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Article N°24502

GlobalGeoNews / Quand le cinéma pense le Big Data

Reuters

Lionel Lacour est spécialiste de l’histoire du cinéma et réalisateur. Sa chronique hebdomadaire nous raconte ce que le cinéma dit de notre société.

Avec leur film Sortie d’usine en 1895, les frères Lumière initient la constitution d’une banque de données planétaire, un proto « big data » où chaque spectateur devient témoin de la société, de ses transformations et de ses progrès. Mais comme George Orwell affirmant dans Les lieux de loisirs « quand on me présente quelque chose comme un progrès, je me demande avant tout s’il nous rend plus humains ou moins humains », nombre de films d’anticipation interrogent les conséquences des nouvelles technologies sur l’avenir d’une humanité de plus en plus réduite aux analyses des big data. Par Lionel Lacour.


Les cinéastes ont compris que les technologies de la communication collectent des informations constituant une source de pouvoir inédite. Ainsi en 1931, par une sorte d’« archéo-intranet », les employés de À nous la liberté  sont fichés et numérotés par leur patron qui connaît de fait toutes leurs relations sociales. En 1936,  c’est à partir de l’invention de la télévision à Londres en 1926 que Chaplin imagine la vidéo-surveillance des ouvriers d’une usine dans Les temps modernes. La modernisation des moyens de communication permet donc de nouvelles idées de dramaturgie. Par exemple, en 1994, le trader d’Un indien dans la ville suit les cours de la bourse de Tokyo en pleine forêt amazonienne sans prêter attention à son ex-femme qui lui fait face et lui annonce l’existence de son fils ! Les films d’action exploitent aussi la puissance sans cesse grandissante des ordinateurs dans des scénarios de hold-up numérique par hacking via internet comme dans Opération espadon en 2001.  Mais c’est dans l’anticipation que le cinéma excelle pour analyser la portée sociétale de ces technologies numériques de captation de données personnelles. En 2002,  le monde futuriste de Minority report adapté de la nouvelle de Philip K. Dick transforme les individus hyper-connectés en source de données ambulantes. En découlent des dérives d’entreprises exploitant les big data pour inciter les citoyens à consommer davantage ou d’autorités publiques pour réduire les libertés individuelles. (...)


Retrouvez l'intégralité de cette chronique sur GlobalGeoNews.com 


Lionel Lacour

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