Quel humanisme allons nous léguer à nos petits enfants avec le transhumanisme ?
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Article N°20136

Quel humanisme allons nous léguer à nos petits enfants avec le transhumanisme ?


Dans une société totalement en perte de repères, on peut se demander pourquoi réflechir aujourd'hui sur l'humanisme.

Quelque soit les milieux où l'on se trouvent, on cherche souvent à remettre l'humain au centre de toute chose. Mais au rythme où vont les choses, on peut se demander de quel humain, demain sera fait ?

Mais tout d'abord on peut se demander de quel humain parle t on ?

De celui de Jean Pic de Mirandole au 15ème Siècle, qui a posé les bases de l'humanisme, en mettant l'homme au dessus de tout,

Ou de celui de Raymond KURZWEIL, gourou du transhumanisme du 21ème Siècle et de sa "singularité" qui place les 3 révolutions « transhumanistes » à venir : la Génétique, les Nanotechnologies, la Robotique (les GNR) au dessus de l'humain ?

Comme beaucoup d'autres savants futurologues, self made man, Raymond KURZWEIL est né en 1948 à New York, génie en équipements pilotés par l'intelligence artificielle (IA), avait publié en debut d'année 2016, une liste des innovations les plus significatives pour le XXIème siècle.

C'est d'ailleurs lui qui prédit que les ordinateurs personnels atteindront une puissance de traitement comparable au cerveau humain, qu'ils deviendront humains en 2029, et qu'en 2049, notre intelligence sera décuplée 1000 milliards de fois"
 
Quand on pense qu'en 2019, Internet n'aura qu'à peine trente ans !
 
Quand on pense que les GAFA dont Amazon n'a que 24 ans, Google n'a que 20 ans, Facebook que 12 ans et que chacun atteindront bientôt les 1000 milliards de valorisation et sont devenus la première puissance économique mondiale, (avec en 2017), 2.200 milliards d'euros de valorisation cumulée, soit l'équivalent de la dette française, ou plus que la somme des capitalisations du CAC 40 qui ne représente que 1.500 milliards d'euros.

Avec le révolution génétique, on pourra ainsi reprogrammer notre propre biologie notamment au travers du projet du génome humain (Human Genome Project) achevé en 2003, la lecture, l’écriture, le découpage ainsi que les risques de piratage de notre propre ADN

Larry Page, l'un des deux fondateurs de Google,  qui sponsorise depuis des années la Singularity University fondée par Raymond Kurzweil et l'a l'embauché comme directeur de l'ingénierie au sein de son holding Alphabet qui travaillent déjà sur les prochaines étapes : « les cellules souches pluripotentes induites, l’édition du génome humain, l’impression biologique en 3D, le génome à 1000$, les tissus conçus en laboratoire, le stockage de l’ADN, les citoyens biohackeurs…

Les nanotechnologies nous permettront de remodeler et de reconstruire "molécule par molécule", nos corps et nos cerveaux ainsi que le monde dans lequel nous vivons et des nanorobots seront capables de déplacer dans nos veines la bonne molécule pour soigner les autres malades»..

Le transhumanisme veut faire de l'homme un surhumain mais sans placer l'homme au dessus de tout. 

Certes l'homme à toujours cherché au travers du temps à améliorer ses conditions, mais de là à chercher à atteindre l'hyperhumanité ? Y trouvera toujours le plaisir d'être homme ?

Avec la fin de la mort, la fin de l'individu réduit à une somme de données programmés, programmables, manipulables par seulement 10 algorithmes qu'on nous prédit, on peut se demander quelle nouvelle place existera pour l'homme, l'humanisme ?

L'homme qui pense plus à durer qu'à vivre pleinement, plus qu'à avoir qu'être, plus qu'être augmenté que lui même sera t il plus heureux ?



Olivier LUISETTI

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