Aviation Civile : Comment éviter un Crash après avoir perdu accidentellement le carburant d'un avion

| Michel Lecomte - Journaliste | Aviation | Alerte  Vu 11555 fois
Article N°23389

Aviation Civile : Comment éviter un Crash après avoir perdu accidentellement le carburant d'un avion

Rendez-vous avec la chance

Une petite histoire que Laurent ne voulait pas raconter mais après quelques semaines il s'est dit que cela pourrait quand même être utile pour les pilotes qu'il connait moins ...

Ext Nuit Los Angeles
Laurent est seul dans cet Aeronca de 1949, il traverse la ville de long en large à 1000 ft sol depuis un peu plus de deux heures, le soleil s’est couché depuis une vingtaine de minutes sur les montagnes au nord de Malibu , il aurait pu continuer encore un peu et longer la côte sur le PCH mais va savoir pourquoi une petite voix insiste pour faire demi-tour maintenant ...
repassant sur Santa Monica puis Hollywood l’aeronca transite désormais verticale Burbank airport après deux heures quinze de vol, il doit donc rester à peu près 1h45 d’essence à bord même si les jauges plastique changées il y a deux ans sont devenues totalement opaques , verticale le freeway 5 , en dessous une longue ligne de lumières rouges immobiles longe une autre de phares , à 19h30 à Los Angeles ce sont les rush-hours.

"Tout à coup SILENCE, le moteur s’arrête net sans aucun signe précurseur , l’hélice figée dans la lumière du phare...réchauffe carbu tirée mais rien, je mets direct le cap sur la tour de contrôle de Whiteman indiqué par un puissant gyrophare blanc qui est à droite , sans savoir si j’aurai assez de finesse (1000 ft sol) ...pas le temps de faire autre chose que gérer l’urgence, la punition n’est pas loin..."



"Coup de bol avec une marge inexistante je me pose et dégage la piste sur mon élan ...à la tour j’avais annoncé « N95B deadstick landing deadstick landing » , et le contrôleur avait répondu « clear to land runway 12, 95B »
Finalement personne sauf le pilote d’un Luscombe ne saura que je viens de me poser avec un avion en panne d’essence..."





Explication : le joint du réservoir endommagé avait provoqué un siphonnage du réservoir supérieur (une soixantaine de litres) , invisible depuis le cockpit ...












"Cette nuit là je dors très bien (je venais de me faire un vol CDG-LAX) , mais le lendemain matin je réalise...

voilà, si cela peut servir ..."


Merci à Laurent car cette information est valable pour tous les pilotes qui utilisent des Ailes Hautes et qui bien sur ne contrôlent jamais l'état des joints de bouchons de réservoirs.

Michel Lecomte

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