#crise  : la plupart des jeunes Européens se sentent marginalisés par la crise
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Article N°16226

#crise : la plupart des jeunes Européens se sentent marginalisés par la crise

Aujourd'hui, plus de la moitié des jeunes Européens âgés de 16 à 30 ans se sentent marginalisés dans leur propre pays à cause de la crise économique, mais peu souhaitent quitter leur pays pour cette raison, selon un récent sondage Eurobaromètre qui a été demandé par le Parlement européen et publié récemment. Néanmoins, pour la plupart des personnes interrogées, il est important de connaître l'UE et le fonctionnement de ses institutions.



Information Gilles VAUQUIER
Correspondant à Bruxelles
Jeudi 2 Juin 2016


Ce sondage Eurobaromètre, qui a été réalisé entre le 9 et le 25 avril auprès de 10 294 jeunes Européens âgés de 16 à 30 ans dans les 28 États membres de l'UE, a révélé des différences marquées entre les pays sur la plupart des thèmes abordés.

Sentiment d'exclusion en raison de la crise

Une majorité absolue de participants dans 20 pays se sentent exclus, même si on constate d'importantes différences nationales allant jusqu'à 66 points. Pour l’UE en moyenne, 57 % de jeunes se sent exclu. Sans surprise, les taux sont très élevés dans les pays fortement touchés par la crise. Cependant, pour l'ensemble du territoire européen, peu de jeunes (15%) se sentent réellement contraints de quitter leur pays à cause de la crise, mais, une fois de plus, les résultats sont très disparates.

En Belgique, 47 % des jeunes se sentent exclus à cause de la crise. Cependant, seulement 10 % des jeunes belges se considèrent contraints de quitter leur pays pour aller étudier ou travailler à l'étranger à cause de la crise.

Les jeunes Européens peu enclins à voyager pour étudier ou trouver un emploi

61% des jeunes en Europe ne veulent pas étudier, suivre une formation ou travailler dans un autre État membre de l'UE, alors que 32% le souhaitent. En fait, dans l'ensemble de l'UE, 88% des jeunes âgés de 16 à 30 ans n'ont jamais voyagé dans un autre pays de l'UE pour étudier ou travailler.

Il est marquant que ces chiffres soient équivalents pour la Belgique, alors que celle-ci est en contact avec une multitude de pays par ses frontières  : 58 % des jeunes ne veulent pas étudier, suivre une formation ou travailler dans un autre État membre de l’UE, alors que 36 % voient la mobilité internationale de manière positive. De plus, 81 % des jeunes belges entre 16 et 30 ans n’ont jamais voyagé dans un autre pays de l’UE pour étudier ou travailler.

Importance de connaître l'UE et de voter lors des élections européennes

Pour 90% des participants, il est important de connaître l'UE et le fonctionnement de ses institutions et plus de la moitié (51%) ont répondu que voter lors des élections européennes était le meilleur moyen de participer réellement à la vie publique dans l'UE.

En Belgique, pour 88% des jeunes il est important de connaître l'UE et le fonctionnement de ses institutions.

Les médias sociaux, "progrès pour la démocratie"?

Parmi les jeunes Européens qui sont très actifs sur les réseaux sociaux, une majorité relative (46%) estime que ces réseaux représentent un "progrès pour la démocratie, car ils permettent à tous de participer au débat public". 27% des participants pensent en revanche que les réseaux sociaux constituent "un risque pour la démocratie en raison de l'utilisation inappropriée qu'ils font des données à caractère personnel".

Il est d'ailleurs frappant de constater que cela soit le contraire en Belgique : seulement 29% des jeunes belges considère les réseaux sociaux comme un progrès pour la démocratie alors que 42% estime que les réseaux sociaux représentent un danger pour celle-ci à cause de l'utilisation inappropriée de données à caractère personnel.


Dominique MOREL

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