#Rock : Garorock ou la loi de Bézu
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Article N°16383

#Rock : Garorock ou la loi de Bézu

Poursuivant toujours son inlassable passion pour le rock, Bruce Guillaumont notre chroniqueur favori, a décidé de nous faire vivre aujourd'hui, la vie et le parcours d'un passionné qui se rend à un concert. Il nous fait part de ses sensations lors du concert de MUSE, qui se déroulait à MARMANDE, ce jeudi 30 juin 2016. Heureux de s’être procuré une place pour aller voir Muse en concert au Garorock, il récupère ses co-voitureurs, dont certains avec toile de tente et sac de victuailles car ils y passent les 4 jours et les voilà partis pour 1h40 de route sous une journée magnifique aux sons de Led Zeppelin, Jimi Hendrix et Nirvana tout en parlant Rock avec ses passagers.

 





Casquette vissée sur la tête, lunette de soleil sur le nez, je me rend vers la 1ère zone d’entrée du site qui se situe à 1 km de notre parking en aidant des jeunes chargés comme des mules qui vont passer les 3 nuits du festival sur place. Tout cela dans la bonne humeur et la rigolade.




En attendant que le 1er checkpoint ouvre, je m’installe pour lire la bio non officielle de Metallica allongé sur ma couverture fine et ma bouteille d’eau à porté de main. Un petit conseil de baroudeur de concert et de festival, prévoyez un petit sac à dos contenant de quoi vous assoir ou vous allonger, une bouteille d’eau, de quoi vous occuper (livre, magazine, console de jeu portative, casse tête chinois, mots-croisés, ...) sinon l’attente va vous paraitre longue, un tee shirt de rechange (car on transpire vite), à titre perso je met toujours une paire de chaussette de rechange (il arrive qu’il pleuve ou que les points d’eau deviennent boueux) et de quoi grignoter (éviter le chocolat, ça fond vite sous le soleil).

 
Juste après 16h00, notre checkpoint ouvre enfin ses portes et nous nous engageons heureux vers les agents de sécurité qui sont là pour palpations et vérifications des contenants. Au vu, du nombre de personnes qui attendent, je vous laisse imaginer le temps d’attente. Mais bon ! Cela ne va pas gâcher notre excitation d’être enfin entré. Eh ben non ! Une fois ce contrôle passé, nous avons droit encore à un petit km pour accéder au site. Mais le chemin étant ombragé, cela n’est pas trop dérangeant. Et là, rebelote ! La foule se retrouve sur une immense plaine en plein soleil à attendre devant un 2ème chechpoint qui permet d’entrer sur le site du festival, les uns contre les autres, accompagné des 1ers malaises dus à la chaleur. Après 3/4 d’heure de collé-serré arrive enfin mon tour avec re palpation de sécurité et re fouillage de mon sac à dos et me voilà enfin en terre sainte.

Oui ! Enfin ! J’y suis ! Et là, patatrac ! On te dit qu’il faut récupérer ton badge qui te permettra de consommer dans les différents stands sur site. Tu regardes l’endroit que l’on t’indique et là tu rigoles jaune car tu sais que c’est reparti pour la foule... la queue... la chaleur ! Quand j’ai enfin mon sésame vers 17h45, ma première pensée est de trouver une fontaine de jouvence (pour les non initiés, là où on vend de la bière) car ma bouteille d’eau, ça fait longtemps qu’elle est aussi sèche que le désert de Gobi.

 
Là, 2 positions à adopter. Soit chercher les points d’ombre pour avoir un minimum de fraicheur, soit se rapprocher des scènes pour profiter des groupes présents. Alors, mon nectar dans les mains, je m’installe à environ 80 mètres devant 3 écrans géants et 2 scènes mais avec 2 tours techniques contenant les poursuites (éclairages) qui gênent la vue. Mais bon ! Les écrans géants feront l’affaire. A peine installé, voilà que le 1er groupe a déjà finit sa prestation (beuh !!!!!).

1/2 heure d’attente plus tard, commence le 2ème groupe : YAK. 3 britanniques au son comme je l’aime, navigant entre le punk et le grunge. Leur musique est simple, frappante et pleine d’énergie. Je me régale enfin ! Je headbangue et en fermant les yeux, je me dit que les SEX PISTOLS, RAMONES et NIRVANA peuvent être fier de ce qu’ils ont apportés à la musique et surtout au Rock. Mais comme toute bonne chose, cela finit trop vite.




Vient ensuite X AMBASSADORS, groupe de Rock Indé voir Alternatif, apparemment plus connu car beaucoup reprennent les refrains. Mais hélas, c’est à ce moment là que la faim me tiraille et vu que cela ne m’emballe pas plus que ça, je me dirige vers les stands de restauration et deviner ? Re queue ! Ah ! Ah ! A la queue leu leu ! Une queue pour payer avec son fameux badge et une autre pour être servi (re beuh !!!!) quand je reviens à mon point de chute, le groupe new-yorkais finit son tour de chant.





S’ensuit GHINZU, groupe belge qui me laisse de marbre (pas mon style, trop de synthé) mais qui a le mérite d’attirer les gens vers la scène, surement du fait que le soleil est couchant et que la température devient agréable.

 

J’en profite pour aller remplir ma bouteille à un rare point d’eau où beaucoup de monde est agglutiné donc re queue ! Pour aller faire ma vidange (et là, je me suis dit merci d’être un homme car je vous laisse imaginer devant les WC pour dame) ! Et pour me reprendre une bonne bière fraiche qui m’attend au bout de la file des gens qui ont eu la même idée que moi.

Je suis paré pour MUSE ! Mais auparavant, il a fallu que je me recule car les gens vous marchent dessus pour gagner 1 mètre ! Et c’est parti ! Le groupe débute avec des titres de leur dernier album mais je n’accroche pas ! Le jeu de lumière n’est pas fait pour le plein air et le visu sur écran me fait penser à RADIOHEAD. Le soufflet est en train de retomber quand ils attaquent Supermassive Black Hole qui réveille la foule, vient d’autres morceaux de leur répertoire que l’on connait et qui sont agréable a entendre.

 


Mais bon, cela n’empêche pas que j’ai été déçu aussi bien par la prestation de Matthew Bellamy qui n’est vraiment pas un (guitar hero) et dont personne n’a du lui dire qu’il était à Marmande et non pas à Bordeaux. La musique offerte (n’est pas QUEEN qui veut !). Le solo basse proposé (difficile d’être objectif quand on a Cliff Burton sur Anesthesia comme référence).


Arrivé à la fin du show dans une presque indifférence  la foule qui se dirige vers la sortie  y va de son commentaire négatif (Ah ! Ah! A la queue leu leu !) pour retrouver la voiture dans un champ pas éclairé garder de la batterie sur le portable pour vous en servir comme lampe torche), sortir du parking (je ne vous rechante pas le classique de Bézu) et enfin rentrer à la maison à 4h30 du mat’ avec le sentiment que la journée a été quand même agréable malgré les péripéties et d’avoir vu et entendu YAK en concert, un groupe que je recommande pour ceux qui aime le bon, gros et gras Rock.





J’oubliai ! Merci à Guylène et Jean-Claude d’avoir passé cette journée avec moi et non je n’irai pas voir Céline Dion avec vous !

Dominique MOREL

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