Olivier HUART CEO-TDF Group interviendra aux 18èmes Rencontres Economiques d'Aix-en-Provence organisées par Le Cercle des Economistes. @TDFgroupe @Localinfo_fr
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Article N°20767

Olivier HUART CEO-TDF Group interviendra aux 18èmes Rencontres Economiques d'Aix-en-Provence organisées par Le Cercle des Economistes. @TDFgroupe @Localinfo_fr

LES METAMORPHOSES DU MONDE 

Le Cercle des économistes a créé les Rencontres Économiques d’Aix-en-Provence en 2001. Elles sont devenues le rendez-vous de réflexion et de débat incontournable du monde économique en France.

 LES MÉTAMORPHOSES DU MONDE

6, 7 et 8 juillet 2018

 

Le choix d’un thème précurseur, marqueur de la réflexion économique mondiale.

Pour choisir le thème de cette nouvelle édition, les 30 membres du Cercle des économistes ont phosphoré, pendant 4 mois, en prenant de multiples contacts avec des universitaires, des représentants de la société civile et des grands patrons français et étrangers. Après de nombreuses discussions, le Cercle des économistes a finalement choisi un sujet extrêmement ambitieux, déterminant pour nos sociétés :

« Les métamorphoses du Monde ».

Un nouveau monde est en train de se créer. Durant 3 jours, le Cercle des économistes réunira, autour d’un programme de conférences exigeant, les personnalités incontournables de l’économie venus du monde entier pour comprendre comment, face aux différentes révolutions, retrouver la maitrise de notre évolution et ainsi se réapproprier le changement.

À la pointe de la pensée économique et souvent en avance sur leur temps, les Rencontres Économiques d’Aix-en-Provence sont devenues la tribune privilégiée des acteurs de l’économie publics ou privés. Evénement international, unique en Europe, il accueille plus de 4000 personnes.

Il est fort probable que, comme les années précédentes, cette édition devienne le marqueur de la réflexion économique à venir. (Souvenez-vous, le thème de la prospérité traité en 2017 au lendemain de plusieurs élections nationales dont les présidentielles en France, celui de la souveraineté en 2016 en plein Brexit, le travail en 2015 sujet toujours au cœur des discussions…).


Olivier HUART CEO-TDF Group interviendra à la session 7 "LA VILLE DE DEMAIN SERA-T-ELLE ENCORE HUMAINE ?" qui se déroulera le samedi 7 juillet à 9h00.

Les villes concentrent déjà plus de la moitié de la population mondiale et ce chiffre devrait dépasser les 66% d’ici à 2050, selon les dernières projections des Nations Unies. Au-delà des investissements nécessaires à l’agrandissement et au développement des infrastructures, la définition du modèle urbain de demain représente donc un enjeu crucial dans toutes les sociétés.  À quoi ressemblera la ville du futur ? Comment repenser la mobilité dans un monde mégapolisé ?

On rêve désormais d’une ville ultra-connectée répondant à toutes nos requêtes par l’intégration de nouvelles avancées technologiques. Mais l’espace urbain doit avant tout demeurer un lieu harmonisant le bien-être de ses habitants avec des objectifs ambitieux de durabilité, de protection de la vie privée ou encore de cohésion sociale. Par-delà les craintes et les espoirs que suscite l’implantation massive de technologies au service de l’aménagement du territoire urbain, la ville de demain sera-t-elle source d’émancipation ou d’asservissement ? Les villes sont-elles un terreau propice à l’innovation économique, politique et sociale ? Quelle réponse satisfaisante peut-on formuler face à la polarisation des territoires dans un contexte de métropolisation ?

 

Session 7 - La ville de demain sera-t-elle encore humaine ? A quoi ressemblera la ville de demain ? Voici une question que les générations de tout temps ont posée, esquissant au fil des siècles les utopies de leurs époques. Au vu des enjeux que la ville d’aujourd’hui suscite, le sujet mérite d’être reposée, incluant dans notre réflexion les évolutions majeurs de notre siècle, au premier rang desquels l’outil numérique qui annonce sa révolution. Mais comment définir la ville ? Lieu de l’échange, elle l’est depuis sa naissance, voyant le troc primitif devenir le commerce d’aujourd’hui. Lieu de socialisation, elle le reste malgré les réseaux sociaux. De l’agora à la place, des thermes antiques aux cinémas d’aujourd’hui, elle accueille amis et ennemis pour que la parole circule. Lieu de réseaux, déjà les égyptiens nous le disaient. Son hiéroglyphe le raconte, inscrivant dans le cercle de son enceinte, la croix de ses routes. Lieu de l’architecture, elle se fabrique dans la pierre de ses bâtiments. Le bâti forme le plein qui assure la possibilité au vide de l’espace public de prendre corps. Lieu du public, elle accueille hôpitaux, écoles, tribunaux, et tant d’autres, faisant de ses monuments les lieux de l’état. Lieu du privé, en s’en fait la garante, devenant l’articulation entre la volonté publique et le travail privé. Le phénomène urbain multilinéaire a connu le siècle passé une mutation profonde. Alors que les villes ne logeaient qu’un habitant sur trente en 1800, elles concentrent aujourd’hui plus de la moitié de la population mondiale. Selon les dernières projections des Nations Unies, ce chiffre devrait dépasser les deux-tiers d’ici à 2050. Il y a désormais près de cinquante aires urbaines qui dépassent les 10 millions d’habitants. Au-delà des interrogations intrinsèques que suscitent la ville, c’est dorénavant la question de son échelle qui interroge et mérite notre attention. Le XIXe a été le siècle des empires, le XXe celui des Etats nations. Le XXIe siècle sera celui des villes. La formule de Wellington Webb, ancien maire de Denver résume le contexte dans lequel s’inscrit notre échange. À l’aube de l’ère urbaine, questionnons le potentiel de nos villes. Les villes de demain sauront-elles être plus écologiques ? Le contraste interpelle. Alors qu’elles ne représentent que 2% de la surface terrestre, les villes sont responsables de 80% des émissions de gaz à effet de serre et consomment 75% de l’énergie mondiale. Les responsables politiques en ont pris conscience, créant en 2005 le C40. Cette organisation représente aujourd’hui 80 des plus grandes villes mondiales, 600 millions d'habitants mais surtout 70 % de l'émission de gaz à effet de serre. L’ambition est annoncée : la transition environnementale commence dans la ville. L’arrivée des outils numériques annonce des possibilités pour la transformation de nos systèmes de gestions de ressources et d’énergies. La généralisation des systèmes de vérifications permet d’assurer un transport efficient des flux (eau, gaz, électricité) et, le cas échéant de facilité le diagnostic des pannes rencontrées. Mais si la logistique est impactée, productions et consommations de ressources sont aussi en mutation. Les nouvelles avancées dans le domaine de la production d’énergies, notamment renouvelables, tendent à prendre une part croissante dans la production totale. En développant les solutions individuelles, les nouvelles recherches invitent à la production d’énergie au plus proche des lieux de consommation. De son côté, les systèmes de consommation à commandes numériques permettent de limiter le gaspillage. A l’échelle globale, l’outil numérique facilite la gestion de l’énergie, permettant une production plus finement adaptée aux besoins.
Ce sont aussi nos bâtiments qui s’équipent, arborant les innovations tant en matière de production d’énergie que de gestion de l’éclairage, du chauffage et de la ventilation mais aussi au sujet des gestions d’accès et de sécurité. Les villes de demain sauront-elles faciliter la mobilité de ses usagers? La mégalopole japonaise se présente comme un cas saisissant. Se développant du Nord au Sud sur 1200 kilomètres et rassemblant 105 millions d’habitants. De son coté, un francilien passe en moyenne près de 70 minutes par jour dans les transports pour se rendre à son travail. Dans de tels contextes, comment assurer une mobilité plus efficace et agréable pour ses usagers ? Au-delà des réseaux de mobilités conventionnelles (voitures, bus, métro), de grandes évolutions sont en cours. Le vélo a repris une place de premier ordre dans les transports quotidiens, les villes développant les réseaux de pistes cyclables et les systèmes de vélo en libres service (sur bornes ou en free floating). Les réseaux de covoiturage ont vécu un large développement lors des dernières années. Avec 63 % de français qui utilisent leurs voitures personnelles pour se rendre au travail, le partage peut impacter de manière considérable sur la fluidité de circulation et sur la dégradation de l’environnement. Des systèmes multimodaux à la complexité grandissante, s’appuyant sur de nouvelles interfaces de gestion numérique permettent d’assurer des trajets de plus en plus fluides. Là encore, la possibilité informatique permet d’ajuster au plus près l’offre de mobilité aux besoins de ses usagers. Les villes de demain sauront-elles être le lieu de l’économie du futur? Le PIB de Tokyo est comparable à celui du Canada, quand celui de Paris est à peine inférieur à celui de l’Afrique-du-Sud. Avec des puissances économiques comparables à ceux d’états, les villes s’affirment aujourd’hui comme des maillons essentiels de l’économie mondiale. Mais la production de richesses urbaines a changé de nature. L’artisanat et une partie du commerce a quitté les centres villes. L’industrie s’est grandement délocalisée. Le travail s’est tourné vers les activités de services, inventant de nouveaux supports d’échanges. L’uberisation touche aujourd’hui une large palette de secteurs : livraisons (Deliveroo, Foodora,…), transport de personnes (Uber, Blablacar,…), artisanat (Lulu dans ma rue, Hellocasa,…) mais aussi tourisme (AirBnb). Cette dernière activité présente des impacts directs sur les centres villes. La pression immobilière aidant, on voit les centres anciens se dépeupler, remplaçant les lieux d’habitation en locations de vacances. La ville du XXIe siècle voit dans le même temps apparaitre une nouvelle forme d’entreprenariat. Les Start-up révolutionnent le paysage économique et influent sur la structure de nos villes. Elles investissent de nouveaux lieux et par leur travail, elles créent les outils qui façonneront la ville de demain. Mais dans tout ça, où sera la place du citoyen ? Comment faire de la ville de demain le lieu de l’ère numérique sans oublier la place de l’habitant ? Comment nourrir les espoirs d’efficacité promis par les nouvelles technologies sans renier la vie privée des individus ? Par-delà les craintes et les espoirs que suscite l’implantation massive de technologies au service de l’aménagement du territoire urbain, la ville de demain sera-t-elle source d’émancipation ou d’asservissement ? Londres, Pékin, Toulouse, Berlin, Strasbourg, New-York, Cannes, New-Delhi,… chaque ville présente son lot de particularités et si les interrogations quelles rencontrent se ressemblent, peut-on imaginer un modèle unique pour la ville de demain ?






https://www.tdf.fr/

Michel Lecomte

Lien :http://lecercledeseconomistes.fr/evenements/rencontres-economiques-daix-provence-2018/

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