Chronique littéraire : rencontre avec Christian Eycloma, auteur de "hard-fiction".
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Article N°18627

Chronique littéraire : rencontre avec Christian Eycloma, auteur de "hard-fiction".

Article paru l'an dernier dans Luchon Mag...

Pour commencer, Christian Eychloma, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
Très volontiers. En bref, je suis depuis peu à la retraite après une trentaine d'années de bons et loyaux services dans l'industrie aéronautique. J'ai eu la chance, au cours de ma vie active, de pouvoir suivre de très près la spectaculaire évolution des techniques liées au traitement de l'information. Je me suis toujours passionné pour les sciences, surtout pour la physique. Et ceci pas uniquement pour les perspectives (bonnes ou mauvaises...) qu'elles nous ouvrent mais aussi pour ce qu'elles peuvent nous apporter au niveau de notre compréhension du réel. J'ai beaucoup lu et j'ai beaucoup rêvé. J'ai rêvé de l'avenir et de ses incroyables promesses technologiques, et j'ai rêvé du passé en imaginant que nous puissions un jour fidèlement le restituer. J'ai rêvé de celles et ceux qui ont patiemment posé les jalons de notre marche vers la modernité et de celles et ceux qui construiront notre futur. Bref, je suis un imaginatif qui a dû trop longtemps se contraindre à garder les deux pieds dans la réalité de tous les jours. Alors, quand l'heure de la retraite a sonné, je me suis attaqué à mon premier roman de science-fiction !

Dans quel style de littérature placez-vous vos récits ?
Je pense pouvoir considérer mes romans comme de la "hard-fiction" (conquête spatiale, robotique, vie artificielle, réalité virtuelle). Qu'il s'agisse d'anticipation ou de voyages temporels, je m'attache en effet à imaginer des récits cohérents dans un environnement technologique suffisamment déroutant mais qui ne doit jamais en principe être en contradiction avec nos connaissances scientifiques actuelles. Il s'agit certes d'un exercice un peu difficile qui oblige à respecter le bon équilibre entre une histoire à laquelle le lecteur non averti aurait du mal à adhérer et ce qui ne présenterait plus d'intérêt pour un amateur de science-fiction. En somme, savoir surprendre en évitant d'aller trop loin...

Qu'est-ce qui déclenche en vous l'envie d'écrire un nouveau titre ?
J'essaie de faire en sorte que mes romans véhiculent quelques "messages". Autrement dit, je n'écris pas uniquement pour distraire le lecteur, mais aussi pour l'inciter à réfléchir. Pour tenter de le faire "cogiter" sur l'avenir de nos sociétés, compte tenu de ce que nous sommes et des moyens dont nous pourrions disposer à plus ou moins brève échéance. Voilà ce qui me motive et m'amène à me lancer dans un nouveau roman : faire partager mes interrogations. Mes histoires sont donc un peu destinées à suggérer des pistes de réflexion issues de mes propres questionnements !

Quelles démarches effectuez-vous avant de vous lancer dans l'écriture d'un nouveau titre ? Comment se passe la genèse de vos romans ?
Je réfléchis ! Mais ni trop ni trop longtemps, sachant que n'importe quel beau scénario a toutes les chances d'être sérieusement remodelé arrivé au tiers du récit... Car il est connu que les personnages d'un roman finissent toujours par "prendre le contrôle" et tenir la main du romancier ! Par contre, une fois choisis le thème, le lieu et l'époque, je passe pas mal de temps à me documenter. Je considère cette phase initiale comme absolument essentielle pour la crédibilité de ce que je m'apprête à écrire. Pour mon premier roman, "Que le Diable nous Emporte", je me suis replongé dans la physique relativiste, la cosmologie et la biologie. Pour le second et le quatrième, "Mon Amour à Pompéi" et "Les Larmes de Titus" (respectivement), la physique quantique et l'histoire du monde romain du premier siècle après Jésus-Christ. Pour le troisième, "Ainsi soit-il", j'ai extrapolé hardiment la puissance à attendre des générateurs de réalité virtuelle et ses possibles conséquences... (voir la présentation de mes ouvrages sur l'excellent site "7 à lire", par exemple, et leur chronique sur "Limaginaria").

Quel accueil le public réserve-t-il généralement à vos oeuvres ?
Je manque encore un peu de recul mais crois pouvoir affirmer que la plupart des lecteurs aiment mes romans. Ils les apprécient tout en les jugeant différents de ce que l'on trouve habituellement dans ce genre littéraire. Ils jugent mes histoires plausibles tout en étant originales, ce qui me comble de satisfaction puisque c'est un peu l'objectif que je m'étais fixé.

Quels auteurs ou romans vous ont donné l'envie d'écrire ?
J'ai lu beaucoup de science-fiction et ne citerai pas tous les auteurs qui m'ont inspiré et fait rêvé. Certains ont sans doute eu sur moi plus d'influence que d'autres, comme Isaac Asimov et ses robots, René Barjavel et son angoisse devant une technologie que l'homme ne maîtriserait plus ou, plus récemment, Michael Crichton. J'ai bien aimé "Jurassic Park" et "Prisonniers du temps" tout en déplorant quelques invraisemblances et la tendance bien américaine des courses-poursuites qui n'en finissent pas...

Enfin, quels sont vos projets pour l'avenir ?
Les futurs ouvrages dépendront vraisemblablement de l'accueil réservé par mes lecteurs aux précédents, et devant les nombreuses demandes pour que "Les Larmes de Titus" aient une suite, je vais peut-être me sentir obligé d'y réfléchir ! En attendant, je mets la dernière main au manuscrit d'un roman qui traite des destins similaires de personnages éloignés les uns des autres dans l'espace et le temps...

Christian EYCHLOMA

Lien :http://www.futurs-incertains.over-blog.com

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