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BREST ATLANTIQUES 22 novembre 2019 : plus que 3 Ultimes en course après l'abandon de Sodebo resté à Cape Town après expertise des dégâts @Batlantiques @GitanaTeam @trimaranMACIF @Sodebo_Voile @TeamActualeader

| Reportage | [Sport] Voile | Brest Atlantique 2019 | Vu 9366 fois
[Brest Atlantiques] Vidéo N°16598

En escale au Cap depuis jeudi, Thomas Coville et Jean-Luc Nélias ont annoncé ce vendredi leur décision de ne pas poursuivre « Brest Atlantiques », Sodebo Ultim 3, endommagé dans l’Atlantique Sud, ne pouvant pas repartir en toute sécurité. En tête de la flotte, le Maxi Edmond de Rothschild poursuit sa remontée le long du désert namibien, 300 milles devant le trimaran MACIF et Actual Leader.

Au lendemain de leur arrêt au Cap, Thomas Coville et Jean-Luc Nélias, en accord avec leur partenaire Sodebo, ont annoncé ce vendredi leur décision d’abandonner sur « Brest Atlantiques ». Sodebo Ultim 3 avait été victime d’un choc violent avec un objet flottant non-identifié peu avant d’arriver dans les quarantièmes, provoquant la casse du safran tribord. Ce dernier avait alors, à son tour, abîmé l'arrière du flotteur, qui a fini par céder, conduisant les deux skippers, et le media man Martin Keruzoré, à faire escale au Cap, où les a rejoints une partie de l’équipe technique du Team Sodebo, qui a passé le trimaran au peigne fin.

La suite, c’est Thomas Coville qui la raconte dans le communiqué envoyé par Sodebo : « Avant de reprendre la longue remontée pour terminer « Brest Atlantiques », on voulait s’assurer que le bateau était intègre. En investiguant plus profondément, on a découvert que le foil tribord avait aussi été impacté. Cela nous empêche de continuer en toute sécurité, dans les performances dignes de « Brest Atlantiques » et de ce que nous avions fait jusqu’à présent. La course est partie fort, dans des conditions très musclées pour un bateau neuf et nous avons réussi à faire toute la descente au corps à corps avec les meilleurs. A Rio, après les escales de MACIF et du Maxi Edmond de Rothschild, nous passons en tête. Toute la course se déroule bien, jusqu’à ce choc violent qui nous a handicapés. Sur une première année et sur une première course, on a beaucoup appris. C’était une course à forts rebondissements, mais elle a mérité d’être une grande course. C’est une grande frustration de devoir abandonner. Nous allons ramener le bateau en équipage pour des raisons de sécurité et pour que le programme continue. On est en train de construire quelque chose de grand avec ces bateaux et ce n’est que le début. Bon vent à tous ceux qui continuent. »

Ils sont en effet trois à poursuivre après 17 jours de mer, avec une régate qui bat son plein le long du désert namibien, que le trimaran MACIF (François Gabart/Gwénolé Gahinet) et Actual Leader (Yves Le Blevec/Alex Pella), qui ont passé une bonne partie de la journée de vendredi à se voir, ont frôlé, à la plus grande joie des marins : « On vient de se faire un bord magique devant les plages de Namibie, c’est incroyable, on est dans des endroits où personne ne vient jamais », a ainsi raconté Yves Le Blevec à la vacation hebdomadaire organisée depuis la Maison de la Bretagne, au pied de la Tour Montparnasse. François Gabart était dans le même état contemplatif : « C’est assez impressionnant, c’est un coin qu’on ne connaît pas très bien, on se retrouve à longer les cailloux à moins d’un mille, c’est d’une beauté extraordinaire, avec des dunes de sable qui partent dans les montagnes. Il n’y a pas beaucoup de personnes sur la plage, c’est le désert, par contre, il y a des baleines et du monde dans l’eau. »

En tête de la flotte, le Maxi Edmond de Rothschild comptait, ce vendredi à 16h, 298 et 301 milles d’avance sur le trimaran MACIF et Actual Leader, un matelas intéressant, même si l’incertitude de la météo dans les jours à venir ne garantit rien au duo Franck Cammas/Charles Caudrelier, comme l’a confié ce dernier à la vacation : « Il y a une zone sans vent le long des côtes africaines qui forme un triangle et dont la pointe est vers l’ouest. En général, on essaie de passer à la pointe, mais ça veut dire rallonger la distance énormément, c’est tout le dilemme. Et l’attaque la plus sévère que peuvent porter à un moment nos camarades, c’est de se dire qu’on a été trop loin et du coup de couper. Et si on va trop loin dans l’ouest, ces 300 milles d’avance, on peut les perdre. Pour l’instant, je pense que tout le monde va avoir à peu près la même stratégie vers l’ouest, parce qu’il n’y a pas du tout de vent dans l’est, mais toute la question est de savoir jusqu’où aller. C’est la grande question et je n’ai pas la réponse. » Nous non plus…


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