16ème jour Transat Jacques VABRE 2019: les IMOCA arrivent en force en  attendant les Classe40 attendu pour jeudi @TransatJV_fr

| Michel Lecomte - Journaliste | Voile | Transat Jacques VABRE 2019  Vu 10311 fois
Article N°23423

16ème jour Transat Jacques VABRE 2019: les IMOCA arrivent en force en attendant les Classe40 attendu pour jeudi @TransatJV_fr

La marina de Salvador de Bahia commence à bien se remplir avec trois Multi50 et treize IMOCA amarrés depuis ce matin sous le soleil brésilien. Corum L’Epargne a conclu ce midi une première salve d’arrivées et Groupe Apicil, attendu dans la soirée, va en lancer une nouvelle.

La bataille continue de battre son plein, notamment en Class40. La flotte s’étire sur plus de 1000 milles, à cheval sur l’équateur. Et c’est le statu quo en tête dans un alizé qui peine à basculer.


 

IMOCA : Deuxième rideau

A 12 h 41 (française), Corum L’Epargne franchissait la ligne, clôturant 24 heures de folie dans la marina de Salvador de Bahia. Toute la journée d’hier et cette nuit, les plus rapides des IMOCA se sont succédés, avec parfois des écarts infimes. Les skippers refont leur course, décortiquent leurs traces, se chambrent parfois et une chose est sûre, la caïpirinha délie toujours aussi bien les langues !

L’après-midi annonce une pause bienvenue, en attendant Groupe Apicil. Au contact avec Corum L’ Epargne toute la première partie de la course, Damien Seguin et Yoann Richomme ont payé un lourd tribut dans le Pot-au-noir, comme l’expliquait ce midi Jean Le Cam à son arrivée : « Ce sont eux qui ont cotisé le plus. On était à 5 milles d’écart, on est parti, ils sont restés coincés. Tu es dans un système où les événements se déplacent à toute vitesse et toi, tu ne bouges plus…» L’arrivée à Salvador de Bahia de Jean Le Cam et Nicolas Troussel n’engendrait ni la mélancolie ni la frustration même si pour le duo, cette édition de la Route du café acte une classe IMOCA à deux têtes :

« Il y a une vraie scission entre les bateaux à dérives et les foils. Maintenant, c’est acté. C’est comme si tu mettais un 40 pieds contre un 60 pieds. Ces bateaux à dérives forment presque une nouvelle classe qui est en train de se créer, les choses se font naturellement. Il va falloir leur trouver un nom ! »

Groupe Apicil déclenchera la nuit prochaine une nouvelle salve d’arrivées de la 13ème à la 22ème place, pour 9 bateaux qui naviguent à la queue leu-leu le long des côtes brésiliennes. L’alizé y est propice à des glissades contrôlées sur mer plate mais ses variations devront être bien interprétées par ceux qui sont au coude à coude. C’est le cas de V and B - Mayenne et Prysmian, distants de seulement 6 petits milles. « On a fait un bord magique cette nuit sous code zéro et sur mer plate, bien éclairés par la lune, ça allait très vite. Là, on peaufine et il ne va rien falloir lâcher jusqu’à la ligne» racontait ce matin Maxime Sorel d’une voix claire à la vacation. Après leur arrêt brestois en début de course, V and B – Mayenne 16ème ce matin fait d’ors et déjà partie des belles histoires de cette 14ème Transat Jacques Vabre, auteur d’une remontada, certes moins impressionnante que celle d’Advens for Cybersecurity, mais qui en dit long sur la motivation et le savoir faire de son équipage.

 

Class40 : Toujours au près…

C’est le statu quo chez les Class40 en tête de flotte qui évoluent toujours au près vers Recife. « Nous avons 20-25 nœuds, c’est très humide comme navigation. Le podium est figé mais il faut rester concentré, studieux pour ne rien laisser passer. Le problème, c’est que l’alizé a l’air de rester très sud et qu’on ne va pas tant ouvrir les écoutes que ça ». Toujours en tête, avec un matelas de 64 milles sur Leyton, Crédit Mutuel est encore à plus de 600 milles de l’arrivée qu’il ne devrait pas atteindre avant jeudi soir.

Au pied du podium virtuel, une belle bagarre se joue toujours entre quatre bateaux : Crosscall Chamonix Mont Blanc, Made in Midi, Linkt et Banque du Léman se tiennent en moins de 40 milles avec plus de 70 milles de décalage latéral, une donnée capitale, surtout si le vent n’adonne que peu sur la fin du parcours.

Dans l’hémisphère nord, Terre Exotique ferme toujours la marche : « On cherche à faire de l’ouest car on est trop décalés vers l’Afrique » déplorait ce matin à la vacation Erwann de Kerros. « Mais tout va bien à bord, il fait grand beau, on a encore de l’eau et de la nourriture et le bateau glisse sous spi » C’est tant mieux car la route est encore longue pour le premier exemplaire des Class40 lancé en 2004 : 1700 milles le séparaient encore de Salvador de Bahia au classement de midi.
 

Chaises musicales…

Plusieurs pénalités pourraient modifier le classement des IMOCA actuellement amarrés à Salvador de Bahia. Bureau Vallée qui a été victime d’une rupture de plomb a écopé d’une pénalité d’1 heure 30, il rétrograde donc à la dixième place. De son côté, Advens for Cybersecurity a oublié de respecter la dernière marque de parcours à l’entrée de la Baie de Tous les Saints. Le jury international va se réunir demain pour décider de la pénalité attribuée mais compte tenu du très faible écart avec 11th Hour Racing, (moins de 15 minutes), Thomas Ruyant et Antoine Koch pourraient perdre leur quatrième place.

Pour rappel, PRB, 11th Hour Racing et Newrest Art & Fenêtres avaient également été pénalisés d’1 heure 30 pour rupture de plomb mais avaient effectué leur réparation pendant la course.
 


 

Bonjour à tous. Tout va bien à bord d'Eärendil. Nous sommes 2° 18 Nord et 28° 25 ouest, à environ 600 milles du Brésil. Il semble que nous soyons sortis du Pot-au-noir ce matin. Nous faisons maintenant route directe vers Salvador dans les alizés sud à75° du vent sous Solent et GV haute dans 15 à 20 nœuds de vent depuis 3 bonnes heures maintenant. Nous avons une mer assez agitée dans le 3/4 avant, ce qui est assez inconfortable car le bateau tape fort en s'abattant derrière les plus grosses vagues. Je ne sais pas si je pourrais écrire longtemps car c'est difficile dans ces conditions. En plus les fichiers annoncent ce régime pour toute la traversée restante jusqu’au Brésil. Cela nous arrange parce que nous n'avons pas de Gennak et nos concurrents ne pourront pas se servir du leur dans cet angle de vent. Je regrette un peu parce que ça va taper comme ça pendant les 3 prochains jours. Mais on verra car il suffit d'une orientation un peu différente de la houle et/ou de 10° de shift du vent pour changer totalement le confort à bord.

Le Pot-au-noir (zone de convergence intertropicale) aura finalement été clément avec nous. Nous avons été très peu ralentis et nous avons croisé le chemin de quelques gros grains qui nous ont offert un coup de booster par rapport à nos petits camarades. On a un peu été dévié de notre trajectoire avec le shift du vent dans les grains. En tous cas, cela nous a permis de passer A chacun son Everest et JB Daramy et on est sur les talons de Mathieu et Christophe. Avec cette allure de bon train, si elle se concrétise, nous retrouvons des ambitions. Mais Thibaut Hector est bien placé pour ouvrir un peu et aller plus vite. Edenred, à l'inverse, est très ouest et cela pourrait le ralentir pas mal. Ce dernier est quand même à plus de 10 milles de nous et il reste 1100 milles jusqu'à l'arrivée. A suivre.

Sinon, depuis qu'on est sorti du Pot, il fait plutôt soleil et de plus en plus chaud. On pêche littéralement toutes les nuits avec les poissons volants qui s'invitent à bord. Ils se débattent comme des malades une fois sur le pont. C’est comme cela qu'on sait qu'ils sont là d'ailleurs. Il y en a même un qui a réussi le tour de force de se retrouver dans un des tunnels de manœuvres. Il a fallu le sortir de là, sinon merci l'odeur ! Il y a également quelques goélands qui tournoient parfois autour du bateau en quête d'en savoir plus à notre propos. Ils battent rarement de leurs immenses ailes : le vent et quelques modifications de voilure leur font raser les vagues ou remonter de 2 ou 3 hauteurs de bateau sans effort apparent.
Voilà j'en reste là.
A demain.

 

Bienvenus au pays des grains !

Ca y est, c'est terminé les longues glissades "tranquilles", avec un vent à peu près stable et une ambiance short-tee-shirt "presque" détendue (sans oublier le couteau ou plutôt l'écoute entre les dents que l'on n’a pas lâchée depuis le départ, oh non...). Mais voilà, depuis hier le décor a bien changé, nous avons ré-enfilé  nos cirés pour la première fois depuis plusieurs jours car le thème du moment c'est "Tahiti Douche". Nous voilà aux "portes de l'enfer" ou par son petit nom " zone de convergence inter tropicale." Bref un nom barbare que l'on appelle aussi : Pot-au-noir, ce n’est pas mieux... Soit la transition entre l'hémisphère Nord et l'hémisphère Sud. Et bien je peux vous dire qu'ici il se passe des choses étranges... L'ambiance est un peu fantomatique, lugubre, le ciel est chargé de grosses masses nuageuses, comme s’il allait nous tomber sur la tête, l'air est humide, poisseux, il fait lourd. Vous l'aurez compris ce n'est pas très funky et ce n'est que le début, encore 250 milles dans cette drôle de région. Mais malgré des grains à 30 nœuds nous n'avons pas à nous plaindre car au moins pour le moment on avance... Nous avons failli nous arracher les cheveux avec la stratégie météo tant le passage de cette zone est complexe, mais vu que je tiens à mes cheveux et bien on fait plus ou moins route la plus courte car rien n'est fiable sur les fichiers météo, ce sont les effets locaux qui dominent la situation. On avance, le plus vite possible, tête baissée ! Que les dieux soient avec nous, non de Zeus !


 

Nicolas : On est content d’arriver, merci pour l’accueil ! On a passé une transat plutôt sympathique avec Jean. On s’est battu avec nos armes et on est arrivé à mettre des bateaux plus récents derrière. On s’est découvert avec Jean et notre binôme a bien marché. Après, personnellement, c’est un bout de la qualification pour le Vendée Globe ce qui n’est pas anodin. C’est aussi un podium dans la course des bateaux à dérives. Et puis sur l’eau, on s’est bien battu, on a fait de belles choses. J’espère que la course était bien à vivre de l’extérieur.

Jean  : Le Pot au Noir nous a ralenti mais c’est Apicil qui a le plus cotisé. On était ensemble à 5 milles, on est parti, ils sont restés coincés. Si tu veux avoir une synthèse du Pot-au-noir, tu vas voir Jérémie Beyou. Pour eux,, c’était hyper dur alors qu’ils avaient survolé la course. Il y avait Charal et les autres

Cette course finalement nous a appris qu’il ya une réelle scission entre nos bateaux à dérives et les foilers. Depuis le Pot-au-noir, on voit des bateaux qui naviguent à 2 noeuds de plus, tu nepeux rien faire. Tu peux border ton foc, faire ceci ou faire celà, c’est comme si tu avais un 40 pieds contre un 60 pieds. Je ne sais pas comment on va appeler cette nouvelle classe finalement. Les choses se font naturellemnt. 

Il n’y a pas de frustration , mais quand un mec te double dans la nuit à deux noeuds plus vite, tu as un peu les "golden" ! Entre nous et les vieux foilers, il y a 2 noeuds et entre ceux-là et les nouveaux, il y a encore 2 noeuds. Donc, le vrai différentiel, il est de 4 noeuds. C'est considérable !

Nicolas : Un truc qui m’a plu, c’est que tous les bateaux qui me faisaient rêver lorsque j’étais gamin, les Jet Services, les Fleury Michon,  Jean a navigué sur tous. Donc c’était génial, parce qu’il me racontait ça et c’était aussi un moment incroyable de la course au large en plein développement, comme en IMOCA aujourd’hui  avec les foils. Alors parfois, je me risquais à une petit une question sur mes idoles !

Jean : Avec Nicolas, on s’est très bien entendu, c’était bien. Et puis, son projet, c’est super, parce que ça va me donner l’occasion de poser le pied sur un foiler. Je vais être invité car comme on n’est plus dans la même classe, on n’est plus concurrent. Et quand tu n’es plus concurrent, les gens t’invitent ! 




 

Dernier message du bord sur cette Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre.
C’est presque l’heure du bilan de cette course. Nous sommes en train de longer les côtes du Brésil à plus de 19nd de vitesse bateau sur une mer plate. On guette attentivement le danger qu’il peut y avoir dehors. On a un bateau à foils à nos trousses que l’on a réussi à doubler hier soir, c’est le bateau qui gagne la TJV 2017.
Ce bord me remémore plein de souvenirs, ça me replonge vers 2017 en Class40 avec le mano a mano incroyable jusqu’à la dernière minute.
Un projet de course au large c’est énormément d’énergie à mettre en œuvre afin d’être au départ d’une course, tellement d’heures de préparation, tellement d’exigence à la fois à terre et sur l’eau, c’est beaucoup de tension dans l’équipe autant en communication qu’en technique car chacun souhaite donner le meilleur de lui-même, mais c’est tout cela qui procure ces émotions uniques.
L’émotion que j’ai pu vivre lors de cette victoire en 2017 était vraiment spéciale car chaque course est unique. C’était la concrétisation de plusieurs années de travail avec des hauts et des bas et c’est surtout la manière dont on est allé chercher cette victoire. Demandez à ceux qui étaient présents à l’arrivée dans la Baie de tous les Saints l’énergie qu’il y avait sur la ligne!

Aujourd’hui c’est une nouvelle aventure en Imoca qui a commencé depuis bientôt un an et je m’apprête à aller faire quelque chose que j’ai parfois du mal à réaliser alors que j’en parle quotidiennement avec décontraction. Le tour du monde en solitaire sans escale et sans assistance.  
J’aime la compétition Guillaume aussi et au vu de nos résultats de l’année (en solo ou en double) on pouvait s’amuser à dire au l’on aurait aimé être sur le podium des bateaux à dérives. L’histoire de la course en aura décidé  autrement, arrêt au stand à Brest qui finalement nous coûte 14h (entre l’aller/retour et le stop à quai).
Je souhaite d’ailleurs remercier l’équipe technique une nouvelle fois qui a été remarquable et impressionnante d’efficacité (bravo les gars : Gurloës, Damien, Thomas, Endelvy, Arnaud).
On est reparti de cet arrêt un peu abasourdi, c’était pour moi la première fois que cela arrivait. On ne savait pas vraiment si on allait pouvoir repartir d’ailleurs car la pièce que l’on a changée était structurelle du mat et nous n’étions pas complètement certains que cela était compatible. On avait beaucoup de retard sur nos concurrents mais surtout notre option route initialement prévue n’était plus d’actualité il fallait repenser la stratégie globale.
Il y avait un léger doute qui planait sur la pièce que l’on avait changée à Brest  mais j’ai très vite fait le vide là-dessus.
Il a fallu aller se poser un peu afin de redéfinir la nouvelle histoire à écrire sur cette course. L’envie était là aucun doute ! J’ai la chance d’avoir des partenaires (V and B, Mayenne et les partenaires du club Sailing Together) qui me soutiennent dans ce que je fais et peu importe, ce qui se passe, sont toujours riches d’encouragements et très compréhensifs. La course au large est un sport mécanique avec en plein d’autres paramètres qui peuvent changer le cours d’une histoire de course, mais finalement c’est un peu comme la vie d’une entreprise, d’un département, qui doit se battre au quotidien et faire avec les aléas pour avancer, maintenir le cap dans le but de toucher l’horizon...
J’ai aussi la chance et une grande fierté d’être parrain de l’association Vaincre la Mucoviscidose et ça je peux vous dire que question envie et énergie c’est l’une de mes plus grandes motivations. Je profite de l’occasion d’ailleurs pour remercier de nouveau Paul Fontaine d’avoir accepté d’être parrain du bateau et de me donner tant d’énergie à chaque fois que je suis en sa présence.

On aura donc bien remonté les manches sur cette 14ème édition de la Route du café afin de tenter de recoller nos petits camarades et revenir dans le match. L’objectif était aussi de valider le travail de préparation du bateau et donc d’arriver avec un bateau en bon état à Salvador. Il reste un peu moins de 150 nm mais jusque-là le bateau est en super état et pourtant on aura cravaché le dragon !! J’ai emmagasiné encore plus d’expérience avec la machine, on a vu pleins de points d’amélioration en terme d’ergonomie et vie à bord afin d’augmenter les performances. Je me sens bien avec ce dragon des mers, il y a un bon feeling, j’aime l’énergie qu’il me renvoie...
On devrait finir dans le top 5 des bateaux à dérives droite.

Dans quelques heures nous allons retrouver la civilisation, les équipes techniques, de communication, les partenaires et les proches pour fêter ensemble la fin de cette magnifique course. A toute l’équipe qui m’entoure on peut être fier du travail accompli cette année, les objectifs sont plus que remplis, les voyants sont au vert pour attaquer notre grosse année 2020. Merci à vous d’être à mes côtés.
Un grand merci à l’organisation TJV pour son village départ mais aussi le professionnalisme sur le suivi sur l’eau.
Énorme merci à nos partenaires qui nous permettent de faire des choses hors du commun.
Et bien sûr, MERCI à vous tous qui nous avez suivis et encouragés avec vos nombreux messages. Vous êtes aussi la force de ce projet. Nous sommes de plus en plus nombreux à faire partie de cette communauté sensible à la cause de l’association, assoiffé d’aventure humaine et de défis en tous genres.
Je vous laisse imaginer ce que l’on va vivre lors des 3 mois autour du monde. Je n’ai pas arrêté d’y penser pendant cette transat c’est quand même un truc de fou et ça, on va le vivre ensemble chaque jour...

Êtes-vous prêt à embarquer avec moi !?

 


Yannick : « On est content de toucher terre et de vous retrouver après ces 15 jours fantastiques ! On a visité l’Atlantique, on a visité le Pot-au-noir, on a visité la Baie de Bahia, c’était un grand voyage ! A chaque fois qu’on revenait dans le paquet, c’ était une petite victoire. Mais le Pot-au-noir, ça été une deuxième couche. C’est pas comme si on n’avais pas travaillé la météo. On regardait toue les deux heures les images satellites et on a beau dire, ce Pot-au-noir, c’est vraiment une loterie. Celui qui a bien joué, c’est Bureau Vallée qui a bien traversé la flotte pour ressortir à l’Est et qui grapille deux toris places avec le bon angle.

Bilou : Moi, c’est la plus grosse taule que je prends en régate, c’est la première fois que je ne rase pas. Mais on a pris beaucoup de plaisir et ça s’est important car autrement, il y avait de quoi rester dans la bannette avec ce qu’on a pris. On  nous a appris à l’école depuis qu’on est petit que le Pot-au-noir se passe à l’ouest. Donc nous, on est passé à l’ouest. Mais le monde change, on n’a pas ouvert nos écoutilles et on a trop cru à nos fichiers !

Yannick : L’option ouest n’est pas passée mais il sen est fallu de peu. On voulait y aller avant de monter sur le bateau, on était sans doute un peu trop convaincus et le camarade Alex Thomson a achevé de nous persuader. On connaissait aussi la performance des meilleurs bateaux, et c’était l’occasion de faire un bon gros coup !  Mais  une charmante Rebecca  est venu mettre la pagaille dans le front et à la suite de ça,  on s’est tapé  un premier pot au noir dans la pétole avant de pouvoir rejoindre l’alizé. Au moins, on a fait parler de nous !

Bilou : La nuit dernière, c’était magique Glisser à 20 noeuds dans 15 noeuds de vent. On a vraiment de belles machines. Et heureusement qu’on conserve ce plaisir et qu’on n’est pas dans la souffrance tout le temps. 



 

Coucou !
Ça y est, on est sorti du Pot-au-noir hier dans la journée, tu vois le ciel qui change petit à petit, tu vois plus loin que le prochain grain… Le soleil réapparait, en revanche ça met du temps à se rétablir, toute la nuit succession de grains, de vent instable, 10 à 23 nds, il faut avoir la main sur les manettes d'Edenred en permanence pour ajuster, le vent est plus dans l'axe que sur les fichiers. Ce qui ne nous arrange pas avec pas mal de petits copains au vent qui abattent plus que nous et vont plus vite, du coup on s'applique ! On arrive à l'équateur cet après-midi ! On va avoir la tête bientôt en bas !! Pas de cérémonie à bord, Basile et moi l'ayant déjà passé. Dommage ça aurait été l'occasion d'une petite fête !
Toutes ces arrivés qui se succèdent à Salvador donnent envie d'y arriver vite !!
En ce moment on est GV haute et J 2, de temps en temps on marche un peu sur les portières…
On y retourne go go go !
Les Edenred' boys




 

Bonjour,
Comme sur la Mini-Transat 2011, la sortie du Pot-au-noir c'est fait au petit matin après une fin de Pot très compliquée : grains, déluge, vent tournant dans tous les sens... et ça pendant 5h... Content d'en être sorti, mais il faut rappeler que nous avons eu un Pot-au-noir très favorable (peu étendu, avec toujours du vent pour avancer...).
C'est parti pour du près océanique dans l'alizé de sud-est. Le vent va gentiment adonné et on pourra mieux glisser vers le Brésil.
Très bonne journée.

 



 

J'ai bien cru ne jamais pouvoir rédiger ce mot tant nos problèmes d'informatique empirent. La nuit a été un peu agitée, mais pas plus que ça,  en tous cas normale quand on navigue dans un alizé un peu soutenu à une allure un peu débridée. Toujours est-il qu'à chaque vague, chaque soubresaut, tout saute et rideau complet. Cela veut dire plus de cartographie, plus d'AIS visible, et nous croisons pas mal de cargos qui remontent vers Panama, plus de logiciel de navigation, plus de communication, plus rien. Donc galère et surtout la répétition incessante du problème a de quoi énerver copieux. Trop de câbles, trop de connectique, le tout probablement "merde in China" et pas très bien monté,  et par conséquent moults faux contacts, et pertes de connexion totale. Le pire est que tout fonctionnait cette saison, avant que ce ne soit "vérifié" tout ce matos. Comme quoi, en informatique le mieux est l'ennemi du bien et tout informaticien devrait afficher ça sur la glace de sa salle de bain, afin d'y méditer à chaque fois qu'il se lave les dents. Déjà, quand tout fonctionne au bureau, bien stable et bien au sec, cela tient du miracle, mais quand ça fonctionne sur un bateau à voile soumis à tous les chocs que l'on ne peut même pas imaginer, cela tient de la magie noire ou de la sorcellerie.
Nous sommes un peu inquiets pour le retour, car cela risque de bouger autrement plus que pendant cette Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre, et ce n'est pas à Salvador que nous pourrons tout changer. En effet, ça fait partie, entre autres, de la commande au Père Noël de Miranda. Bref, chacun ses petits soucis ménagers, et cela ne nous empêche pas d'avancer, bien que ce soit très gavant et que nous n'avons pas encore installé de "soulageur"* à bord (* : voir écrits de la Global Ocean Race dans nos archives pour savoir ce qu'est un soulageur - Denis merci de ressortir ça).

En attendant nous sommes le 11 Novembre.
Ce n'est pas un jour "férié". C'est un jour de deuil européen. Chacun doit méditer sur tout ce que nous avons perdu dans cette guerre civile européenne, qui au-delà d'avoir décimé toute l'élite populaire et rurale de nos pays sous un orage d'acier, marque bien la fin d'un monde, qui s'est abîmé dans un grand suicide collectif. Un armistice est toujours un événement heureux, mais encore eu-t-il fallu que les conditions de cet armistice n'encouragent pas la continuité du conflit, avec juste quelques années de pose, histoire que chacun refourbisse ses armes afin de vraiment arriver à faire disparaître une bonne fois pour toute notre civilisation. Certains "héros nationaux", portent une lourde responsabilité. L'influence de Clemenceau, homme de gauche devenu jusqu'au boutiste et n'hésitant pas à sacrifier son peuple, a été dramatique pour la rédaction du Traité de Versailles, qui portait en lui tous les germes de la deuxième déflagration mondiale.

Au moins que ce 11 novembre serve à méditer sur tout ça et à se demander comment en sommes-nous arrivés là. Désolé pour ces propos pas bien gais et en total contrastes avec l'Aventure que nous vivons présentement, mais l'isolement des navigateurs du Large ne doit pas être non plus prétexte à l'oubli du sacrifice, malheureusement inutile, mais voulu par nos dirigeants, des générations qui nous ont précédés.





Ce lundi 11 novembre, à 12h 41mn 30s (heure française), Nicolas Troussel et Jean Le Cam ont franchi la ligne d’arrivée de la 14e édition de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre en 13e position de la catégorie IMOCA. Le duo aura mis 14 jours 23h 26mn et 30s pour parcourir les 4 350 milles théoriques depuis Le Havre à la vitesse moyenne de 12,10 nœuds, mais il a réellement parcouru 4777 à 13,29 nœuds. Son écart au premier Apivia est de 1j 11h 18mn 30s.

Attention, vieux briscards ! A eux deux, Nicolas Troussel et Jean Le Cam cumulent 5 victoires dans la Solitaire du Figaro et si leur plan Farr Yacht design n’est pas de première jeunesse (2007), il fait partie des quelques IMOCA à dérives très bien optimisés qui peuvent contester les foilers à certaines allures. Justement, la météo de cette 14ème Route du café offre l’opportunité à Nicolas et Jean de briller toute la première partie de la course. Le menu météo sur la route Sud propose du louvoyage et du portant VMG, c’est parfait pour Corum L’Epargne. Ajoutez à cela une trace toujours précise et des choix éclairés, comme lorsqu’ils rasent les côtes de Galice en début de course et vous comprendrez pourquoi, jusqu’aux Canaries, le tandem n’émarge jamais en dessous de la 8ème place. Le tandem est même 6ème le 31 au classement du matin et ravit le public par ses vidéos qui mêle complicité et facéties. Mais n’allez pas croire que les deux compères ne font que s’amuser : avec Groupe Apicil et Banque Populaire, leurs meilleurs concurrents « à dérives », Corum L’Epargne dispute une régate de haut niveau, indécise jusqu’au Pot-au-noir. Les choses se gâtent pour Nicolas Troussel et Jean Le Cam à l’entrée de la zone de convergence inter tropicale qu’ils abordent en huitième position, par l’ouest, ce qui est normalement le bon scénario à cette époque de l’année. Sauf que la météo n’est pas une science exacte et le Pot-au-noir encore moins. Cette année, c’est par l’est que ça passait. Corum L’Epargne sauve les meubles à la dixième place en sortie et ne peut résister sur le long bord de reaching au retour de Newrest Art et Fenêtres, Bureau Vallée II et Maître Coq. En rentrant  dans la marina de Salvador de Bahia, Nicolas et Jean n’ont pas à rougir en regardant le pedigree des douze bateaux déjà amarrés. Dans la sous-catégorie « dérives », ils n’ont laissé passer que Banque Populaire et peuvent savourer un résultat plus qu’honorable et qui ne surprend personne.

 



 

Ce lundi 11 novembre, à 11h 43mn 43s (heure française), Boris Herrmann et Will Harris ont franchi la ligne d’arrivée de la 14e édition de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre en 12ème position de la catégorie IMOCA. Le duo aura mis 14 jours 22h 28mn et 43s pour parcourir les 4 350 milles théoriques depuis Le Havre à la vitesse moyenne de 12,13 nœuds, mais il a réellement parcouru 4979 à 13,89 nœuds. Son écart au premier Apivia est de 1j 10h 20mn 43s.

Boris Herrmann a choisi Will Harris, jeune britannique de 25 ans qui a fait brillamment ses classes sur le circuit Figaro. Ils se connaissent bien et souhaitent jouer le tout pour le tout sur cette Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre dont la concurrence est rude. Ils partent bille en tête, rapide et efficaces sur toute la remontée de la Manche se positionnant 2eme au large de Perros-Guirec. Rapidement distancé par les nouveaux foilers, Malizia II – Yacht Club de Monaco fait le choix, avec Prysmian Groupe, de continuer vers l’ouest, sur une option moins tranchée qu’Hugo Boss, car positionné un peu plus sud. Boris et Will rejoignent Yannick Bestaven et Roland Jourdain (Maître CoQ) et Louis Burton et Davy Beaudart (Bureau Vallée 2). Quand la sanction tombe, le foiler gris de génération 2015 sera le dernier à obliquer vers le sud. Avec les partisans de l’ouest, il parvient à filer plein sud et sera au coude à coude avec Hugo Boss au moment où ce dernier arrête la course suite à un choc avec un OFNI dans le nord-ouest de Canaries. Dans le sillage de Maître CoQ, Malizia II – Yacht Club de Monaco se lance dans une grosse bagarre avec Corum et Groupe Apicil qui durera jusqu’au final le long des côtes brésiliennes. Une 12e place âprement disputée !

 

 

Ce lundi 11 novembre, à 11h 21mn 23s (heure française), Yannick Bestaven et Roland Jourdain ont franchi la ligne d’arrivée de la 14e édition de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre en 11e position de la catégorie IMOCA. Le duo aura mis 14 jours 22h 06mn et 23s pour parcourir les 4 350 milles théoriques depuis Le Havre à la vitesse moyenne de 12,15 nœuds, mais il a réellement parcouru 4914 milles à 13,72 nœuds. Son écart au premier Apivia est de 1h 9h 58mn 23s.

Un duo en béton ! C’est la force de Yannick et Bilou qui ont beaucoup navigué depuis que Yannick a pris en main l’ex-Safran (plan VPLP Verdier2015) et cumulent une expérience considérable en course au large. Alors, oui, la concurrence est rude mais il y a de quoi faire une place tout à fait honorable sur cette longue Route du café. Le tandem vise le top 5. Les deux lascars partent, sitôt doublé la pointe Bretagne, à l’assaut de l’option ouest plus difficile mais qui peut s’avérer payante… aux dires des fichiers météo. Avec Hugo Boss et Bureau Vallée 2, ils forment le trio des cow-boys sur la face ouest de la grande dépression, trio qui finira par abdiquer en remettant le cap au sud le 31 octobre. Maître CoQ est alors 14e à 250 milles de Charal. « Avec Bilou, on en a vu d’autres, on ne va pas se laisser abattre » confiait Yannick à la vacation le lendemain. Longuement ralenti dans la zone sans vent à l’ouest de Madère, c’est l’hémorragie : 400 milles les séparent de la tête de flotte. Sur une route décalée à l’ouest, le retard se rattrape au fur et mesure de la descente vers le Cap Vert et Yannick et Bilou rejoignent Corum L’Epargne et Groupe Apicil à l’entrée du Pot-au-noir… qui les garde dans ses tentacules plus longtemps que le groupe de l’est. Dans la dernière ligne droite, le foiler de 2015 se sent pousser des ailes et double Corum L’Epargne et Apicil à vitesse grand V. 11e, ce n’est certes pas le résultat qu’attendaient Yannick Bestaven et Roland Jourdain sur cette Route du café. Sur un bateau qu’ils savaient moins rapide que les nouveaux foilers, ils ont tenté et la météo a dicté sa loi. C’est aussi ce qui fait l’intérêt de la voile de compétition au large.


 

On se fait chierr dessus !!! J'ai toujours trouvé sympa ces piafs qui voguent de concert avec nous, parfois pendant pluysieurs heures, mais franchement ils  pourraient viser ailleurs ! C'est pas comme si ça manquait de place autour...

Sinon côté course, on s'est enfin extraits de ce pot de pus dans lequel on était englué, non sans y avoir laissé des plumes ! J'avoue qu'on est plutôt énervés là, une furieuse envie de se refaire. Ca tombe bien ; on attaque un tronçon qui devrait plutôt être favorable aux formes de notre scow. Même si le podium parait désormais hors d'atteinte, une médaille de chocolat ne manque pas d'attrait pour des suisses ! ABE

Bon je vous laisse, il est l'heure d'aller claquer la bise au roi Neptune, une première pour Simon et pour moi !

Valentin

p.s. Il parait que ça en énerve certains, alors... #BORNINMINI ! :)
 

 

Il semblerait que nous soyons sorti du Pot-au-noir cette nuit vers minuit après un dernier vilain orage qui aura permis à Louis et Aurélien de se faire la malle - Linkt - Fin de Pot - Tome 1 - 10 oct 2019

Devant le succès interplanétaire de "Fin de Pot" paru hier aux éditions Takacroiretèencorededans, l'équipe de Linkt by Altitude s'est résolue à sortir le Tome 2, cette fois-ci aux éditions Jaimalàmonderniernuage.

On vous le disait hier, cela avait le goût de l'alizé, cela en avait l'odeur, l'apparence mais non, ce n'était pas encore l'alizé, ou en tout cas pas la fin du Pot-au-noir !!!!

Bref, c'est au près débridé que nous nous dirigions hier matin en direction du Brésil quasiment à égalité avec le 4ème, l'enthousiasme est là, la détermination intacte, les cadrans sont au vert... quand le ciel bleu se taille, nous laissant en proie avec des petits, moyens voir gros nuages.

Pendant près de 3 heures, ça navigue sans subir trop de variations notables du vent et bim le nuage. Mais le bim genre bim de une heure et quelques, des trombes d'eau, 0 noeuds, le bateau qui fait des 360°, le bim all inclusive...

Ca finit (enfin) par repartir et nous découvrons au pointage suivant la petite surprise qui fait plaisir, c'est un bim all inclusive et...

exclusif !!! Le temps de rager un peu (beaucoup) parce que ça soulage, on se dit qu'on est finalement encore dans le jeu pour la 4ème place, que tout est possible, et que si on lit l'excellent ouvrage de nos banquiers suisses : "Comment je me suis fait une Beyou dans le Pot-au-noir" aux éditions Arabeyoukiri, nous n'avons pas le droit de nous plaindre.

Potins :

- J'ai pris un coup de soleil sous ciel gris et pluies diluviennes.

- Jörg a toujours un peu mal à sa côte suite à une glissade au jour 5

- J'ai encore raté mon second passage de l'équateur (faut vraiment être c...) #vaisêtreobligéyretourner

- Suis trop content pour Charlie #LHPower

Bises aux terriens.
Cédric

 

Bonjour,

00°00.000 N/S 029°34.334 W

C'est la position exacte de mon premier franchissement de l'équateur cette nuit à 5h12min et 11sc TU ! C'est un grand moment dans la carrière d'un marin, et j'espère en refranchir un bon paquet, dans l'autre sens également.

Il faut dire que ça se mérite et que la route pour y arriver est sinueuse. Il y en a eu des journées folles depuis mon dernier mail. Entre la descente TGV sous spi accroché à la barre, à la limite du raisonnable (mais tellement jouisive !) après les Canaries jusqu'à ce fameux Pot-au-noir qui nous en a fait voir de toutes les couleurs avec ces grains infinis, on a été servis !! Je sors de là bien crevés mais pleins de souvenirs et avec le sentiment du devoir accompli, quelle expérience !!

Maintenant, commence le dernier tronçon, une course de vitesse au reaching. On le redoutait celui-là, et les dernières positions le confirment, on est entre 0,5 et 1,5 noeuds moins rapides que les bateaux neufs qui nous entourent... Ils finiront bien devant nous, il faut l'accepter même si ce n'est pas simple pour les compétiteurs que nous sommes. Je suis déjà très heureux et fier de ce qu'on a réalisé jusque-là. C'est une première victoire et c'est assez fou de les avoir tenus aussi longtemps, on a vraiment bien navigué, proprement. Avec un bateau toujours à 100% qui plus est !

Pour la petite anecdote, j'avais promis à des potes que nous ne déchirions pas de spi sur cette Transat. Pour le moment, elle est tenue ! Ils sont au chaud matossés dans leur sac, prêt pour un dernier tour de piste : ce sera l'avant dernier jour pour le petit rouge et le dernier jour de course pour le grand blanc à priori. ETA toujours le 15 en tout début de matinée, on sent presque la Cachaça.
A part ça, l'excellente boite de chocolat offerte par ma mère a été terminée aujourd'hui. Comment c'est possible qu'elle est tenue aussi longtemps vous me direz ? C'est qu'elle était bien cachée dans une caisse, sorte de caserne d'Ali Baba, tout à l'arrière du bateau, et que j'ai mis quelques jours à la découvrir. Pas fous, ils ne m'avaient pas tout dit ! Mais depuis je me régale, (Merci Françoise !!) à base de crème de marron, BN, saucissons, etc. Et chocolat donc, très importants ! Bon et du coup j'ai dû les finir car Kito m'a dit qu'ils ne résisteraient pas à la chaleur, sorry les gars. Sinon, mon Ipod me joue des tours, vilain bug, le son diminue jusqu’à 0 tout seul tout le temps. L'humidité ambiante depuis 15 jours n'a pas dû aider... Inquiétude pour mon téléphone aussi qui ne se charge plus, sale histoire ahah...

Hier midi, après un dernier grain bien costaud, le ciel bleu et un grand soleil sont enfin réapparus comme par magie donc depuis la valse des étoiles, de la Lune et du soleil a repris, ça fait du bien ! Illustration du cycle journalier qu'on vit en musique :

Achille's TJV Playlist - Part 3 : Foals - Late Night Kid Francescoli - Moon ou French 79 - Invisible Moon (selon les jours) Fakear - La Danse des Etoiles Yeasayer - Sunrise Django Dango - First Light Troumaca - The Sun et Caribou - Sun The XX - Sunset (Jamie XX Edit) Mawimbi - Night Sun (feat Jackson Thélémaque)

A bientôt,
Achille - Made in Midi

 

Pour changer de format afin de ne pas lasser je vous propose quelques brèves ce soir ...

. Nous sommes sortis du pot-au-noir ce matin après une nuit de grains le vent passant de 2 à 40 nœuds et faisant le tour du cadran : enfin route directe !

. Nous sommes re-rentrés dans le Pot-au-noir ce midi, il se déplace avec nous vers le sud. Résultat pas de vent et le peu, pas dans la bonne direction ... mais là ce soir au milieu des grains de pluie on dirait que ça repart un peu ...

. Les bobos se portent bien, enfin surtout moi. Je rame à la colonne de winch mais la douleur est raisonnable, mon staff médical (bisous Hanaé et Guillaume) suit l'affaire ... !

. J'ai attaqué mon avant dernière tranche de pain saucisson, je suis resté quelques minutes à la contempler avant de la mâchonner lentement ... je me garde la dernière pour le passage de l'équateur (on est à 2°22' nord donc on se rapproche).

. On a tout matossé sur bâbord pensant qu'on attaquait notre dernier grand bord, comme ça le bateau est rangé et tout est entassé du bon côté, j'espère qu'il n'y a rien d'important dessous ... !!

. Fabienne et Romain arrivent à Salvador aujourd'hui, on a bien regardé au-dessus de nos têtes mais on n’a pris que de la flotte ! La communication se fera aux horaires du Brésil à partir de ce soir.

. On a repassé Ari au moins provisoirement mais les filles sont loin, il va falloir qu'elles nous attendent un peu ... Elles sont passés à l'ouest dans la descente atlantique et ont creusé à l'est dans le Pot-au-noir ... on a vraiment tout tricoté à l'envers.

. C'est un peu la déprime au niveau compét. Mais on s'accroche, il reste encore 1100 milles !

. Ce soir c'est nouille chinoise pour moi, la flemme de me mettre en cuisine !


 

Sébastien Simon

« On aurait préféré être plus aux avant-postes, mais la casse du foil ne l’a pas permis. Les trois derniers jours étaient durs pour nous, on voyait nos camarades s’éloigner et d’autres nous rattraper. Maintenant, c’est une quand même une belle expérience, c’est la première transat de ce bateau, on sait qu’il reste beaucoup de travail et on sait qu’il a grand potentiel. Je suis très heureux d’avoir découvert de quoi il était capable. Maintenant place à la saison suivante !

Vincent Riou

On a été frustré tout le début de course car on ne pouvais pas en profiter du fait de notre foil manquant. On a quand même appris plein de choses, on a navigué, c’était notre objectif, c’est pour ça que c’était important d’être là, important d’arriver, une partie la mission est accomplie. Ni Sébastien ni moi venons faire des courses pour faire de la figuration. On a eu l’impression de subir pas mal les choses. Mais ce qui ne tue pas rend plus fort. On va retourner travailler et l’année prochaine tout sera au niveau souhaité !

 


 

Louis Burton Ce run génial avec Arkea-Paprec et Newrest – Art & Fenêtres, on s’est régalé ! On est plus en forme qu’au départ. Depuis la sortie du Pot-au-noir, on savait qu’il y aurait quelque chose à jouer, car on savait que malheureusement Sébastien et Vincent avaient leur problème de foil.

Davy Beaudart On est sorti plus Est que les autres et du coup on a aligné les milles plus rapidement. Quand on est arrivé sur la côte brésilienne, Newrest – Art 1 Fenêtres et Arkéa étaient devant et on voyait qu’on grappillait des milles. On s’est pris au jeu, on a cravaché sévère, on leur a fait l’intérieur. C’était dix heures à fond, à border, à choquer, et il y avait plus de vent que prévu avec des effets de côte avec le vent thermique, ils ne lâchaient rien ! On s’est bien marré, on les a doublés, on est bien contents. On a fait un match de 2 000 milles au taquet à fond sur les réglages. C’était grisant. On aurait rêvé d’être dans les cinq, mais une fois dans l’ouest quand on a vu que cela ne passait plus, on a tourné la page très vite, on est passé dans un mode opportuniste, à l’attaque, on visait les bateaux qui n’avaient pas de foils.

Louis Burton : On voyait Corum qui attaquait comme un fou. Il fallait être rapide pour aller chercher Maître CoQ et Malizia.  On a rien cassé dans le bateau, ça s’est important, et un grand merci à toute l’équipe !


 

Fabrice Amedeo :  (A propos de la bosse qu’il a sur le front) : ce n’est pas grand-chose, sur le dernier virement de bord je me suis cogné, la fatigue, les lumières, tout ça ! On a perdu sur ce dernier bord, parce qu’en fait on a déchiré notre grand gennaker au Cap Vert, et du coup on a subi une stratégie qui nous a décalés loin des côtes, nous étions avec notre petit gennaker. On est un peu frustré ! Nous sommes super contents parce que 10eme c’est super, parce qu’il y a quand même des grands noms de la course au large derrière nous. Il fallait cocher deux cases, option sud, et est dans le Pot-au-noir. On a coché les deux. C’était une belle transat !

Eric Peron : C’est toujours un plaisir de naviguer avec Fabrice. On a bien navigué, on a essayé de pousser la machine tout le temps. Je pense que mes trajectoires n’étaient pas assez précises, je suis impressionné par les mecs de devant.

Fabrice : On s’est mis rapidement en mode course dès la première nuit, mais nous avons eu du mal à nous mettre dedans. Ensuite, c’était super, nous avons tenu le top 10.

Eric : C’était super agréable, mélanger le sérieux et la bonne humeur, c’est vraiment chouette. Et puis c’est toujours un plaisir d’arriver au Brésil.
La météo n’était pas simple quand même. Le Pot-au-noir un peu compliqué, mais on s’en est bien sorti par rapport à certains.

Fabrice : Je commence à bien connaître le bateau, je me sens plus à l’aise dessus, ça laisse présager que du bon pour la suite.


 

Ce lundi 11 novembre, à 5h 16mn 07s (heure française), Fabrice Amedeo et Eric Peron ont franchi la ligne d’arrivée de la 14e édition de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre en 10e position de la catégorie IMOCA. Le duo aura mis 14 jours 16h 1mn et 7s pour parcourir les 4 350 milles théoriques depuis Le Havre à la vitesse moyenne de 12,36 nœuds, mais il a réellement parcouru 4 995,29 à 14,19 nœuds. Son écart au premier Apivia est de 1j 3h 53mn 7s.

Sur leur foiler de 2015, Fabrice Amedeo et Eric Peron avait l’ambition au départ du Havre de faire le mieux possible dans une flotte très hétéroclite entre les tous derniers IMOCA à foils, ceux de l’avant-dernière génération, les bons bateaux à dérive et les anciens « vintage ». Surtout, ils ne cachaient pas observer la grosse concurrence des binômes parfaitement assortis. D’emblée, Newrest-Arts & Fenêtres joue la prudence et choisi, après la pointe Bretagne, la route sud dans le sillage du groupe des 9 bateaux de tête. Il est 10e au large de Gibraltar à 12 milles de Groupe Apicil mené par le tandem Seguin/Richomme. Une position qu’il ne quittera quasiment pas jusqu’au Pot-au-noir ! Résolument décalé dans l’est, sur la même option qu’Apivia, Newrest-Art &Fenêtres reste aux trousses d’Initiatives-Cœur, Groupe Apicil, Arkea-Paprec… La régularité paie, car à la sortie du Pot, recollé au groupe de tête alors que le tandem Dalin/Eliès s’est envolé, Fabrice Amedeo et Eric Peron lâchent les chevaux de leur foiler et réduisent l’écart jusqu’à grappiller des places ! 24h avant l’arrivée, Amedeo fait part de son problème de dessalinisateur et de restriction d’eau, il est temps d’arriver… A la bagarre avec Bureau Vallée 2 et Arkea-Paprec jusqu’à l’entrée de la Baie de Tous Saints, Newrest – Art & Fenêtres s’offre une belle dixième place sur cette Route du café de tous les dangers. Une belle performance pour le binôme qui a su rester dans les bons coups et ne rien, jamais rien lâcher !



 

Ce lundi 11 novembre, à 04h 20mn 53s (heure française), Sébastien Simon et Vincent Riou ont franchi la ligne d’arrivée de la 14e édition de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre en 9e position de la catégorie IMOCA. Le duo aura mis 14 jours 15h 5mn et 53s pour parcourir les 4 350 milles théoriques depuis Le Havre à la vitesse moyenne de 12,39 nœuds, mais il a réellement parcouru 5 034,51 à 14,34 nœuds. Son écart au premier Apivia est de 1j 2h 57mn 53s.

Privé de son foil bâbord avant le départ du Havre, le tout nouvel Arkea-Paprec mis à l’eau en 2019 partait donc pour faire du mieux qu’il pouvait face aux nouveaux foilers Apivia, Charal et Advens for Cybersecurity. Dans le groupe, derrière les leaders Apivia et Charal, Sébastien Simon et Vincent Riou s’accrochent et contiennent les assauts de leurs camarades de jeu (Groupe Apicil, 11th Hour Racing, Corum L’Epargne) en parvenant à conserver la 6e position avant d’attaquer les alizés de nord-est pour descendre jusqu’au Cap Vert. Sixième dans l’ouest de l’île de Santo Antao, Arkea Paprec ressort du Pot-au-noir en 7e position, heureux de pouvoir enfin attaquer les alizés de sud-est bâbord amures, là où il pourra voler sur son foil en état. Vendredi dernier, le 9 novembre, alors que le duo naviguait dans de parfaites conditions de glisse avec une mer plate, le foil tribord s’est cassé net. Difficile alors de contenir les concurrents sur un bateau sans foil qui se trouve un peu déséquilibré. Moins rapides aux allures de reaching, Sébastien et Vincent trouvent le ressort nécessaire pour se battre jusqu’à la ligne d’arrivée à Salvador de Bahia… Le mano a mano avec Bureau Vallée 2 en est le plus exemple : un duel incroyable dans la nuit brésilienne et 14 mn d'écart !


 

Ce lundi 11 novembre, à 04h 06mn 43s (heure française), Louis Burton et Davy Beaudart ont franchi la ligne d’arrivée de la 14e édition de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre en 8e position de la catégorie IMOCA. Le duo aura mis 14 jours 14h 51mn et 43s pour parcourir les 4 350 milles théoriques depuis Le Havre à la vitesse moyenne de 12,40 nœuds, mais il a réellement parcouru 4 950,18 à 14,11 nœuds. Son écart au premier Apivia est de 1j 2h 43mn 43s.

La dernière ligne droite au coude à coude avec Sébastien Simon et Vincent Riou (Arkea-Paprec) restera sûrement dans la mémoire du duo de Bureau Vallée 2. Sur cette course de vitesse dès la sortie du Pot-au-noir dans les alizés de l’hémisphère sud, Louis et Davy ont fait parler la poudre et ont tout donné pour ne pas se laisser distancer. Ils reviennent pourtant de loin ! Partis tambour battant dans le top ten de la course, Louis et Davy optent pour l’option plein ouest avec Hugo Boss et MaîtreCoQ. Le 31 octobre, ils virent de bord plein sud constatant que l’option est perdante. Il faut maintenant cravacher pour rattraper les 200 milles de retard sur la tête de flotte. Il va leur falloir en plus traverser une dorsale dans l’ouest de Madère qui leur fera encore perdre des milles. Aux Canaries, c’est 400 milles d’écart par rapport au leader Charal ! A bord de Bureau Vallée 2, on ne se démonte pas. Le décalage ouest est cette fois payant et la descente dans les alizés jusqu’au Cap Vert à des moyennes au-dessus de 20 nœuds leur permet de recoller au paquet en 12e position à l’entrée du Pot-au-noir. Sur le dernier tronçon, Louis et Davy sont dans le top 10 à la poursuite de Newrest – Art & Fenêtres. Ils terminent 8e et ont affiché sur cette Route du café une ténacité à toute épreuve sur leur foiler VPLP – Verdier de 2015.




 

Samantha : On a bien régaté. On a failli gagner une place à la fin mais Salvador était trop proche, on aurait bien continué un jour de plus !

Paul : Ils ont bien navigué aussi. Mais c’est bien comme ça, le bateau va bien. On a bien régaté, avec un plateau exceptionnel. De souvenir d’IMOCA, je n’avais jamais vu une course comme celle-là, avec autant de monde, ce niveau, des paquets de bateaux qui optionnent dans tous les sens, certains qui reviennent de très loin,… Les soucis de voiles nous ont gêné un peu au début, en sortie de Manche puis entre la dorsale et les Canaries. C’est vrai qu’on a perdu le contact avec la tête de la flotte. C’était quand même très ouvert. Les conditions n’étaient pas du tout propices aux foilers. On a fait 5 heures de reaching en sortie de Manche puis entre le Pot-au-noir et Salvador. Autrement, ce n’était que du près et du portant. C’est génial car les bateaux sont plus à égalité et des anciens bateaux à dérive ont pu très bien se classer.

Sam’ : J’ai beaucoup appris avec Paul qui est un super co-skipper, ça m’a donné beaucoup de confiance pour la suite. Il a un énorme feeling, il sent les choses très bien et trouve tout de suite les réglages. C’est vraiment un acquis important pour ma préparation au Vendée Globe. C’est un projet collectif.  La moitié de l’équipe est là. Malheureusement, on ne déplace pas tout le monde mais c’est génial de pouvoir partager ça avec eux. Nous avons le privilège de naviguer mais c’est super de les avoir ici avec nous et qu’ils voient le résultat de leur travail. On a pu naviguer à 100 % toute la course et c’est grâce à eux

Paul : Le Pot-au-noir était copieux. Moi, je ne l’ai pas passé aussi souvent que Sam. J’ai commencé à lui dire, tu vas voir, ça va bien se passer et en fait, c’était compliqué. On ne s’est jamais arrêté très longtemps mais c’était très long.

Sam’ : Il y avait beaucoup de grains, on ne pouvait jamais se reposer. Des changements de vent et donc de voile tout le temps, on était trempés, c’était très physique, épuisant. Maintenant, je vais profiter des derniers jours avec Paul pour faire un gros debrief avec le team. C’est l’équipe qui va ramener le bateau avec Tanguy de Lamotte qui arrive à Salvador de Bahia. De mon côté, j’ai une arrivée importante demain  (Pure avec Romain Attanasio, le compagnon de Sam à bord NDR) qu’il ne faut pas que je rate mais je pense que j’ai une bonne nuit pour dormir avant !


 

 

Thomas : C’est ce qui s’appelle une belle transat ! Avec Antoine on a pris beaucoup de plaisir notamment le dernier jour à batailler avec 11th Hour Racing. Une transat pleine de rebondissements avec des hauts, des bas.. Des bas au début puis beaucoup de hauts au fur et à mesure que l’on arrivait à remonter la flotte. On a pris beaucoup de plaisir avec ce joli bateau, c’était un peu notre premier test en course et en confrontation. Ce ne sont pas des bateaux faciles mais avoir Antoine qui est un excellent compagnon de route, un excellent technicien, un excellent régleur, c’était génial. Ça prouve que je ne me suis pas trompé dans le choix de la personne pour m’accompagner dans mon parcours vers le prochain Vendée Globe. Le choix était important, c’est une course importante et j’ai énormément appris sur cette transat grâce à Antoine.

Antoine : C’était super de naviguer avec Thomas, on n’avait pas trop de doute mais on n’avait jamais navigué au large ensemble. C’est un super marin, il aime ça tout simplement donc je crois que c’est la base de tout. Pour faire le Vendée, faut avoir envie d’aller passer 70 jours en solitaire sur un bateau hyper exigeant. Le niveau d’engagement est vraiment permanent parce que même dans des conditions de vent medium, il suffit que l’on augmente un peu l’incidence du foil et le bateau peut aller à 30 nœuds donc il n’y a pas un moment de repos comme sur les bateaux de l’ancienne génération, où dans le médium on pouvait se reposer un peu. Là,  il y a toujours un bouton sur lequel on peut toucher et le bateau redémarre. C’est aussi ce qui nous permis de remonter et de traverser des moments où il n’y avait pas trop d’air, peut-être plus facilement que d’autres et par contre en solo, ça va être une vraie mission pour ceux qui vont s’affronter à ce problème là l’an prochain pendant 70 jours. 

Thomas : On a été obligé de s’arrêter pour un problème de vérin de pilote. On savait que si on continuait on ne pourrait pas traverser comme ça. On sait que ce ne sont pas des bateaux qui ne sont pas barrables, pas aux vitesses auxquelles on va. On a essayé de faire vite donc on s’est amarré à un coffre dans la rade de Cherbourg pour quatre heures, qui est le temps minimum d’arrêt, et je crois que la grand-voile était déjà hissée au bout des 4 heures, encore amarrés au coffre, pour repartir de plus belle. Depuis Cherbourg, on n’a pas molli avec Antoine, on est vraiment reparti avec le couteau entre les dents. On est reparti de loin.

Antoine : On se disait que ce serait pas mal si on faisait dans les 12. Puis après on se disait ce serait pas mal si on était dans les 8 de manière à ne pas être au coffre à Bahia mais au ponton et de jour en jour les objectifs ont monté. Et à la fin on voulait vraiment être devant Pascal parce que c’est un équipage tellement fort, Pascal et Charlie ensemble, que l’on était très content de les accrocher à notre tableau de chasse. Ça a été une belle bagarre avec eux les deux derniers jours.

Thomas : Je savais depuis le départ du Havre qu’avec notre bateau mis à l’eau depuis seulement huit semaines on était encore en phase de mise au point. Ce sont des petits détails sur ces bateaux-là qui ne pardonnent pas, voilà c’est comme ça, ça arrive, ce sont des sports mécaniques. C’était un arrêt obligatoire. Sur le moment on est déçu de s’arrêter évidemment car quand on part du Havre ce n’est pas pour s’arrêter 12h après, on part quand même pour une transat. Mais c’était le bon choix, l’équipe a été géniale, ça a été hyper bien mené, ils ont hyper bien réagi et je sais la chance que j’ai d’avoir une équipe comme ça. C’est comme ça, c’est l’histoire et au final on est content de cette remontée et d’arriver ici en 4ème position. Je pense que même sans cet arrêt-là, de finir à cette place-là ça aurait été un beau résultat ! Je suis ravi de la façon dont les choses se sont faites. C’est une belle histoire.

Antoine : Paradoxalement, s’arrêter nous a permis de naviguer libérés, de ne pas trop s’occuper des autres, de faire sa route, son chemin, de trouver nos marques avec le bateau. On n’utilise plus le bateau aujourd’hui comme on l’utilisait il y a 14 jours et ça, ça n’aurait peut-être pas été pareil si on avait été au milieu de la flotte depuis le début. On aurait voulu faire comme les autres. On n’a pas fait comme ça, on a progressé petit à petit et on n’était pas contraint par le fonctionnement de la flotte. Naviguer libérés ça a dû nous aidé. Quand on voit les trois qui sont devant nous aujourd’hui, ils sont plus près que nous… Il faut dire un mot particulier pour Charal et une pensée pour son architecte qui est juste là ; ils ont fait un super boulot les architectes et l’équipe, ils étaient vraiment au-dessus du lot, ils sont vraiment très très impressionnants Jérémie et Christopher, bravo à eux ! Ce n’est pas passé cette fois-ci,  la mer n’a pas voulu… Mais c’est très impressionnant ce qu’ils ont fait, nous on n’en est pas encore là, on est très bien à la place à laquelle on est.



CLASSEMENT MULTI50




Classement CLASS40 à  16h00



 


Classement IMOCA  à 16h00



 


Michel Lecomte

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