Pourquoi les jeunes générations, les freelances ne veulent pas de l'entreprise du futur ?

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Article N°19293

Pourquoi les jeunes générations, les freelances ne veulent pas de l'entreprise du futur ?

Hier à Lyon, à la cité internationale,  plusieurs milliers de dirigeants d’entreprise, près de 3000, (dans la grande salle 3000 qui n'était pas totalement pleine), se sont retrouvés pour participer à la 3e édition du congrès de l'Entreprise du futur.

Avec une question en tête : comment intégrer et se faire approprier par toutes les générations l'ensemble des technologies du présent et du futur ?

Selon le tout nouveau baromètre Segeco présenté par son PDG, Jean Loup Rogé, près d’un dirigeant sur deux affirme que « l’impact du digital sur leur activité ne sera pas majeur d’ici cinq ans » et 87% des dirigeants sondés ne font de la transformation digitale « une priorité stratégique pour leur entreprise ».
 
L'entreprise après avoir longtemps placé comme priorité l’effort d’innovation sur ce que nous faisons (les produits), nous allons devoir placer à priorité égale l’effort d’innovation managériale et de recrutement sur comment nous le faisons (nos process, notre culture, nos valeurs...).

Car j'ai eu le sentiment lors de cette journée que la route est encore longue à raccorder les différentes générations sur une vision commune de l' entreprise du futur.


La génération très dynamique de l'écosystème web lyonnais composés de milliers de jeunes de Lyon de la Cuisine du Web, des centaines de professionnels et passionnés du numérique de diverses fillières ( Blockchain, développement web, Arts numérique, Design … ) et profils ( Indépendants, Chercheurs, Entrepreneurs … ) de geeks des bricodeurs, et du Blendwebmix n'étaient pas présents ni sur le salon, ni sur les réseaux sociaux.
 
Peut être n'étaient ils pas là pour entendre parler des patrons de Michelin, ou de Citroen...

Aucun blogueur influent, influenceur ni réseauteur connus n'ont twittés ni retwittés hier.  Est-ce un signe de défi, de rejet, de désaccord ?
 
Beaucoup n'étaient même pas invité, d'autres n'ont pas pu s'inscrire malgré leur demande, y compris avant que les inscriptions soient closes. Seules 4 écoles étaient présentes comme le 101, et Epitech (mais les étudiants ne sont peut être pas venu spontanément.)

C'est un signe (il me semble) qui ne trompe pas, de deux mondes qui se méfient, qui se défient peut être également.

Cette culture de l' "entre soi" que cette nouvelle génération rejette (et j'ai un fils comme cela, très geek) 
 
Il semble que ces nouvelles générations optent pour un "écosystème de production du futur plus agile, plus frugal, plus ouvert, plus libre" plutôt que l'idée de "l'entreprise du futur" imaginé par des dirigeants quinquagénaires du MEDEF, avec des manières de voir et de diriger d'hier, à laquelle elles n'adhèrent pas (modes de recrutement, CDI, plan de carrière) préférant leur indépendance (du monde du web graphistes, développeurs...), et donner un autre sens à leur vie, à voyager, à leur impérative nécessité de liberté dans un "écosystème"d'indépendant assurant la production du futur.
 
Ce qui explique que 83% des entreprises ont du mal à recruter et que de nombreux jeunes diplômés s'exilent.
 
Alors pourquoi continuer à construire des murs, voire des cloisons plutôt que des ponts entre les générations ?

Pourtant avec l'invasion des Gafa, des pans de murs entiers s'effondrent.

C'est une modeste réflexion et humble questionnement. A méditer.

Qu'en pensez vous ?

Olivier LUISETTI

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