Interview avec Yan Gasthon-Mathe fondateur d'Iktos
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Article N°25082

Interview avec Yan Gasthon-Mathe fondateur d'Iktos

Interview de Yann Gaston-Mathe, le fondateur d’Iktos. Grâce à une expérience solide dans l’industrie pharmaceutique tant au niveau des systèmes d’information que dans le fonctionnel, il a pu développer avec ses associés une start-up proposant une solution innovante basée sur l’intelligence artificielle pour accélérer la découverte de nouvelles molécules thérapeutiques.

Interview de Yann Gaston-Mathe, le fondateur d’Iktos. Grâce à une expérience solide dans l’industrie pharmaceutique tant au niveau des systèmes d’information que dans le fonctionnel, il a pu développer avec ses associés une start-up proposant une solution innovante basée sur l’intelligence artificielle pour accélérer la découverte de nouvelles molécules thérapeutiques.
 

[Emmanuel M] : Bonjour Yann, c’est avec un plaisir non dissimulé que j’entame cette interview avec toi, sur ton aventure entrepreneuriale ! Pourrais-tu nous faire un bref résumé de ton parcours ?

[Yann Gaston-Mathe] : Passionné par la médecine et le médicament, j’ai passé la majorité de ma carrière dans l’industrie pharmaceutique (Servier, Ipsen) puis en tant que consultant.
Je me suis ensuite intéressé à la data science et ses applications dans la santé, ce qui a permis de rencontrer mes deux compères qui avaient mis au point une technologie d’Intelligence Artificielle de découverte de nouvelles molécules. Iktos est ainsi née en 2016.

[EM] : Peux-tu nous partager comment est né Iktos, ton rôle et celui de tes associés ? Quel constat vous a poussé dans cette aventure ?

[YGM] : J’ai fait la connaissance dans une société de Nicolas et Quentin, et en discutant ensemble est venue l’idée d’utilisé et de développer des technologies Deep Learning pour créer de nouvelles molécules automatiquement, utilisant les technos de traitement du langage naturel.
Ils m’ont sollicité pour fonder une société de part mes connaissances de l’industrie et du business. Quentin expertise en chimie, CSO (Directeur Scientifique) et Nicolas son expertise en Intelligence Artificielle, il est le CTO de l’entreprise.

[EM] : Peux-tu nous en dire plus sur les briques techniques mise en œuvre sur votre plateforme ?

[YGM] : Notre plateforme met en œuvre des bases de données en chimie (Open), nous avons développer des modèles génératifs profonds, ici le langage chimique, ils sont capables de générés des molécules.
La deuxième brique, utilise des modèles prédictifs (Machine Learning) qui permet de répondre à la question de savoir si les molécules générées correspondent aux spécifications voulues. Ceci basé sur des bases de données publiques ou propriétaires (de nos clients)
Une troisième brique permet l’apprentissage par renforcement permettant ainsi d’améliorer l’ensemble du processus et de manières itératives permet de converger vers des candidats idéaux.
Nos technologies permettent de proposer des molécules potentielles à des chimistes en quelques heures.
On reste spécialisé en chimie, les petites molécules restant le gros de la recherche thérapeutique (environ 50%).

[EM] : Quels sont les projets phares du moment ?

[YGM] : Actuellement on commercialise notre solution sous forme de services ou de software. Nous avons actuellement une belle collaboration avec Merk Darmstadt
On a développé aussi une plateforme de retro synthèse (freemium) que nous avons finis de déployer chez un gros client pharmaceutique.

[EM] : Le covid a-t-il une incidence sur votre plan de développement ?

[YGM] : Cette pandémie a eu un impact limité. Mais surtout sur les aspects business développement, même si le recours aux systèmes de vidéoconférence sont entrés dans les mœurs.

[EM] : Le principe d’interview sur ce site est de permettre de mettre en avant des entrepreneurs du numérique français, il est encore un peu confidentiel, mais que penses-tu du principe ?

[YGM] : De mon côté c’est plutôt une bonne initiative sur le principe.

[EM] :  As-tu entendu parler de l’initiative PlayFrance.Digital ? Quelle est ta position sur les sujets de souveraineté numérique ?

[YGM] : Je ne sais pas si j’ai une position claire et pertinente sur ce type de thématique. Fondamentale, n’arrive jamais à faire émerger des géants, ce qui explique que les marchés publics se tournent vers de plus gros acteurs.
La dimension nationale pour les pays comme la France n’est pas la dimension pertinente, compte tenu de l’intégration européenne qui nous ouvre au commerce mondialisé.

[EM]: Est-ce une problématique qui peut avoir un impact sur vos choix futurs ?

[YGM] : Non, car nous sommes sur un marché mondial et on travaille avec des laboratoires de toutes nationalités, et nous n’hébergeons pas de données de santé. Nous garantissons à nos clients la sécurité de leurs données.
Dans le cadre de nos activités, ce n’est pas une préoccupation.

[EM]: Quels sont les impacts concrets de l’invalidation du Privacy Shield sur votre activité?

[YGM] : Nous ne gérons pas de données personnelles, donc pas d’impact.

[EM]: Penses-tu que l’industrie pharmaceutique, sur l’ensemble de ses composantes, ait bien pris la mesure des conséquences de cette décision ?

[YGM] : C’est un sujet que je ne suis plus depuis longtemps, je n’ai donc pas d’opinion affirmée sur le sujet.

[EM]: Un dernier point sur le sujet de la souveraineté numérique, que penses-tu du projet de Digital Act porté par le commissaire européen Thierry Breton ? Et d’une des conséquences qui est le Data Governance Act ?

[YGM] : Je ne me suis pas encore intéressé au sujet.

[EM]: Pour en revenir à Iktos, quelle serait ta vision et celle de tes associés sur le devenir d’Iktos, avez-vous d’autres projets ? Toujours dans les Sciences de la vie ?

[YGM] : Nous on souhaite poursuivre notre développement de fournisseur de solutions pour améliorer la découverte de nouvelles solutions thérapeutiques en collaboration avec les industriels de la santé.
Dans nos projets, nous souhaitons intégrer la recherche de nouvelles molécules par notre plateforme avec une automatisation de la synthèse chimique.

[EM]: Nous arrivons à la fin de notre entretien, quelle serait ta conclusion ?

[YGM] : A mon niveau, par rapport aux activités de ma société et de son stade de développement, les problématiques de souveraineté ne sont pas encore très présentes. Je n’ai donc pas encore d’opinion bien affirmée, même si on peut regretter le manque de géants industriels français, dans le numérique mais aussi l’industrie pharmaceutique…
 

Emmanuel MAWET

Lien :https://effisyn-sds.com/2021/02/14/interview-de-janvier-avec-yann-gasthon/

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