J-24 à la rencontre des 50 clubs de la Métropole de Lyon, aujourd'hui le C2E (Club des membres des clubs d'entrepreneurs et d'Entreprises Lyonnais et Métropolitains)

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Article N°20523

J-24 à la rencontre des 50 clubs de la Métropole de Lyon, aujourd'hui le C2E (Club des membres des clubs d'entrepreneurs et d'Entreprises Lyonnais et Métropolitains)

Dans 24 jours, le 26 juin 2018 à l'hôtel la Métropole de Lyon, se réuniront 400 acteurs métropolitains dont les membres du C2E des 50 Clubs d'Entrepreneurs et d'Entreprises territoriaux de la Métropole de Lyon représentant 200 initiatives multi-partenariales et collaboratives pour favoriser l'interconnaissance entre membres de ces différents clubs d'entrepreneurs.

Nous vous proposons de faire connaissance régulièrement avec ces différents clubs d'Entrepreneurs et leurs spécificités, souvent liés à la personnalité de leurs membres.

En effet, dans le cadre du projet « A la rencontre des initiatives de coopération dans les territoires » , le Conseil de développement de la Métropole de Lyon (CDD) fait le double pari qu'en partant d’initiatives concrètes multi-partenariales et collaboratives (des initiatives, et non des innovations), notamment des membres du C2E (Club représentant les membres des 50 Clubs d'Entrepreneurs et d'Entreprises territoriaux de la Métropole de Lyon) que nous avons rencontrés sur leur territoire...

Le C2E est une association créée en 2016 pour fédérer les initiatives et agendas des différents membres des 50 clubs d'Entreprises et d'entrepreneurs territoriaux de la Métropole de Lyon.

Plus de 50 clubs de la Métropole de Lyon (unique en France), fédérés par le C2E (Club membre des Clubs d'Entreprises et d'entrepreneurs Lyonnais).

Les clubs les plus performants sont ceux qui appliquent les principes de l'intelligence et de l'efficience collective, c’est-à-dire la capacité des membres d'une équipe, un groupe ou une organisation à penser et agir d'une manière alignée et coordonnée.

Le produit d'une intelligence collective efficace est ce qu'on appelle la collaboration générative.

Celle-ci implique que des entrepreneurs travaillent ensemble (collaboration) pour créer ou générer quelque chose de nouveau, faire oeuvre commune (co-opération), de surprenant et au-delà des capacités individuelles de l'un des membres du groupe.

Avec la collaboration générative (pour créer un tout plus grand que la somme des parties), les individus utilisent au mieux leurs capacités, découvrent des ressources qu'ils ne pensaient pas posséder et font émerger de leurs interactions des idées totalement nouvelles.

Dans une équipe performante, les membres du groupe même concurrents (coopétition, coopérer dans la compétition) interagissent de façon efficace dans un but commun, ils sont conscients de leurs relations par rapport à un tout plus vaste, et chacun se sent important, pertinent, reconnu et en développement.

Histoires de collaboration et de coopération chez les végétaux

Nombreux sont les cas remarquables d'alliance, d'excelliance (exceller dans l'alliance), de symbiose dans le monde des végétaux.

Les lichens illustrent parfaitement l'avantage que peuvent retirer deux espèces différentes à s'associer. L'alliance homme machine pourra t elle s'en inspirer ?

Le lichen est en effet considéré comme un individu végétal résultant d'une alliance entre une algue et un champignon. Même les végétaux qui n'ont pas de cerveau ont une sorte de connaissance qui vient de l'interaction entre les cellules. Ainsi un arbre, peut produire un surcroît de sève pour produire des feuilles ainsi qu'une substance toxique contre les parasites habituels et les arbres de la même espèce du voisinage vont contribuer à élaborer la même substance. Donc effectivement il y une transmission cognitive et une communication d'information entre les végétaux.

Aujourd'hui, on sait comment l'algue (généralement une algue verte) s'associe aux filaments du champignon pour constituer un nouvel être aux caractéristiques propres et non possédées par chacun des deux constituants.

Parmi ces caractéristiques, la robustesse du lichen est à souligner. Les lichens sont ainsi les premiers à coloniser les milieux inhospitaliers pour les autres végétaux (rochers, souches d'arbre…). Jean-Marie Pelt témoigne même d'expériences ayant vu des lichens survivre à des conditions extrêmes (séjour de 18 heures à la température de l'oxygène liquide : –183 °C, à une température proche du zéro absolu : 273°C, ou encore plusieurs heures à 100 °C).

Cet exemple d'alliance asymétrique, radicale, et disproportionnée), montre également comment au travers un pacte, des personnes ou des sociétés peuvent unir leurs intérêts et stipuler les conditions de leur activité commune d'après l'origine du mot dia-thèkè

Chacun des deux constituants du lichen apporte à l'autre des caractéristiques à l'origine de cette grande robustesse, de manière asymétrique et inégale. Le champignon apporte ainsi à l'algue l'eau et les sels minéraux qui lui permettent de réaliser plus efficacement la photosynthèse. Certains produisent même un gel hydrophobe dont ils enveloppent l'algue en vue de la protéger contre la sécheresse. Il bénéficie en retour de la nourriture que lui offre l'algue grâce à la photosynthèse, sous forme de sucres.

Pour formidable que cet échange puisse déjà paraître, il n'est pas le seul constituant de la symbiose que nous évoquons.
Plus de 300 molécules sont ainsi synthétisées par l'alliance alors qu'aucun des deux protagonistes n'aurait pu les synthétiser seul. Certaines sont des antibiotiques qui jouent un rôle de protection essentiel pour le lichen, de même que pour son support (un arbre, par exemple).


Olivier LUISETTI

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