DEVOIR  DE  MEMOIRE   Beyrouth le 23 octobre 1983, 58 Parachutistes français du 1er RCP étaient tués dans un Attentat au poste Drakkar. @TheatrumBelli
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Article N°15114

DEVOIR DE MEMOIRE Beyrouth le 23 octobre 1983, 58 Parachutistes français du 1er RCP étaient tués dans un Attentat au poste Drakkar. @TheatrumBelli

Pour le 35ème anniversaire de l'attentat du Drakkar, nous republions l'article que nous avions mis en ligne le 23 octobre 2015, car non seulement nous considérons que tous les Médias, qu'ils soient subventionnés ou non se doivent de rappeler et entretenir le Devoir de Mémoire auprès de tous les citoyens français.

En octobre 2015 nous étions en période électorale pour les élections Régionales et nous dénoncions les candidats qui allaient s'écharper pour cette conquête du Pouvoir et cela c'est bien passé ainsi. Aujourd'hui il n'y a pas d'élections, mais nous sommes à la fin du troisième semestre du quinquennat de notre nouveau Président de la République Emmanuel Macron. Les élections sont passées et pourtant on se croirait encore en pleine campagne électorale et beaucoup d'énergies sont dépensées  pour entretenir des querelles et diviser un peu plus les citoyens.

Notre Réseau Social, est également et surtout un Média Participatif Citoyen et pour cette raison nous vous invitons à relire cet article qui à l'époque avait totalisé 66 605 vues après 12 mois, 126 245 après 24 mois. Souhaitons que nous atteindrons une progression de lecture identique 3 ans après...


notre article du 23 octobre 2015
Aujourd’hui 23  octobre 2015 est la date anniversaire du terrible attentat du poste Drakkar à Beyrouth qui avait couté la vie à 58 de nos parachutistes.

Notre rédaction ne fera pas de plaggia d’articles écrits durant toutes ces années pour chaque anniversaire. Nous publions cet article afin que des citoyens français se souviennent et pour forcer quelques-uns d’entre vous à prendre quelques minutes de votre précieux temps, pour prendre connaissance de l’article publié aujourd’hui sur le site theatrum-belli.org dont vous trouverez le lien sous ce très court article. En lisant cet article vous aurez à votre manière fait acte de citoyenneté, car n’oublions pas que ces hommes ont donné leur vie pour notre drapeau et toutes les valeurs qu’il représente.

En cette période d’élections Régionales une grande partie des français vont s’écharper pour certain qui veulent le POUVOIR... et bien nous, citoyens accomplissons notre Devoir de Mémoire envers ces 58 parachutistes et sans oublier l’ensemble des hommes et femmes qui sur d’autres champs de batailles ou en assurant notre sécurité du quotidien ont donné leur vie.

Prenez également le temps de regarder ces images cela ne vous prendra que 4 minutes …



Extrait de l’article dde theatrum-belli ;

Le 23 octobre 1983, 6h30 du matin : un double attentat frappe la Force multinationale de sécurité à Beyrouth. En quelques secondes, 241 marines américains et 58 parachutistes français sont tués. Le poste Drakkar, occupés par les paras du 1er RCP, vient de subir la frappe la plus terrible contre l’armée française depuis les affrontements de la décolonisation. 

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Bruno Racouchot était alors officier au 6e RPIMa. Il nous a aimablement autorisé à reproduire le texte d’hommage en annexe, initialement paru dans le cadre du très confidentiel « Club des chefs de section paras au feu ». 

23 octobre 1983, Beyrouth, 6h30 du matin, Drakkar est rayé de la carte 

Le 23 octobre 1983, les parachutistes français présents à Beyrouth dans le cadre de la Force Multinationale de Sécurité, étaient victimes d’un attentat. 58 d’entre eux devaient trouver la mort dans l’explosion du poste « Drakkar ». Le texte d’hommage qui suit a été publié dans le cadre du Club des chefs de section paras au feu, qui compte quelques anciens de cette mission sanglante, depuis le Général François Cann, alors à la tête de la force française, et le Général Paul Urwald, qui commandait alors le 6e RIP, jusqu’au benjamin du Club, Bruno Racouchot, officier-adjoint d’une des quatre compagnies déployées à Beyrouth-Ouest. Plus particulièrement en charge de la section de protection du PC du 6e RIP, Bruno Racouchot décrit la configuration extrêmement délicate et sanglante dans laquelle furent alors plongés les parachutistes français.

Rappel du contexte historique 

En juin 1982, Israël lance l’opération « Paix en Galilée », envahit le Sud-Liban et entreprend fin juin-début juillet l’assaut de Beyrouth-Ouest où les Palestiniens sont encerclés dans une nasse, les Syriens refusant de les accueillir sur leur territoire. Un cessez-le-feu est appliqué début août. La communauté internationale, soucieuse d’éviter des affrontements sanglants, décide d’intervenir. Sous la protection des parachutistes français, soutenus par les soldats américains et italiens, les forces palestiniennes sont exfiltrées en douceur. De 500.000 à 600.000 Palestiniens restent dans les camps.

Le 23 août, Béchir Gemayel est élu Président du Liban. Le 15 septembre, il est assassiné. Israël investit Beyrouth-Ouest. Du 16 au 18 septembre ont lieu les massacres de populations civiles dans les camps de Sabra et Chatila, où des centaines de civils palestiniens sont tués. Le 21 septembre, Amine Gemayel, frère aîné de Béchir, est élu président. Le 24 septembre, pour répondre à une opinion internationale scandalisée par les tueries dont les Palestiniens ont été victimes, une Force Multinationale de Sécurité à Beyrouth est créée, intégrant des contingents français, américains, italiens et une poignée d’Anglais.

Dès lors, au Liban, la situation ne cesse de se dégrader. Massacres de populations civiles et attentats se multiplient. Les soldats de la Force Multinationale sont victimes d’innombrables attaques et de bombardements. Si les Américains sont cantonnés à l’aéroport et les Italiens en périphérie de la ville, si les Anglais se contentent de mener des missions de renseignement avec un escadron spécialisé, les Français, eux, reçoivent la mission la plus délicate, au cœur même de Beyrouth.

Tous les quatre mois, les contingents sont relevés, souvent avec des pertes sévères. En septembre 1983 a lieu la relève pour les légionnaires français installés à Beyrouth, remplacés par les parachutistes de la 11e Division parachutiste. C’est l’opération Diodon IV, qui deviendra l’engagement le plus sanglant pour l’armée française depuis les guerres coloniales. Le 3e RPIMa s’installe en secteur chrétien, dans la perspective d’une offensive face au « Chouf », pour pacifier la montagne où les Druzes s’en prennent violemment aux chrétiens. Des éléments du GAP, 1er RHP, 17e RGP, 12e RA, 35e RAP, 7e RPCS et le commando marine Montfort sont également à pied d’œuvre.

Le secteur le plus dangereux, celui de Beyrouth-Ouest, est dévolu à un régiment de marche, le 6e RIP, Régiment d’Infanterie Parachutiste, qui a pour mission principale la protection des populations civiles palestiniennes traumatisées des camps de Sabra et Chatila. Ce régiment, placé sous le commandement du colonel Urwald, a été formé spécialement pour cette opération, et est constitué de quatre compagnies de parachutistes : deux compagnies du 6e Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine basé à Mont-de-Marsan, une compagnie du 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes basé à Pau, une compagnie du 9e Régiment de Chasseurs Parachutistes basé à Pamiers.

Le quotidien d’un chef de section para au feu...


Pour lire l’article entier        https://theatrum-belli.com/beyrouth-23-octobre-1983-souvenons-nous-des-paras-du-drakkar/



Le 23 octobre 1983 à 6h30 du matin, un double attentat frappe la Force multinationale de sécurité à Beyrouth. En quelques secondes, 241 marines américains et 58 parachutistes français sont tués. Le poste Drakkar, occupés par les paras du 1er RCP, vient de subir  la frappe la plus terrible contre l’armée française depuis les affrontements de la décolonisation et qui depuis n’a pas son équivalent malgré l’embuscade d’Uzbin. N’oublions pas ces morts et leurs familles !



 

In memoriam :

capitaine Thomas Jacky
capitaine Ospital Guy
lieutenant Dejean de La Bâtie Antoine
sous-lieutenant Rigaud Alain
adjudant Bagnis Antoine
adjudant Moretto Michel
sergent Dalleau Christian
sergent Daube Vincent
sergent Lebris Jean-Pierre
sergent Longle Yves
sergent Ollivier Gilles
caporal-chef Bensaidane Djamel
caporal-chef Beriot Laurent
caporal-chef Carrara Vincent
caporal-chef Duthilleul Louis
caporal-chef Grelier Xavier
caporal-chef Loitron Olivier
caporal-chef Margot Franck
caporal-chef Seriat Patrice
caporal-chef Vieille Hervé
caporal Girardeau Patrice
caporal Hau Jacques
caporal Jacquet Laurent
caporal Lamothe Patrick
caporal Lepretre Dominique
caporal Leroux Olivier
caporal Muzeau Franck
caporal Thorel Laurent
parachutiste de 1ère classe Gasseau Guy
parachutiste de 1ère classe Gautret Remy
parachutiste de 1ère classe Julio François
parachutiste de 1ère classe Pradier Gilles
parachutiste de 1ère classe Tari Patrick
parachutiste de 1ère classe Théophile Sylvestre
parachutiste Bachelerie Yannick
parachutiste Bardine Richard
parachutiste Caland Franck
parachutiste Chaise Jean-François
parachutiste Corvellec Jean
parachutiste Delaitre Jean Yves
parachutiste Deparis Thierry
parachutiste Di-Masso Thierry
parachutiste Durand Hervé
parachutiste Guillemet Romuald
parachutiste Kordec Jacques
parachutiste Lastella Victor
parachutiste Ledru Christian
parachutiste Levaast Patrick
parachutiste Leverger Hervé
parachutiste Meyer Jean-Pierre
parachutiste Porte Pascal
parachutiste Potencier Philippe
parachutiste Raoux François
parachutiste Renaud Raymond
parachutiste Renou Thierry
parachutiste Righi Bernard
parachutiste Schmitt Denis
parachutiste Sendra Jean


Michel Lecomte

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