fiers d'être Français et soutenons nos forces de l'ordre qui assurent la sécurité de tous nos concitoyens. »

J'ai signé ce post en tant que Sénateur des Bouches-du-Rhône, en tant que maire honoraire, en tant qu'homme public. En tant que candidat à la mairie de Marseille. Et en tant que citoyen. 

Cette tribune a été particulièrement suivie et commentée, « likée » même comme on dit aujourd'hui sur les réseaux sociaux. Ce n'est évidemment pas un hasard si beaucoup de personnes se sont retrouvées dans les mots que j'ai choisis. 

Les forces de l'ordre sont montrées du doigt et nombreuses sont nos institutions à être de plus en plus systématiquement, de plus en plus violemment même, mises en cause. Qu'il s'agisse de la police, de la justice, des médias, des pompiers et des secours, des élus politiques, il faut reconnaître que l'autorité peine à exercer et à être respectée. Ce qui fait notre démocratie, ce qui la cimente, est incontestablement malmené sans que nous parvenions collectivement à y répondre et surtout, à faire que cela cesse. 

Je ne nie pas qu'il puisse y avoir des excès. Je ne suis pas le genre d'hommes à mentir ou à ne pas regarder la réalité, même quand elle est désagréable. Je condamne ainsi fermement cette page Facebook où des policiers tiennent des propos racistes. Comme je condamne avec la même fermeté les abus de certains policiers dans certains quartiers de France. Mais ils ne sont pas majoritaires !

Au même titre que je condamne et que je m'élève contre cet posture « anti-flics » primaire qui commence sérieusement à gangréner notre République. 

Depuis plusieurs décennies maintenant, l'échec est collectif : il fallait frapper fort quand il en était encore temps, quand on constatait que les forces de l'ordre, les secours comme les pompiers ou les médecins avaient de plus en plus de mal à entrer dans ce qu'on a qualifié ensuite de « territoires perdus de la République », simplement pour y exercer leurs missions. 

Aujourd'hui, on dresse une analogie entre les Etats-Unis et la mort de George Floyd et la France et celle d'Amada Traoré qui, est survenue, je le rappelle, en 2016... Pour certains, en mal de causes, la tentation est grande de calquer les violences policières américaines sur les suspicions de violences policières françaises. Or, force est de constater qu'il y a des différences importantes entre nos deux pays amis, dans le rapport à la violence ou la circulation des armes à feu. 

Je n'exonère évidemment pas la responsabilité de l'institution policière, mais il faut absolument garder raison.  

La Police française a pour objectif de d'abord protéger la stabilité des institutions. Sur l'ensemble du territoire, les forces de l'ordre remplissent leur rôle. Dans un pays qui a été meurtri par de nombreux attentats, les forces de l'ordre étaient et sont toujours en première ligne pour assurer la sécurité de la population au quotidien, mais aussi en état d'urgence. 

Disons-le nettement : non les familles qui vivent en banlieue ou en cités n'ont pas peur de la police française. Elles appellent au contraire les forces de l'ordre à les protéger contre les petits caïds qui vivent de trafics et terrorisent des pans entier de nos villes. N'inversons ni les problèmes ni les responsabilités ! 

Sans police, pas de démocratie. 

Sans police, pas de paix.

Sans police, pas de justice. 

Sans police, pas de France. 

A Marseille, la ville la plus étendue de France, je soutiens les forces de l'ordre comme partout ailleurs en France. Les policiers, ces hommes et ces femmes qui chaque jour prennent des risques pour nous, pour notre nation, n'en peuvent plus. Ils se sentent même parfois désavoués, pour ne pas dire lâchés. Ces images où l'on voit des policiers poser au sol leurs menottes en dit long sur leur colère.

Que les forces de l'ordre soient assurées de mon soutien total. 


Bruno Gilles

Lien :https://www.globalgeonews.com

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