Urbanisme et impératifs écologiques : décroissance ou consommation intelligente ? @Mediaterre

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Article N°21495

Urbanisme et impératifs écologiques : décroissance ou consommation intelligente ? @Mediaterre

La décroissance est-elle inéluctable, comme le prétendent certains mouvements de pensée ? Ou peut-on, au contraire, concilier développement et transition énergétique ? Penchant pour cette deuxième hypothèse, les collectivités et les entreprises cherchent des solutions nouvelles.


 

Épuisement des ressources énergétiques, dérèglement du climat, diminution de la biodiversité, pollutions diverses, dégradation de la santé des populations, accumulation de déchets, malbouffe… Les activités humaines génèrent ce que l’on appelle pudiquement des « externalités négatives » qui peuvent aujourd’hui menacer l’avenir de la planète.

La situation serait aujourd’hui si préoccupante que selon certains mouvements de pensée, la seule solution serait la « décroissance ». Néologisme né dans les années 1970, ce mot exprime l’idée que la croissance économique serait plus néfaste que bénéfique pour l’humanité. L’objectif serait donc de cesser de faire de la croissance un objectif.

« Alors que 20 % des humains s’accaparent plus de 80 % des ressources naturelles de la planète, que les capacités de celle-ci à absorber les pollutions que nous émettons ont largement été dépassées et que les ressources fossiles s’épuisent, avons-nous encore le choix, dans les pays riches, entre croissance et décroissance ? », interroge ainsi Vincent Cheynet dans son livre Le choc de la décroissance. Pour Yves Cochet, ancien ministre de l’Environnement et de l’Aménagement du territoire (2001-2002), « on n’a pas à choisir si l’on est pour ou contre la décroissance, elle est inéluctable, elle arrivera qu’on le veuille ou non ».

Une décroissance inéluctable ?

Partant de l’axiome de base selon lequel « la croissance ne peut être infinie dans un monde fini », les « décroissants » considèrent le concept de développement durable comme un « faux ami », voire une « imposture ». Selon eux, développement économique et transition énergétique seraient deux notions parfaitement antinomiques. Ils se prononcent pour une éthique de la « simplicité volontaire » et invitent à réviser les indicateurs économiques de richesse comme le PIB (qui ne prend en compte ni le bien-être des populations ni la pérennité des écosystèmes) et à repenser la place de l’économie et celle du travail dans la vie.

Signe que l’idée fait son chemin, même le pape François a récemment déclaré : « L’heure est venue d’accepter une certaine décroissance dans quelques parties du monde, mettant à disposition des ressources pour une saine croissance en d’autres parties ».

Mais pour de nombreux économistes, libéraux ou keynésiens, la croissance économique reste une évolution positive. Elle permet notamment, si la richesse créée est correctement distribuée, d’améliorer le niveau de vie des populations. On observe également une corrélation entre la qualité des systèmes de santé et l’espérance de vie d’une part et le PIB par habitant d’autre part.

Selon Robert Solow et Joseph E. Stiglitz, prix Nobel d’économie en 1987 et 2001, le capital et le travail peuvent se substituer aux ressources naturelles dans la production, directement ou indirectement, permettant ainsi d’assurer la pérennité d’une croissance et d’un développement durable. Le capital humain, la connaissance et l’innovation technique peuvent prendre le relais des facteurs matériels. Beaucoup considèrent également que ce sont justement les progrès de la science et de la technologie qui permettront de résoudre les graves problèmes énergétiques et écologiques auxquels nous devons faire face.

Mais il faudra pour cela révolutionner les modes de production et de consommation. Les collectivités territoriales et les entreprises n’ont pas le choix : elles doivent trouver des solutions concrètes pour concilier développement économique et transition énergétique.

Face à la hausse du prix de l’énergie et dans un contexte budgétaire de plus en plus contraint, mais aussi face à la nécessité de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, elles sont à la recherche de nouvelles solutions pour maîtriser leur consommation d’énergie.

Pour voir la suite de l'article voici son lien (https://www.mediaterre.org/actu,20181001155056,1.html)


Tony Canadas

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