#Sécurité : Volontariat de sécurité civile en Haute-Garonne  remise officielle du plan d’actions
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Article N°16400

#Sécurité : Volontariat de sécurité civile en Haute-Garonne remise officielle du plan d’actions

Aujourd'hui, le modèle de secours français est riche de plusieurs composantes : sapeurs-pompiers volontaires, sapeurs-pompiers professionnels, militaires, bénévoles des associations agréées de sécurité civile, etc. Ce modèle de secours permet un maillage complet du territoire et apporte ainsi une garantie de secours en tout point dans des délais raisonnables.




 



Les sapeurs-pompiers volontaires, par leur engagement, prennent une part essentielle à la pérennisation de ce dispositif. En France, ils représentent 80% des effectifs de sapeurs-pompiers, participent à 50 % des interventions en milieu semi-urbain et 80 % en milieu rural. Les sapeurs-pompiers volontaires s’engagent au sein d’un centre d’incendie et de secours proche de chez eux ou de leur lieu de travail. Ils effectuent des gardes et des astreintes en fonction de leurs disponibilités professionnelles et de leur vie de famille. Bien que le volontariat chez les sapeurs-pompiers soit un enjeu majeur pour garantir un service de secours d’urgence de proximité équitablement réparti dans les territoires, il n’en demeure pas moins une ressource fragile qu’il convient de pérenniser.

La situation problématique du volontariat n’échappe pas au département de la Haute-Garonne. En effet, au 1er janvier 2015 nous comptions 1 214 sapeurs-pompiers volontaires, soit environ 200 pour 100 000 habitants, l’un des plus faibles taux de France. Ils ne représentent que 60 % des effectifs contre une moyenne nationale de 80 %. 200 de plus seraient souhaitables pour rattraper cette moyenne.

Il faut en revanche se féliciter de la durée moyenne de leur engagement (12 ans), supérieure au chiffre national qui oscille entre 10 et 11 ans.

Le profil des volontaires est en outre insuffisamment diversifié : quasiment aucun habitant des quartiers prioritaires de la politique de la ville, seulement 13 % de femmes, et 12 % de jeunes de moins de 25 ans.

A l’heure actuelle, les centres d’incendie et de secours de Toulouse ne sont pas ouverts aux sapeurs-pompiers volontaires et ne comptent donc que des professionnels. Par ailleurs, le nombre de volontaires dans l’agglomération est insuffisant.


En Haute-Garonne, trois grands objectifs majeurs sont donc à atteindre :

1) Recruter des volontaires, notamment en milieu rural et diversifier ce recrutement.

2) Fidéliser les sapeurs-pompiers volontaires, maintenir et allonger encore la durée de leur engagement.

3) Améliorer la disponibilité en journée, afin de garantir un fonctionnement optimal des centres de secours en journée, et de faciliter la participation aux actions de formations.





 

Dominique MOREL

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