Transat Jacques VABRE 2019 : 3 NOVEMBRE 2019 8ème Jour de course  @TransatJV_fr #TransatJV

| Michel Lecomte - Journaliste | Voile | Transat Jacques VABRE 2019  Vu 10221 fois
Article N°23394

Transat Jacques VABRE 2019 : 3 NOVEMBRE 2019 8ème Jour de course @TransatJV_fr #TransatJV

1200 milles séparent ce soir les premiers Multi50 des derniers Class40. Si les premiers cogitent sur le meilleur point d’entrée dans le Pot-au-noir qu’ils devraient atteindre dans 24 heures, les derniers doivent encore sortir des hautes pressions au nord des Canaries pour goûter aux joies de la glisse, la vraie ! Mais après une semaine de course, les premiers signes d’usure et dégâts se font aussi sentir. Pour certains comme Eärendil et Equipe Voile Parkinson (Class40) ou encore Primonial (Multi50), les avaries pourraient se solder par un pit-stop à Madère et au Cap Vert. Pour Hugo Boss en revanche, qui a heurté un OFNI à 25 noeuds, la course est terminée. La question est maintenant de sécuriser le bateau dont la quille n’est plus retenue que par son vérin…


 

 

Continuer coûte que coûte ou s’arrêter ? Quand l’avarie frappe, c’est la première question qui se pose. Privé de girouette avant d’attaquer l’alizé, l’équipage suisse de Banque du Léman a hésité. Et finalement profité du calme de la dorsale pour monter au mât. « Ni une ni deux, Simon est monté ce matin, avec une petite platine découpée et tout l'attirail nécessaire, il a démonté l'aérien puis la pale cassée, l'a remplacée, remis l'aérien à son poste et nous revoilà repartis avec des infos vent et un pilote que l'on peut programmer en fonction ! Une machine je vous dis !!! » s’enthousiasme Valentin Gautier. Les deux compères n’ont pas trop souffert dans l’opération et pointent toujours à la quatrième place des Class40 ce soir. Pour eux tout est encore possible à 2800 milles de Salvador de Bahia …

Mais ce soir, quatre bateaux ont mis leur Route du Café entre parenthèses, contraints de lâcher la meute en s’arrêtant. En fin d’après-midi, Primonial a croisé la route de Solidraires en peloton ARSEP. Tout un symbole : Le premier regagnait l’île de Sao Vincente au près pour relâcher à Mindelo et remédier à ses problèmes d’énergie. Le second cavalait plein gaz au portant, toujours à la poursuite de Groupe GCA mille et un sourires. Où seront les leaders quand Primonial repartira ? En multicoque, dans l’alizé, l’arrêt au stand coûte nécessairement plus cher…

1200 milles plus au nord,  Eärendil a fait escale à midi dans la proprette marina Quinta do Lorde. Le safran bâbord se désolidarisait du tableau arrière, la faute à une colerette métallique enserrant le palier qui a cassé. Le genre d'avarie impossible à réparer avec les moyens du bord. Mais une fois le pied sur le ponton, que faire ? « Après quelques mails et appels en mer tous azimuts, on eu un gros coup de mou. Que cela arrive est déjà un problème pas facile à régler, mais quand c'est un samedi, enchassé entre un jour férié et un Dimanche, bonjour les dégâts ! » expliquait Catherine Pourre.  Finalement, Catherine et Pietro Luciani reçoivent un mail en début d'après-midi leur indiquant qu’un technicien du chantier a embarqué dans un avion pour atterrir à Funchal à minuit. Ouf ! L'équipage est regonflé à l'idée de repartir et s'est même offert le luxe d'une douche chaude. Peut-être qu’avant de larguer les amarres cette nuit, l’équipage d’Earendil accueillera Equipe Voile Parkinson qui vise le même port pour réparer son support dhydrogénérateur. Un chassé croisé de plus mais voilà deux concurrents qui pourront au moins se tenir compagnie à la poursuite du peloton.

 

Hugo Boss dans l’attente…

Pour Alex Thomson et Neal Mac Donald, la question ne s’est pas posée en ces termes. Quille cassée après avoir heurté un OFNI à 25 noeuds, ce fut d’abord l’arrêt buffet (heureusement Alex et Neal ne se sont pas blessés dans le choc),  puis l’arrêt tout court. Seul compte maintenant le sauvetage du bateau - un vrai bijou qui a réclamé 45000 heures de travail au chantier Carrington. L’équipage confiné à l’intérieur a affalé les voiles et attend que l’équipe d’Hugo Boss étudie toute les solutions. Le bateau, probablement ballasté et foils dehors pour maximiser sa stabilité si la quille  venait à se décrocher, dérive à 3 noeuds… Le port le plus proche est Ténérife, à environ 400 milles dans l’est...



Multi50 : Les écarts augmentent à mi-course

A hauteur du Cap Vert, la bagarre entre les trois Multi50 prend une nouvelle tournure. GCA Mille et un sourires s’installe en solide leader aujourd’hui. En traversant sans être ralenti le canal entre les îles Sao Vicente et Santo Antao, il a creusé une avance de 130 milles sur Solidaires en Peloton ARSEP. Et son plus proche poursuivant Primonial annonçait à 13 heures française qu’il s’arrêtait à Mindelo pour remédier à un problème d’énergie. Le rétroviseur de Gilles Lamiré et Antoine Carpentier commence donc à se dégager. Mais pas de quoi souffler à 24 heures de l’entrée dans le Pot-au-noir (et encore 1900 milles de l’arrivée !) Le duo continue de maintenir la pression avec 498 milles couverts de midi à midi. C’est 86 de plus de que Solidaires en Peloton ARSEP qui ne semble pas pouvoir naviguer à 100 % de son potentiel depuis l’entrée dans la dorsale jeudi… 

 

IMOCA : Charal contrôle, Hugo Boss se retire…

L’alizé s’est un peu calmé pour la tête de flotte mais ça cravache toujours dur pour Charal qui maintient la meute de ses poursuivants à plus de 40 milles dans son sillage. Jérémie Beyou et Christopher Pratt contrôlent mais n’ont pas droit à l’erreur. Apivia n’est pas loin dans l’axe et 11th Hour Racing s’est bien décalé dans l’ouest. Quant à Banque Populaire IX, le tandem Cremer -Le Cléac’h-ne désarme pas, tout comme les deux autres IMOCA à dérives, Apivia et Corum l’Epargne, auteurs d’un superbe duel. Arkea Paprec savoure le long bord bâbord amures où Sébastien Simon et Vincent Riou peuvent défendre leurs chances : « Le bateau a été dessiné autour de ses foils donc il est compliqué à barrer quand il est sur son mauvais côté, il lui manque clairement quelque chose ! Ca empêche d’être aérien et le bateau produit plus d’effort, ça travaille plus. Là c’est beaucoup plus sympa que les derniers jours car on fait plus de tribord amûres. Vivement le Pot-au-noir et l’hémisphère Sud ! » déclarait Sébastien à la vacation ce midi.

Quelques 300 milles plus au nord, les éléments ont enfin souri au groupe emmené par Maitre CoQ qui a bien négocié la dorsale et navigue déjà dans l’alizé. Loin de la tête de flotte, ces bateaux-là peuvent encore espérer rentrer dans les dix premiers à Salvador de Bahia. 

La mauvaise nouvelle du jour est tombée à midi. Hugo Boss prévenait la direction de course qu’ils venaient de percuter à 25 noeuds un OFNI. Heureusement, Alex Thomson et Neal Mc Donald n’ont rien mais le plan VPLP noir et rose est sérieusement endommagé. La quille n’est plus retenue que par son vérin hydraulique. Alex et Neal ont arrêté le bateau et cherchent actuellement une solution pour sécuriser Hugo Boss vers le port le plus proche, sans doute aux Canaries vue la position du foiler et l’orientation du vent…  Des informations ultérieures seront communiquées sur le site de la course.

 

Class40 : Au gré des bascules

C’est dans cette catégorie que les écarts sont plus faibles ce soir. Les cinq premiers se tiennent en 50 milles. Avec un retour du vent au nord-ouest, les bateaux décalés vers Madère comme Crosscall Chamonix Mont Blanc limitent la casse d’hier et Louis Duc avait la pêche ce midi à la vacation : « Hier on a ramassé par rapport à la tête de flotte mais l’anticyclone reprend de la vigueur donc ça nous profite aujourd’hui. En tous cas, c’est plutôt paradisiaque ! 15-18 au portant sous spi, ça glisse tout seul » La glisse, c’est ce que sont venus chercher tous ces tandems qui s’apprêtent à rentrer de plain-pied dans l’alizé demain. Une nouvelle course commence, alors que deux concurrents ont annoncé leur arrêt à Madère. Pour Equipe Voile Parkinson, remplacer le support d’hydrogénérateur s’annonce une formalité. En revanche, le changement de la bague de safran d’Eärendil, amarré depuis le début d’après-midi à la marina Quinta do lorde, sera plus complexe et aléatoire.



Plus tôt de matin du 3 novembre
 

Ce matin (dimanche 3 novembre 2019) vers 9h37 TU, alors qu'Alex Thomson et Neal McDonald à bord de HUGO BOSS naviguaient à 25 nœuds, ils ont touché un OFNI (objet flottant non identifié). À ce stade, on ne sait pas exactement ce qu'ils ont touché.

Après l'incident, Alex et Neal ont arrêté le bateau et effectué une inspection pour évaluer les dommages subis. Il a été constaté que la quille n’est plus attachée que par le vérin hydraulique.

En raison des dommages subis sur le bateau, la décision a été prise qu'Alex et Neal ne continueront pas la course. L'équipe Alex Thomson Racing travaille maintenant pour aider les skippers à mener le bateau dans le port le plus proche.

Alex et Neal sont actuellement en sécurité à l'intérieur du bateau et n'ont subi aucune blessure majeure.

Plus d’informations à suivre.
 

La flotte de la 14e Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre s’étire ce dimanche matin sur 1000 milles (1 852 km) du premier Multi50 Groupe GCA – Mille et un sourires au dernier Class40 Terre Exotique… Les plus rapides ont déjà la moitié de la course dans le tableau arrière et s’apprêtent à déborder l’archipel du cap Vert tout en cogitant sur la meilleure façon d’amadouer le Pot-au-noir. Ce gros tronçon de la Route du café, appelée Zone de Convergence Intertropicale, reste un endroit redouté des skippers qui subissent bien plus qu’ils ne maîtrisent les caprices du vent. A l’arrière, entre Madère et les Canaries, en route vers l’alizé tant désiré ! La dorsale se montre moins douloureuse que prévue avec toujours un peu de vent pour avancer. Derrière les leaders de chacune des classes (Groupe GCA – Mille et un sourires en Multi50, Charal en IMOCA et Crédit Mutuel en Class40), les duos cravachent sans relâche pour rattraper leur retard.


Class40 : quatre mousquetaires bien inspirés
Ian Lipinski et Adrien Hardy sur leur tout nouveau bateau au nez rond (Crédit Mutuel) impriment un rythme d’enfer et n’ont quasiment pas été ralentis par la dorsale au sud de Madère. 13 milles derrière, Leyton, Aïna Enfance & Avenir et Banque du Léman suivent le tempo. La flotte des 22 Class40 file bon train avec des vitesses à deux chiffres au compteur, dans le sillage des derniers IMOCA. Sous la nuit étoilée par des températures devenues clémentes, les skippers régatent à couteaux tirés mais profitent de ces grands moments de plaisir en mer. « C’est le bonheur depuis hier, on est en tee-shirt, ce sont des moments rares donc on profite à bloc ! Il y a eu un peu de lune en tout début de nuit puis plus rien donc là, ce ne sont que des étoiles, c’est magnifique ! » confiait tôt ce matin Ian Lipinski.

Multi50 : 130 milles de retard pour Solidaires En Peloton – ARSEP
Très décalé dans l’est après son passage au cœur de l’archipel canarien, le tandem Vauchel-Camus/Duthil a dû empanner plusieurs fois pour mettre de l’ouest dans sa route. Il a donc croisé derrière ses camarades de jeu et affiche un retard de 130 milles sur l’impérial Groupe GCA – Mille et un sourires qui se dirige tout droit vers le cap Vert. « Nous allons visiter les îles du cap Vert ! A priori, on va passer dans l’archipel puis nous obliquerons vers l’ouest pour attaquer le Pot-au-Noir » raconte Gilles Lamiré à la vacation du matin. Primonial est à 35 milles plus décalé dans l’ouest. Le jeu sera intéressant à suivre jusqu’au Pot-au-noir !

IMOCA : Banque Populaire dans le rétroviseur de Charal
Première nuit plus « tranquille » pour Charal en tête des Imoca malgré le sifflement continue des appendices dès que les 15 nœuds de vitesse sont dépassés. A ces allures portantes, pas de haute voltige pour les foilers, mais un coude à coude permanent avec les IMOCA à dérives. Banque Populaire réalise décidément un superbe parcours en deuxième position entre Charal et Apivia. Les stratégies se mettent en place mais pas de projection trop lointaine : « On prend les choses les unes après les autres. On va déjà négocier le cap Vert et ensuite on regardera le Pot-au-noir de plus près. Le Pot-au-noir n’est pas top en ce moment, on n’aimerait pas y être mais ça devrait s’arranger, on croise les doigts » expliquait Christopher Pratt ce matin. Dans le nord-ouest des Canaries, les retardataires reprennent des couleurs et le moral est au beau fixe. « Ce soir le matou est maté et nous sommes passés, en route vers un alizé tant désiré, et super affûtés pour aller jouer dans les pattes du prochain félin, le vrai Pot au Noir. » écrit Yannick Bestaven sur Maître CoQ à 140 milles de Pure, le dernier du premier groupe des IMOCA.

 



FLASH  INFO


 

Actuellement deuxièmes de la classe Multi50 de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre, Sébastien Rogues et Matthieu Souben font face à un problème d’énergie à bord du Multi50 Primonial. En accord avec leur équipe technique, ils ont pris la décision à 12 heures UTC de faire une escale technique à Mindelo pour effectuer des réparations. Une fois effectuées, ils repartiront pour finir la course et rejoindre Salvador de Bahia au Brésil.

 

 

Ce matin (dimanche 3 novembre 2019) vers 9h37 TU, alors qu'Alex Thomson et Neal McDonald à bord de HUGO BOSS naviguaient à 25 nœuds, ils ont touché un OFNI (objet flottant non identifié). À ce stade, on ne sait pas exactement ce qu'ils ont touché.

Après l'incident, Alex et Neal ont arrêté le bateau et effectué une inspection pour évaluer les dommages subis. Il a été constaté que la quille n’est plus attachée que par le vérin hydraulique.

En raison des dommages subis sur le bateau, la décision a été prise qu'Alex et Neal ne continueront pas la course. L'équipe Alex Thomson Racing travaille maintenant pour aider les skippers à mener le bateau dans le port le plus proche.

Alex et Neal sont actuellement en sécurité à l'intérieur du bateau et n'ont subi aucune blessure majeure.

Plus d’informations à suivre.


 

8ème JOUR de course : L'ACTUALITÉ DES EQUIPAGES

 

Bonjour à tous,

Une fois n'est pas coutume, cette petite chronique est écrite au Port de Quinta do Lorde à la pointe Est de l'Ile principale de Madeire. Comme vous avez vu, nous avons subi un ralentissement notable à 160 milles dans le nord de Madeire lorsque nous nous sommes brusquement rendus compte que la fixation haute du safran babord était brisée en deux avec la rotule du palier haut en mouvement à l'intérieur de la piece cassée. A l'allure de reaching que l'on faisait qui commencait à atteindre des vitesses sympatiques, impossible de continuer comme si de rien n'était. Faire la route après la rotation du vent à l'est sur le seul safran tribord était théoriquement possible mais risquée. Je vous laisse imaginer la déception alors que notre option ouest commençait à payer et que nous remontions doucement mais sûrement dans le classement, après un début de course où on avait essayé de prendre toutes les précautions possibles.

La seule décision possible était de s'arréter à Madeire en continuant sur le seul safran au vent réduisant la toile GV 2 ris et trinquette et ballasts pleins et voir entretemps si on pouvait recupérer la pièce dans un délai raisonnable ou faire des réparations sur la pièce brisée. Aprés quelques mails et appels en mer tous azimuts, on eu un gros coup de mou. Car que cela arrive est déjà un problème pas facile à régler, mais qand c'est un samedi, enchassé entre un jour férié et un Dimanche, bonjour les dégâts !

Nous sommes donc arrivés samedi matin à 8hUT dans cette petite marina bien sympa pour bateaux de voyage en route pour un tour des îles de l'Atlantique et des Antilles,.. sans solution.. malgré les conseils éclairés de Sam Manuard, joignable immédiatement. La DC nous avait donné quelques contacts à terre dans cette île que ni moi ni Pietro ne connaissions avant la circonstance présente. Ils étaient là à notre arrivée prêts à donner un coup de main, mais pas de l'ordre de soudures ou travail du métal. Les paysages ici sont à couper le souffle. L'île a vraiment l'air magnifique. Il faut voir le bon coté des choses ! En tous cas, à midi nous étions toujours sans solution et commençions à songer sérieusement à abandonner et toutes les implications : laisser le bateau à Madeire, le faire convoyer ensuite directement à Grenade aprés réparation différée,.. Et vers 14h, Pietro reçoit un sms de Ludo en route depuis La Trinité avec la pièce nous annonçant qu'il atterissait à Madeire à minuit le jour même. Nos contacts à terre en France avait organisé cela en quelques heures avec le chantier et dans le feu de l'action, nous n'avions pas checké le mail du bord. Branle-bas de combat : on a vite refait des routages pour verifier que cela valait le coup et qu'on arriverait bien avant la fermeture de la ligne. Il y a de l'air au départ de Madeire et sur le trajet jusqu'au Pot-au-noir. Donc a priori cela le fait. On a tout préparé pour le changement de férure, fait séché les fringues mouillées, verifié quelques autres trucs, sous-barbe,.. et pris une douche magnifique ! Les sanitaires ici sont du niveau des meilleures marinas britanniques (et Dieu sait que les Anglais savent vivre sous cet aspect !).

On en est là, regonflés à bloc d'espoir de repartir, à la mesure du choc éprouvé lors de la constatation du problème.  

J'en reste là à ce stade et vous dis la suite lors d'un prochain mail.

A plus

Catherine et Pietro



 

Vitesse et trajectoire incohérente ce matin, pas de souci ! Nous avons profité de la molle pour effectuer une réparation compliquée.

En effet, cela fait deux jours que nous n'avions plus d'infos vent à bord du bateau la faute à la petite pale de notre aérien qui s'était pétée on ne sait comment... En temps normal cela aurait déjà été très pénalisant mais cumulez cela au manque de connaissance que nous avons de notre tout nouveau bateau, vous comprendrez qu'il était impératif pour nous d'intervenir. Après réflexion, une escale à Madère nous a paru trop coûteuse en temps et cette machine de Simon s'est mis en tête de monter au mât en mer en profitant de la petite aile de mouette que nous devions faire dans la dorsale aujourd'hui. Ni une ni deux, il est monté ce matin, avec une petite platine découpée et tout l'attirail nécessaire, il a démonté l'aérien puis la pale cassée, l'a remplacée remis l'aérien à son poste et nous revoilà repartis avec des infos vent et un pilote que l'on peut programmer en fonction ! Une machine je vous dis !!!

Seul bémol, cette opération délicate nous a tellement occupé que nous n'avons pas réussi à exploiter la bascule comme il fallait, nos petits copains que nous avions tant pris de plaisir à rattraper ne nous ont pas fait l'amitié de nous attendre... Qu'à cela ne tienne, nous sommes à nouveau en mesure d'exploiter notre Banque du Léman à 100%, on arrive !

Valentin

 


Après un dernier empannage hier soir suite à un recalage dans l’Ouest, nous faisons route au sud sur le grand toboggan des Alizés. La mer est cabossée, le bateau va vite. C’est très excitant mais il faut sans cesse rester sur le qui-vive et la vie bord n’est pas facile.


 

« Bonjour Léo    Tu as bien dormi ? »
Léo est notre invité. Il est en quelque sorte notre mascotte. Jusqu'à présent, il a tout vécu de la course. Assis sur la table à carte, il affiche un sourire radieux. Je pense qu'il est heureux de nous voir remonter dans le classement. Il affichait ce même sourire indéflectible dans les moments difficiles, mais là c'était pour nous remonter le moral ! Comment vous décrire Léo? De petite taille, il a une allure d'enfant. Il est vêtu d'un pull rouge bien ajusté, d'un pantalon bleu  électrique à coupe droite et d'une paire de chaussure marron à lacet,. Il lève sa main droite comme pour nous dire "Bonjour, tu as bien dormi?" ou "Bonne nuit, tu es fatigué ! Il faut que tu ailles te coucher ! » C'est un compagnon fidèle.
De temps à autre Léo part se promener ! Il a interdiction d'aller dehors, beaucoup trop dangereux. On le retrouve fréquemment près du Campingaz à surveiller l'eau qui bout ou dans les réserves de nourriture les jours où il a faim.
Alors on le reconduit à la table à carte et on le rescotche sur la poignée du téléphone satellite.
Vous l'aurez compris, Léo est un dessin. Il nous a été offert par les enfants de la classe de primaire de Valérie. Ecole située à la Frenaye.
Merci les enfants de nous avoir confié Léo, on veille sur lui car nous avons à cœur, Martin et moi, de l'emmener au Brésil.
Bisous à tous !

 

Tout d'abord, je tiens à rassurer tous les gens qui suivent la progression de Made in Midi sur la cartographie. Tout va bien à bord. Nous n’avons rien cassé. Non, non ; il n’y a plus de vent au sud de Madère. Nous savions que ce serait un passage délicat mais nous n'avons pas réussi à éviter cet endroit .
En plus le vent n'a pas été conforme aux prévisions (et de loin) ce qui a rendu notre option Est catastrophique.
Sans compter le déficit de vitesse du bateau par rapport à nos concurrents disposant de nouvelles machine, la  journée d'hier n'a pas été bonne. Mais nous avons retrouvé du vent portant , du soleil et même la lune, que nous n'avions pas encore aperçu depuis notre départ du Havre.

Le vent est revenu. Nous attaquons la 2ème semaine de course, et le 2ème tronçon jusqu'au Pot-au-Noir. Descente que nous devrions faire exclusivement sous spi et j'espère que nous allons stopper l'hémorragie dans le classement


 

Une nouvelle course commence, changement de garde-robe, roulez les solents, envoyez les spis et gogogo!!!
Le rythme va être intense, on ne va pas se ménager, c'est maintenant que tout va se jouer, plus motivés que jamais, on ne va pas se laisser faire. Aussi vieux soit notre bateau, il en a encore sous le capot. Et je dois vous avouer quelque chose : on est mieux là qu'à terre. A nous les Alizées, au revoir les cirés!!!
Cette course est folle, vive la Transat Jacques Vabre Normandie le Havre:)

 

Tout va bien à bord de Water Family !

Je viens de prendre le quart en remplacement de Thom. On est bien fatigués ce soir...
Et pour cause:
Le passage de Madère ne fut pas si simple ! Même si les fichiers météo nous ont prévu un scénario parfait sur un bord, ce n'était pas le même cinéma dans la réalité. Le vent s'est mis à refuser à une cinquantaine de mille de Madère, on ne passe plus en un bord, on est dans un système bizarre avec pleins de grains de pluie... On évoque alors la solution de passer à l'est mais trop de risque de rester bloquer dans les dévents des hauts points culminants de l'île. On est alors contraint de faire un virement en travers de la route pour passer à l'ouest et on perd du temps précieux sur nos poursuivants... mais c'est ça aussi les aléas, ce n'est pas une science exacte.
Quelques temps plus tard on reçoit un appel de Sylvie de la DC qui s'étonne de notre trajectoire (juste pour souligner qu'ils passent nuit et jour du temps à scruter les routes des bateaux pour s'assurer d'aucune avarie ou problème).
Au passage de Madère, ça y est enfin on abat un peu et  le vent adonne ! ENFIN ! Le bateau revient à plat, plus de gîte scabreuse, maintenant place au surf avec le vent dans le dos ! Je peux vous dire que ça fait du bien !
AVARIE de grand GENNAKER :
Voulant être plutôt conservateur et toujours dans notre phase d'apprentissage, on envoie le grand gennaker, un peu plus petit et plus stable que le spi. Mais quelques heures plus tard, BAM, Thomas lève la tête, et on constate la voile déchirée... Cette voile n'aura pas beaucoup navigué avec nous mais elle en aura fait des milles avant nous !
Du coup hop c'est reparti, on roule, on affale et on décide d'envoyer le grand spi car les conditions sont bien maniables. On a envoyé qu'une seule fois cette voile à bord du bateau avec Nico pendant les essais. Elle est immense !
Nous voilà donc avec 3 changements de voile plus tard en route vers les alizés ! On devrait faire un empannage dans les heures qui suivent. Cap au sud, en route vers de belles glissades !!
Avec tout ça, on n’a pas eu beaucoup le temps de s'occuper de José, mais il va bien ! Il nous conseille de nous reposer un peu et il a bien raison, la route est encore longue !
A très bientôt


 

Les journées défilent  trop vite, je n'ai pas vu passer la semaine. Je crois que c’est dû à l'intensité de la semaine village transat, un départ de course hyper physique, du mauvais temps ou plutôt du gris du gris et encore du gris. Des quarts que l'on improvise plus que l'on ne les planifie. Des repas à l'arrache, j'ai même oublié de manger ce midi... et les heures bannette où tu ne sais même plus si tu dors...  Tout cela a de quoi perturber un peu l'horloge interne, non !?
C'était notre premier levé de soleil ce matin, à Mathieu et moi. Nous en avons rigolé. Bon pour les couchés de soleil, c'est pas encore ça... du gris du gris du gris. Après-midi sportive avec traversée d'un front rafales à  30. Génois et GV 1ris. On s'est bien fait rincer la gueule… de l'eau de l'eau de l'eau. Une de nos questions entre deux apnées était... à quelle vitesse viennent nous gifler tous  ces paquets de mer ? Je vous avoue que nous avons eu la flemme de calculer, mais il y a eu quelques gifles cinglantes.   
Là, il est une heure du matin et cela fait quelques heures que nous filons à 95 du vent réel, le" gitomêtre" redevient plus sage, ça glisse enfin. Peut-être que demain ce sera glissades avec levé, journée et couché de soleil, qui sait !?


 

Madère à-travers de la piste !
Deux jours de reaching vers le sud. C’est cool de laisser la grisaille et une bonne partie de l'humidité derrière nous. Les bottes sont remplacées par des Crocs et les cirés rangés. On est passé assez près de Madère c’était sympa ! Mais il a quand même fallu décider de quel côté la laisser cette île qui se trouvait pile sur notre route. Au final on est passé par l’ouest comme les copains. On a dû sortir notre matlin, qui en réalité s’appelle A2 du bateau, vu qu'il était temps de hisser un spi de nouveau. Agréable de naviguer un peu plus à plat ! Le cap reste au sud mais cette fois va falloir placer quelques empannages pour y arriver.


 

Si on bricolait plus souvent, on aurait moins la tête aux bêtises.
C'est vrai ça. Les vertus du travail manuel sont multiples et entre autre il est toujours gratifiant de bricoler ou de réparer quelque chose, on n'a pas l'impression de perdre son temps, même si ça en fait perdre pas mal quand on est en course. Hier soir, à l'heure de l'apéro (je plaisante...),alors que l'on s'apprêtait à profiter d'un beau coucher de soleil, le premier depuis le départ, nous avons entendu un "schtonk" assez fort qui nous signalait que quelque chose de pas très normal venait de se passer. En effet, la "ficelle" qui tient l'amure de gennaker (la pointe en bas de la grande voile d'avant qui est accrochée au bout-dehors), venait de rendre l'âme, et ça, c'est effectivement pas normal.
Ou plutôt si, étant donné que c'est un bout qui avait été neuf il y déjà un certain temps, c'est plutôt normal qu'il ait décidé de rendre l'âme. Ou plutôt il a rendu la gaine étant donné que c'est la couverture extérieure de la ficelle, la gaine, qui a lâché, cuite par les UV. Heureusement, comme nous sentions le coup venir nous avions mis une sécurité et nous avons évité le gros pépin, à savoir la voile qui se détache carrément de l'avant et qui se retrouve en drapeau. Notre gréement courant est bien fatigué. Nous avons changé ce que l'on a pu, mais nous avons encore de quoi nous occuper l'hiver en matelotage.
Aussi, je ne sais pas pourquoi, c'est toujours le truc qui se passe au moment où la nuit tombe, ou en tous cas quand il fait noir. Résultat, nous avons passé un petit moment à l'avant et Miranda a même dû aller faire un petit tour d'équilibriste en extrémité de bout dehors.
Tout c'est très bien passé et 3 heures après nous étions opérationnels à nouveau. Par contre, c'est à ce moment-là que le vent nous a lâchés et pour l'instant la nuit est aussi calme que la vitesse du bateau est faible. Mais il y a un beau ciel étoilé et il fait doux. Comme quoi on ne peut pas tout avoir. L'important est de savoir apprécier les bons moments et même si une transat est une course, c'est d'abord un beau voyage et on loupe certainement quelque chose d'important si l'on ne voit que la compétition et le résultat.
Nous allons passer au niveau des Canaries aujourd'hui. Difficile avec le vent de savoir exactement quelle va être notre trajectoire, donc je ne sais si on verra des iles ou pas. Nous vous raconterons demain.


 

Hello la terre !

C'est quand même mieux comme çà ! Edenred glisse de surf en surf ! Sous code, GV 1 ris et trinquette, on est ballasté à bloc et matossé jusqu’à la petite cuillère ! On ne peut pas plus ! Le bateau a fait quelques plantés mais dans l'ensemble il va vite ! le cockpit s'est transformé en baignoire, cirés étanches Musto obligatoires. Avec Basile, on aime bien çà, alors on ne mollit pas ! Le grand jeu est de regarder avec attention chaque classement pour savoir qui va plus vite et pourquoi ! Hier midi, on s'est fait le luxe d'un bon repas, pâtes avec du jambon de pays et du fromage, top ! En même temps c'est le week-end, il faut savoir savourer de temps en temps... On arrive bien à se reposer et au bout d'une semaine, nous n'avons pas accumulé trop de fatigue, cette nuit le ciel est très sympa, on distingue bien les étoiles. Edenred est à ce jour encore à 100% de son potentiel et on compte bien l'exploiter !!
Les Edenred's Boys

 


 

Hello la terre, petit mot de la nuit depuis Maitre CoQ. Nous glissons doucement sous un ciel étoilé, et le bateau m'a dit "vas au bureau leur écrire un mot, ca fait longtemps, tu exagères" . J'ai dit "Ok c'est toi le patron". Alors me voilà le clavier sur les genoux, avec ma petite lampe frontale, pour vous conter l'actualité des gars de l'Ouest.

Pour revenir sur l'écriture, il faut bien avouer que côté communication, rien ne vaut une bonne petite option Sud : bateau à plat, rien qui ne valdingue au bureau, bref rien à voir avec une option ouest qui vous remue le mobilier et vous fait sécher les cours du soir parce que... c'est difficile et voilà tout. Mais revenons à nos moutons et voici en quelques mots la journée qui vient de se dérouler : un entraînement au Pot-au-noir. Passer l'axe de cet anticyclone a été une bonne grosse corvée. Deja parce qu'on y laisse un bon paquet d'énergie a régler, déplacer les poids, changer de voile, et quand c'est fini on recommence... Mais ça, c'est le job. Le côté pervers, c'est quand ce gros chat d'anticyclone veut jouer avec vous, petite souris, et vous fait croire dix fois que vous êtes passés avant de vous remettre sa grosse patte dessus en faisant tomber le vent. Ce soir le matou est mâté et nous sommes passés, en route vers un alizé tant désiré, et super affûtés pour aller jouer dans les pattes du prochain félin, le vrai Pot-au-noir.
Je vous laisse le bateau m'appelle. Il a l'air content.

Yannick



 

En route maintenant dans les alizés ! 

Ca a été un peu laborieux ces dernières 24h : une bascule de vent et de la pression qui se sont faites un peu attendre : cela a profité aux bateaux plus au nord, donc le gain dans l'ouest en attendant ce nouveau vent était profitable...

Les prochaines 24 heures ne devraient pas être violentes, mais au portant : gestion des dévents de Madère, passage des Canaries, avant de glisser définitivement sous l'anticyclone qui va nous regonfler l'alizé !

Petite panne électronique ce matin (tout en rideau) mais, étonnamment, c’est arrivé à un moment où la gestion du problème était simple : de jour, encore sans voile de portant, des conditions maniables... D'habitude, ce genre de panne arrive plutôt au moment le pire ! 

Après une bonne heure d'investigations et de tests, on a trouvé le fautif : un disjoncteur qui s'envoyait en l'air, mais sans sauter ! Il a été remplacé par celui du pilote de secours : tout est rentré dans l'ordre.

Le sac des desserts commencent à se vider rapidement, il va peut-être falloir négocier avec Alexia et Joan juste devant nous ! C’est notre motivation pour accélérer ! :-)

Bon dimanche ! 

Louis, Aurélien

 

CLASSEMENT  CLASS40  du  3 novembre à 16H00



 

CLASSEMENT  IMOCA  du  3 novembre à 16H00



 

CLASSEMENT  MULTI50  du  3 novembre à 16H00

 

Michel Lecomte - Transat Jacques Vabre

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