La Mort d’Agrippine, le chef-d’oeuvre de Cyrano de Bergerac, enfin disponible au Livre de Poche, et au Théâtre Déjazet mis en scène par @daniel_mesguich.
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Article N°22368

La Mort d’Agrippine, le chef-d’oeuvre de Cyrano de Bergerac, enfin disponible au Livre de Poche, et au Théâtre Déjazet mis en scène par @daniel_mesguich.

« Dans mon panthéon à moi, cette pièce vaut au moins Horace ou Polyeucte, Bérénice ou Phèdre. » Daniel Mesguich.

LA MORT D’AGRIPPINE
 
Agrippine, veuve de Germanicus, veut se venger de l’empereur Tibère et de Séjanus, son favori, qu’elle tient pour responsables de la mort de son époux. Séjanus, qui désire secrètement Agrippine, décide de s’allier à elle pour renverser l’empereur. Tibère, qui jalouse la popularité d’Agrippine et craint pour son trône, veut se débarrasser d’elle… S’engage alors un jeu de dupes étourdissant, fait de mensonges et de dissimulation, où règne la violence.

Unique tragédie de Cyrano de Bergerac, taxée d’impiété à sa sortie, oubliée puis redécouverte sur le tard, La Mort d’Agrippine décrit un monde en perdition, d’une noirceur inouïe.

 

 


Édition de Françoise Gomez, conseillère pour le théâtre auprès du Rectorat de Paris, membre de la commission nationale d’aide à la création théâtrale.
Le dossier est enrichi d’un entretien avec Daniel Mesguich.

LA MORT (d’) AGRIPPINE
De HERCULE SAVINIEN DE CYRANO DE BERGERAC
Adaptation et Mise en scène DANIEL MESGUICH

Avec
Mesdemoiselles :
Agrippine, veuve de Germanicus                                                  SARAH MESGUICH
Tibère, empereur de Rome                                                          STERENN GUIRRIEC
Livilla, soeur de Germanicus                                                        REBECCA STELLA
Nerva, confident de Tibère                                                           JOËLLE LÜTHI
Furnie, confidente de Livilla                                                         JOËLLE LÜTHI

Messieurs :
Séjanus, ministre de Tibère                                                        JORDANE HESS
Cornélie, confidente d’Agrippine                                                  YAN RICHARD
Térentius, confident de Séjanus                                                  YAN RICHARD

Assistanat à la mise en scène                                                     DIEGO VANHOUTTE
Chorégraphie                                                                            CAROLINE MARCADÉ
Costumes                                                                                 DOMINIQUE LOUIS
                                                                                               STÉPHANE LAVERNE
                                                                                               JEAN-MICHEL ANGAYS

Maquillage                                                                               EVA BOUILLAUT
Régie                                                                                      CHARLY THICOT

Production Miroir et Métaphore – Cie Daniel Mesguich
Avec le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication, de la SPEDIDAM et de l’ADAMI
Coréalisation : Théâtre du Chêne Noir
Remerciements au Théâtre de l’Epée de Bois

REPÉESENTATIONS
Du 13 mars au 20 avril
Du mardi au samedi à 20H45
Tout public - Durée 1h40

CONTACT PRESSE
Dominique Racle | + 33 6 68 60 04 26 | dominiqueracle@agencedrc.com

ADMINISTRATION | DIFFUSION
MIROIR et Métaphore – Cie Daniel Mesguich
Ali Gacem + 33 6 61 09 69 08 | miroir.metaphore@gmail.com


LA PIÈCE
LA MORT (d’) AGRIPPINE met en scène une conspiration dirigée contre l’empereur romain Tibère (42 avant JC - 37 après JC). Si les conspirateurs semblent poursuivre le même objectif,
la vengeance, ils sont animés par des desseins différents, voire opposés : Agrippine dit vouloir venger la mort de son époux Germanicus, Séjanus dit agir par amour pour elle, Livilla par amour pour lui.

LA MORT (d’) AGRIPPINE, unique tragédie d’Hercule Savinien de Cyrano de Bergerac, avait fait scandale, à sa création, par son athéisme et son épicurisme : elle met en scène la liberté
de pensée la plus radicale, dans un monde d'une noirceur et d'une violence inouïes. La splendeur de cette oeuvre, pratiquement jamais jouée depuis, est aujourd'hui trop méconnue. L'un des héros, Séjanus, y tient des propos de « déniaisé » qui font écho à toute une littérature qui dénonce l'utilisation politique des religions.

Mais dans cette tragédie où tout, absolument tout, n’est que feinte, mensonge et dissimulation, l'émancipation à l'égard des croyances asservissantes et des impostures théologico-politiques ne débouche que sur une sanglante mise à mort.
 


NOTE D’INTENTION
Croire ou ne pas croire, telle est la (deuxième) question du théâtre. Mais c’est aussi la première. Car c’est toujours déjà peut-être à tort que l’on « croit » qu’est l’être de quoi que ce soit.
Au théâtre, nous savons (l’adulte en nous sait) que ce que nous regardons et écoutons n’est pas « vrai » ; que c’est, précisément, « du théâtre ». Mais, cela, à peine le savons-nous que nous acceptons, que nous décidons d’accepter, de le tenir – momentanément – pour vrai. C’est ainsi seulement que nous pouvons « suivre » une « action », une « intrigue » : tel événement se produit sur la scène, il arrive telle aventure aux « personnages », qui commettent tel acte, prononcent telles paroles, etc. : une fois que c’était « faux » (nous en sommes, n’est-ce pas, tous d’accord), voici que c’est, à présent – pendant ce présent qui se dit re-présentation –, « vrai » : c’est cela que nous nommons fiction.

Certains aventuriers du théâtre ont tenté de perturber cette tranquille « foi » seconde. Brecht, par exemple, n’a cessé de nous rappeler périodiquement, tout le long de ses pièces, que nous étions au théâtre ; de nous faire périodiquement nous déprendre de la fiction que nous voulions tenir pour la réalité, en nous rappelant, politique, qu’il en était une autre, une « vraie ». Shakespeare avant lui, par, disons, son « humour métaphysique », mais aussi bien Pirandello, Pinter ou quelques autres, l’ont fait aussi, à leur manière… Mais nul comme Cyrano de Bergerac dans LA MORT (d’) AGRIPPINE. Ici, nous ne cessons d’apprendre, chaque scène détruisant notre foi en la précédente, que ce qui vient de se dire n’était pas « vrai ». Que les « personnages »… mentaient. Tous, tout le temps.

Même, peut-être, quand ils avouent qu’ils mentent ! Aucune « vérité », ici, à laquelle s’accrocher pour « suivre » l’intrigue. Tout se passe, ici, comme si l’acte même de faire du théâtre, de paraître, comme le ferait un acteur, ce qu’on n’est pas « réellement », imprégnait infiniment les comportements et les paroles de tous les personnages ; comme si ces « personnages » n’étaient pas plus « vrais », quand ils parlent, qu’un acteur, maquillé et costumé en Hamlet, n’est « vraiment » quelqu’un qui s’appelle Hamlet. Ici, les personnages, les personnages eux-mêmes, sont, en même temps que les personnages qu’ils sont, les acteurs de leurs personnages. Ne sont pas plus - en fictionce qu’ils paraissent, que ne le sont - en réalité - les acteurs qui les jouent. Cela est nouveau. Radicalement. Et cela date du XVIIème siècle. C’est le miracle Cyrano.

Dans LA MORT (d’) AGRIPPINE, le personnage tragique n’est pas Agrippine ; ni Séjanus, ni Tibère, ni Livilla, c’est… la croyance du spectateur. C’est la croyance. C’est croire.
Croire, on le sait, même dans les circonstances les plus laïques, est une opération religieuse. Toujours. L’athée le plus fervent croit, cependant, qu’il ne se fera pas renverser par une voiture si aucune voiture n’est à l’horizon quand il traverse la rue, ou qu’il ne pourra pas acheter un kilo de pomme de terre dans un bureau de tabac… Cela, il le croit vrai, mais ne le sait pas, ne peut le prouver à l’avance. Nous croyons toujours.

Cyrano est athée. (Au XVIIème siècle, c’était plutôt dangereux, n’est-ce pas ; et c’est sans doute ce qui explique en partie que sa pièce soit restée maudite jusqu’à aujourd’hui, et, à très peu près, jamais jouée). Mais son athéisme, dans LA MORT (d’) AGRIPPINE, est total : ce n’est pas Cyrano qui est athée, ni tel personnage (même s’ils le sont), c’est l’écriture.

Cet athéisme-là, cette non-foi en tous les dieux – jusqu’aux plus imperceptibles, aux plus enfouis en nous – nous laisse nus, ouvre sur la radicalité même de l’existence. Rien, absolument rien, de sûr à quoi croire. Seul reste le vertige de vivre ; la sauvagerie d’être. Sous un mince vernis d’antiquité, presque pour rire, l’inconscient et ses mystères. La poésie jaillissante, amnésique, maléfique.

Par l’humour qui toujours sous-tend tout grand théâtre, LA MORT (d’) AGRIPPINE (c’est l’oeuvre d’un Shakespeare qui aurait joué à écrire comme Racine), sans rien chercher à prouver, nous met le nez sur les fondations les plus cryptées de l’art du théâtre. Et sur le théâtre comme la seule activité à pouvoir le faire.

                                                                                                                                                                                                                                                Daniel MESGUICH

 
EXTRAITS DE PRESSE
Devenu un véritable mythe grâce à la pièce d’Edmond Rostand, Savinien de Cyrano de Bergerac fut l’auteur d’un roman (Les États et Empires de la lune et du soleil), d’une comédie (Le Pédant joué) et d’une tragédie (La Mort d’Agrippine). C’est cette dernière pièce, qui a fait scandale à sa création par son athéisme et son épicurisme, que Daniel Mesguich présente au Théâtre du Chêne Noir avec les comédiennes et comédiens Sarah Mesguich, Rebecca Stella, Sterenn Guirriec, Jordane Hesse, Yan Richard et Joëlle Luthi. Centrée sur une conspiration fomentée contre l’empereur romain Tibère, La Mort d’Agrippine met en scène « la liberté de pensée la plus radicale, dans un monde d’une noirceur et d’une violence inouïes ». C’est l’oeuvre d’un Shakespeare qui aurait joué à écrire comme Racine, déclare Daniel Mesguich. Une oeuvre qui nous plonge dans les incertitudes du mensonge, qui laisse s’affirmer le vertige de vivre, la sauvagerie d’être, le poids de l’inconscient et de ses mystères.
                                                                                                                                                                                                                  Manuel Piolat Soleymat- La Terrasse

Les comédiens sont incroyables (ça tombe bien !) Sarah Mesguich est une fantastique Agrippine. Sterenn Guirriec, Rebecca Stella et Joëlle Luthi sont de chimériques et envoûtantes Tibère, Livilla, Nerva ou Furnie tandis que Jordane Hess et Yan Richard sont irréels et fabuleux. Ils savent se placer dans le pli entre réalité et mythe. C'est ensorcelant. Le jeu précis et total des comédiens met à nu ce qui pour Daniel Mesguich, subsiste lorsque les dieux se retirent : le théâtre bien sûr et à l'horizon la folie qu'il nous reste à affronter. La pièce est à voir et à revoir ; elle est un chef d'oeuvre exigeant pour les comédiens comme pour le public.
                                                                                                                                                                                                                David Rofé-Sarfati – Toutelaculture.com

(...) Sterenn Guirriec, une jeune femme racée pour jouer l’empereur Tibère ; un « naturel » mensonge théâtral, un de plus -, passant négligemment sa cigarette de ses lèvres à celles de sa partenaire – Sarah Mesguish, splendide Agrippine -, l’héroïque boucherie. Acteur de son personnage, il lui commente en léger différé l’hécatombe de cette « impérieuse » sauvagerie : « C’est assez, ils sont morts ». Et nous bien vivants – comme les acteurs le sont.
Comment ne le serions-nous pas vivants après avoir jubilé devant tant d’inventivité dans le propos tenu, face à tant de beauté plastique et sensuelle dans son traitement scénique et interprétatif, sans parler de l’effet frissonnant causé par les alexandrins délivrés comme autant de trésors de langue ? Le Théâtre est vraiment affaire de mensonges « à l’appel ». Les comédiens sont vraiment les acteurs de leur personnage. Et nous spectateurs, nous sommes sans nous y tromper les contemplateurs nondupes et délicieusement complices du « mentir-vrai ». Du grand, très grand Mesguish.
                                                                                                                                                                                                                                        Yves Kafka- Le Bruit du Off

La mise en scène de Daniel Mesguisch, fastueuse, met pertinemment en valeur les alexandrins de Cyrano. Tous les comédiens, de la furieuse Agrippine bien campée par Sarah Mesguisch, au Tibère, calme et dangereux, superbement incarné par une femme, Sterenn Guiriec, en passant par Séjanus, ministre de Tibère (excellent Jordane Hess) mais aussi les confidents (Cornélie et Térentius joués par Yan Richard et Joëlle Lüthi tenant les rôles de Nerva et de Furnie, prouesses de comédiens) chantent allègrement et somptueusement leur partition, nous faisant savourer leurs mots-maux trompeurs.
                                                                                                                                                                                                                   Patricia Chabot - Qui veut le programme ?



L’AUTEUR
HERCULE SAVINIEN DE CYRANO DE BERGERAC
(1619-1655)
Auteur d'une oeuvre novatrice mais largement méconnue qui l'inscrit dans le courant « libertin » de la première moitié du XVIIe siècle, Hercule Savinien de Cyrano de Bergerac est évidemment surtout connu aujourd'hui pour être le personnage héroïque d’Edmond Rostand, qui, tout en reprenant, certes, quelques éléments de la biographie du poète, s’en écarte toutefois la plupart du temps.

Savinien de Cyrano (il n’ajoutera que plus tard la particule « de Bergerac », sans d’ailleurs aucune référence à la ville gasconne !), nait le 6 Mars 1619 à Paris. Il grandit à Saint-Forget (au sud - ouest de Paris), puis étudie au collège de Beauvais (dont le principal, Jean Grangier, lui inspirera le personnage de sa comédie Le Pédant joué). En 1638, il s'engage dans le régiment des Gardes du Roi, compagnie comptant de nombreux Gascons, et se bat pendant la guerre de Trente ans. Il est blessé au siège de Mouzon en 1639, et à celui d'Arras en 1640. Cette dernière blessure met fin à sa carrière militaire. A partir de 1641, sa vie change. S'il ne perd pas le goût des armes, il s'engage dans la carrière littéraire. Il est proche de Chapelle, qui le présente à Gassendi. Cyrano est fasciné par la pensée rationaliste et pragmatique de l'astronome, physicien et mathématicien français.

Il est l’auteur d’une seule comédie, Le Pédant joué (1646), d’une seule tragédie, La Mort d’Agrippine (1653) et d’un seul roman (d’anticipation), Les États et Empires de la Lune et du Soleil (1657-1662).

Le Pédant joué et La mort d'Agrippine suscitent, à leur sortie, le scandale ; les chroniqueurs de l'époque parlent de leur auteur comme « d'un fou nommé Cyrano », on lui reproche son esprit libertaire et son athéisme. Il meurt en 1655 à Sannois, victime de la chute d'une poutre de bois, à trente-six ans, sans que l’on n’ait jamais su s’il s’agissait d’un accident ou d’un attentat.

Les écrits de Cyrano de Bergerac, où éclatent sans cesse, dans un style somptueux, l'imagination, l'extraordinaire curiosité intellectuelle et l'originalité de la pensée, placent le vrai Cyrano, loin des clichés associés au dix-septième siècle « classique » de Corneille, Racine, Boileau ou Louis XIV, à la jonction de la Renaissance (l'humanisme, le combat contre les tyrannies, l'influence des écrits de l'Antiquité ...) et des Lumières (l'intérêt pour la science, la remise en cause des dogmes de l'Eglise,
des institutions politiques, des normes sociales...).

En littérature, Cyrano de Bergerac s’est essayé à tous les genres, et apporte, à chaque fois, un ton qui n’est qu’à lui. Il réinvente la comédie en prose avec Le Pédant joué (dont Molière s’est plus qu’inspiré dans Les Fourberies de Scapin), il réinvente le roman utopique avec Les États et Empires de la Lune et du Soleil … Le vrai Cyrano est un génie rebelle. Génie, par l'envergure de ses idées, la richesse de sa pensée ; rebelle, parce que Cyrano écrivait toujours contre. Contre les Dogmes, les idées reçues. Mais au lieu de proposer une vision utopique et alternative à une société imparfaite, il offre un questionnement permanent, une quête intellectuelle, qui semble toujours sans réponse. Et cela, par une écriture hallucinante de force et d’audace. Ainsi, héritier de La Boétie, Rabelais, Montaigne, et précurseur de Voltaire, Diderot, Beaumarchais, Cyrano est le libre-penseur par excellence. Et un très grand poète.

                                                                                                                                                                                                                                                        Daniel MESGUICH
 


LE METTEUR EN SCÈNE
DANIEL MESGUICH
Après être passé par le Conservatoire de région de Marseille, Daniel Mesguich suit des études de philosophie à Paris. Admis en 1970 au Conservatoire national supérieur d’art dramatique, il y reçoit l’enseignement d’Antoine Vitez et de Pierre Debauche.

Il compte à son actif près de deux cents mises en scène pour le théâtre (Hamlet, Le Prince Travesti, Andromaque, Dom Juan, le Prince de Hombourg, le Diable et le Bon Dieu, etc.), une quinzaine pour l’opéra (Le Ring, Le Grand Macabre, La Flûte Enchantée, la Lettre des sables, etc.), sur les plus grandes scènes françaises (Cour d’honneur du Festival d’Avignon, Comédie-Française, Théâtre de Chaillot, Odéon, Opéra de Paris, etc.) et étrangères (Bruxelles, Prague, Moscou, Budapest, Séoul, Brazzaville, Pékin, etc.).

Il a été l’acteur d’une quarantaine de films de cinéma – signés notamment Michel Deville (Dossier 51), Francis Girod (La Banquière), Costa-Gavras (Clair de femme), François Truffaut (L’amour en fuite), Alain Robbe-Grillet (La Belle Captive), Ariane Mnouchkine (Molière), etc.– et de séries dramatiques à la télévision (Napoléon, Berlioz, etc.).

Il a dirigé deux centres dramatiques nationaux : le Théâtre Gérard-Philipe à Saint-Denis et le Théâtre national de Lille (La Métaphore).

Nommé le plus jeune professeur du Conservatoire national supérieur d’art dramatique (dix ans après sa sortie comme élève), il y a enseigné trente ans, de 1983 à 2014 (de très nombreux acteurs ont été ses élèves, parmi lesquels Sandrine Kiberlain, Richard Anconina, Vincent Perez, Philippe Torreton, Guillaume de Tonquedec, Guillaume Gallienne, Thierry Frémont, etc.), et en a même été, de 2007 à 2014, le directeur.

Il est fréquemment sollicité pour diriger des masters classes à l’étranger (Académie de Pékin, Princeton University, Tokyo, Monterey, Budapest, etc.), et pour donner des conférences sur l’art dramatique (New-York, Harvard, Oxford, Bogota, etc.). Il est invité dans de nombreuses manifestations littéraires, et se produit souvent comme récitant aux côtés de grandes personnalités musicales (Brigitte Engerer, Jean-Efflam Bavouzet, Cyril Huvé, etc), ou sous la baguette de grands chefs (Kurt Masur, Jean-Claude Malgoire, Philippe Bender, François-Xavier Roth, Jean-Claude Casadesus, Emmanuel Krivine, etc.).

Outre de nombreux articles théoriques sur le théâtre, Daniel Mesguich est l’auteur de : deux essais (L’éternel éphémère, Estuaires), d’un « Que sais-je ? » (Le Théâtre, avec A. Viala), de trois livres d’entretiens (Le Passant composé, avec A. Spire ; Je n’ai jamais quitté l’école, avec R. Fouano ; Vie d’artiste avec J. Sauvard), d’une pièce de théâtre (Boulevard du boulevard du boulevard), d’un roman (L’Effacée), de nombreuses traductions (de Shakespeare, Kleist, Euripide ou Pinter) et d’un livret d’opéra (La Lettre des sables).

Actualité 2018
Du 6 janvier au 4 mars : Le Souper de Jean-Claude Brisville – Théâtre de Poche Montparnasse – Paris 15 Mise en scène de et avec William et Daniel Mesguich. En tournée nationale du 30 mars au 21 décembre.

Le 11 avril : Ré-édition de Le Théâtre, co-écrit avec Alain Viala, Editions PUF - Que sais-je ?
Du 6 au 29 juillet : Mise en scène de LA MORT (d’) AGRIPPINE de Cyrano de Bergerac – Festival d’Avignon (Théâtre du Chêne Noir)
Du 6 au 29 juillet : Mise en scène de Lili d’après Le Désespoir tout blanc de Clarisse Nicoïdsky –
Festival d’Avignon (Théâtre du Roi René).
Du 17 octobre au 15 décembre : Tournée nationale de L’entretien de M Descartes avec M Pascal le jeune de Jean-Claude Brisville

 
L’ÉQUIPE ARTISTIQUE
SARAH MESGUICH
Formée au CNSAD de Paris dans les classes de Stuart Seide, Jacques Lassalle et Patrice Chéreau, diplômée en 1999), Sarah Mesguich entame très jeune une carrière de comédienne.

Au théâtre, elle joue dans une vingtaine de pièces, notamment sous la direction de Frédéric Klepper, Jean-Claude Fall, Daniel Mesguich, Patrice Chéreau, Alain Zaepfel, William Mesguich, Gilles Gleizes, Elisabeth Chailloux...

Au cinéma et à la télévision, elle apparaît notamment au générique de films signés Patrick Schulmann, Michèle Ferrand-Lafaye, James Ivory, David Faroult, Marco Pico, José- Maria Berzosa, Alain Nahum, Maurice Dugowson, Philippe Triboit, Stéphane Kurc, Pierre Aknine, Nina Companeez... Après avoir travaillé le chant et la voix avec Nicole Fallien et Alain Zaepfel, elle se produit dans trois tours de chant originaux.

Récemment, elle a joué dans Agatha de Marguerite Duras, Hamlet de Shakespeare et Le Prince Travesti de Marivaux. Elle participe régulièrement à des dramatiques radiophoniques pour France Culture et à des lectures de textes en public. Avec sa compagnie, le Théâtre Mordoré qu’elle crée en 2006, elle écrit (avec Laurent Montel) et met en scène le triptyque des aventures d’Eby.

Depuis 2009, elle prend en charge une classe amateur au Lucernaire avec laquelle elle crée chaque année un spectacle. De 2012 à 2014, elle enseigne aux élèves de troisième année du Cours Florent à Paris. Elle obtient son diplôme d’État de professeur de théâtre début 2018 et participe activement à la création des Cours Daniel Mesguich à Paris.

En 2012, elle adapte et met en scène, Pinocchio d’après l’Étrange Rêve de Monsieur Collodi qui se joue au Lucernaire, puis en tournée nationale. En 2015, Zazie dans le métro, d’après Raymond Queneau. En 2016, elle cosigne l’adaptation de Robinson Crusoé, la véritable histoire de mon père avec Joëlle Luthi et en fait la mise en scène à Paris. En 2017, elle écrit avec Alexis Consolato le texte Les douze travaux d’Hercule…ou presque, qu’elle met en scène au Lucernaire, spectacle repris au Théâtre la Luna pendant le festival d’Avignon 2018.


STERENN GUIRRIEC




Sterenn Guirriec suit la « Classe libre » des cours Florent, avant d’entrer au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique, dans la classe de Daniel Mesguich.

Actrice au théâtre, elle interprète la Fiancée dans La Fiancée aux yeux bandés, d’Hélène Cixous (mise en scène Daniel Mesguich) ; Célimène dans Le Misanthrope (mise en scène Nicolas Liautard) ; Ophélie dans Hamlet (mise en scène Daniel Mesguich) ; Fleur de Marie dans Les Mystères de Paris ; La Fiancée dans Noces de sang, de Lorca (mise en scène William Mesguich) ; l’Infante dans Le Cid (mise en scène Sandrine Anglade) ; Ysé dans Partage de midi ; Emma dans Trahisons de Harold Pinter ; Phèdre dans Phèdre de Racine ; la Femme dans Au bout du monde d’Olivier Rollin…

Elle met en scène, au théâtre, Partage de midi de Paul Claudel, Phèdre de Jean Racine, Les Mémoires d’un fou de Gustave Flaubert…

Au cinéma, elle joue dans Aurore de Blandine Lenoir ; Body de Léonore Serail ; L’honneur de Robert et Monsieur l’abbé de Blandine Lenoir ; La part Céleste de Thibaut Gobry ; l’Absinthe d’Olivier Bertin…







REBECCA STELLA
Élevée dans le monde du théâtre, elle participe toute jeune à de nombreux spectacles. Après un bac option théâtre, elle intègre la classe libre des cours Florent. Elle y travaille principalement avec Jean-Pierre Garnier, Michel Fau et Cécile Brune.

Elle tourne dans une vingtaine de téléfilms et de séries télévisées comme Julie Lescaut, Commissariat Bastille, ou encore Joséphine ange gardien, Franck Keller. Au théâtre, elle joue dans Hernani, Tohu Bohu, Ruy Blas, La Belle et la Bête, La vie est un songe, Adèle et les merveilles, et récemment dans
Hamlet (2014-2015), Les Fables II (2014-2016)… Elle enregistre de nombreuses fictions pour France-Culture et double les voix de mangas pour la télévision.

Elle fonde avec Sarah Fuentes la compagnie Era Flates avec laquelle elles mettent en scène et interprètent Les 4 jumelles de Copi. Grâce à cette aventure, elle se découvre aussi metteuse en scène et accompagne Lionel Cecilio dans deux spectacles, Suite royale 2026 et Monologue pour les vivants. En 2011, elle monte Les Malheurs de Sophie d’après la Comtesse de Ségur, produit par Nopog production (Sabine Perraud).

En 2012, elle monte avec sa nouvelle compagnie, Le Théâtre aux Étoiles, Un Bon Petit Diable d’après la Comtesse de Ségur. En 2014, elle écrit et met en scène N/zoé et les cinq continents et, en 2015, Le Chat Botté, au Lucernaire à Paris.

Elle a joué récemment, Léa, la petite fille diabétique des Iles Désertes sous la direction d’Avela Guilloux et Caroline Stella en 2015 et 2016 au Lucernaire, et Lisette dans Le Prince Travesti de Marivaux au Théâtre du Chêne noir (Avignon 2015), à l'Épée de Bois (Cartoucherie Paris 2016) et en tournée en 2016-2017.

Elle a interprété en juin 2016, Abby dans Respire qu'elle a écrit et mis en scène avec Sarah Fuentes. En 2017, elle écrit et met en scène sa dernière création jeune public : La Constellation des contes au Lucernaire. En 2018, elle écrit et met en scène le deuxième volet des Iles Désertes : Les Eclipses avec Avela Guilloux.


JORDANE HESS



Après un bac littéraire, Jordane Hess entreprend des études en lettres modernes à l'Université de Strasbourg. Il fonde en 2010 la troupe de théâtre Les Ham'acteurs avec Jonathan Daudey. Dom Juan (2010), L'Avare (2011), Faisons un rêve (2013), Théâtre sans animaux (2014), Art (2015), Feu la mère de Madame (2016), Les Deux timides (2016), Dans la solitude des champs de coton (2017), On ne badine pas avec l'amour (2017), Combat de nègre et de chiens (2018) sont autant de spectacles qu'ils monteront ensemble. Pratiquant la peinture, il remporte en 2012 le « Grand Prix Arbuste » à Paris pour son tableau « Rendez-vous ». Depuis septembre 2018, il suit les enseignements de Daniel Mesguich au Cours Mesguich.




YAN RICHARD
Yan Richard entre en 1987 à l’École Théatrochamp, sous la direction d’Anoushka Chenevard Sommaruga. Durant quinze ans, il joue dans de nombreuses créations et s’installe à Paris en 2003. Il entre au cours Florent dans les classes de Xavier Florent, Jean-Pierre Garnier et Laurent Montel. Il y interprète notamment Puck dans Le Songe d’une Nuit d’Été de William Shakespeare/mes Céline Texier-Chollet, Gino dans Ball-trap de Xavier Durringer/mes Julia Laurent et Iell dans Ruban Noir, de Sylvain Guichard.


Avec la Compagnie La Lanterne du Mulot, dès 2005, il assiste Céline Texier-Chollet, metteuse en scène, pour Carthage, encore de Jean-Luc Lagarce, puis de 2007 à 2009, il interprète le Jeune Homme dans La Peau d’Elisa de Carole Fréchette et Mascarille dans L’Étourdi de Molière. Il joue également Léo dans les Sept jours de Simon Labrosse de Carole Fréchette/mes Luc Dezel (2009), Music-Hall de J.L. Lagarce (2010), Les Contes Gourmands et Pinocchio (Compagnie Théâtre Mordoré- 2012). Il participe aux lectures d’Hamlet et d’Antoine et Cléopâtre de Shakespeare dans la traduction et la mise en voix de Daniel Mesguich avec le Théâtre de l’Étreinte.

Récemment il a joué dans plusieurs spectacles, à Paris à Avignon et en tournée, tels que Si je t’attrape, j’te mort, Le mariage nuit gravement à la santé et rejoint en 2014 l’équipe de Daniel Mesguich pour interpréter le rôle de Laërte dans Hamlet, au Théâtre de l’Épée de bois. Avec la Compagnie 21, il monte également Le débit de pain, de Brecht, mis en scène par Sylvain Guichard.


JOËLLE LUTHI
Née à Genève, Joëlle Luthi a pratiqué pendant dix ans le théâtre à l’école du Théâtrochamp avant de se lancer dans une formation professionnelle au Conservatoire de musique de Genève. Elle termine ses études de théâtre à la Sorbonne Nouvelle tout en suivant également une formation de jeu dans l’école de la Compagnie du Vélo Volé, sous la direction de François Ha Van.

En 2012, elle créé son premier spectacle, Contes Clownesques : le bonheur est au bout de la rue, primé au festival Ici & Demain.

Elle rencontre Sarah Mesguich qui lui offre de jouer le rôle-titre de sa nouvelle création Pinocchio, d’après L’étrange rêve de Monsieur Collodi, au Lucernaire, puis en tournée dans toute la France. Elle reprend aussi le rôle de Minouche dans Eby et La Petite au Bois Dormant ainsi que le rôle de Eby dans Eby et son petit chaperon rouge, de Laurent Montel et Sarah Gabrielle mis en scène par Sarah Mesguich. En 2012, elle travaille avec Daniel Mesguich pour une lecture radiophonique d’Antoine et Cléopâtre, puis interprète en 2014 Le Spectre dans Hamlet de Daniel Mesguich au Théâtre de l’épée de bois. En 2015, elle joue le rôle-titre dans Zazie dans le métro au Théâtre du Lucernaire sous la direction de Sarah Mesguich.




 

Michel Lecomte

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