Sortie en salle de ''Père, fils, thérapie !'' avec Richard Berry, interview du réalisateur Emile Gaudreault pour Meeting Time TvLocale

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Article N°17205

Sortie en salle de ''Père, fils, thérapie !'' avec Richard Berry, interview du réalisateur Emile Gaudreault pour Meeting Time TvLocale

Le r&eacute;alisateur qu&eacute;b&eacute;cois Emile Gaudreault, propose aux fran&ccedil;ais de d&eacute;couvrir son cin&eacute;ma avec &quot;P&egrave;re, Fils, th&eacute;rapie !&quot; qui sort en salle le mercredi 28 d&eacute;cembre ! Avec Richard Berry, Jacques Gamblin ou encore Julie Ferrier cette com&eacute;die promet au public des salles obscures de rire et de passer 1h30 de d&eacute;tente !<br /> Guillaume Muller a put s&#39;entretenir avec Emile Gaudreault, d&eacute;couvrez comment ce film fut tourn&eacute;, les casting, les lieux...<br /> <br /> <br /> &nbsp;











GM : "Père, fils, thérapie" pourquoi un film sur ce thème ? Es l'aspect comique du sujet qui vous attire ou peut être plus une histoire personnelle?
 
Émile Gaudreault : Tout est en fait parti d’un documentaire que j’ai vu à la télévision et qui s’appelait « Tel père, tel fils », dans lequel les participants effectuaient un stage d’une semaine en pleine nature. Ca se passait en forêt avec des séances de lutte dans la boue, de l’escalade et c’était à la fois touchant et ridicule ! Très vite, j’y ai vu un bon sujet de comédie, assez inédit. J’ai alors commencé à imaginer des personnages et l’idée d’un père et de son fils policiers s’est imposée.
Tous mes films sont des comédies, et ils parlent des relations familiales, alors j'imagine que c'est un thème qui me touche !  

GM : Au Quebec vous avez sorti le film "De père en flic". même si le synopsis est diffèrent beaucoup parle de Remake à la française, es le cas?
 
Emile Gaudreault : Je dirais que c'est une version française de la même histoire, qui a été retravaillée et bonifiée. Nous avons gardé le squelette, mais la chaire autour est nouvelle.
 
GM : Vous avez une notoriété au Quebec mais en France celle-ci peut faire un grand pas en avant avec ce film. Avez vous une envie particulière d'exporter votre cinéma en France?
 
Emile Gaudreault : J'ai adoré mon expérience de tournage, et ma collaboration avec les artistes français a été très stimulante, donc oui, avec le bon projet, je me verrais bien faire un autre film chez vous.

GM : Dans ce film vous avez notamment mis en scène Richard Berry, un des meilleurs comédien français du moment, comment c'est passé le tournage et même l'approche des comédiens pour ce long métrage? (casting, lieu de tournage...)
 

Emile Gaudreault : J’étais au Québec et le producteur m’a dit que Richard Berry avait beaucoup aimé mon scénario et qu’il voulait faire le film. J’avais regardé sa filmographie, je savais que c’était un grand acteur mais j’avais une sorte de doute vis-à-vis de son goût pour la comédie, sa capacité à être extraverti, persuadé qu’il était plutôt amateur de rôles sombres. Il n’a pas fait tant de comédies que cela et quand il en fait, il a souvent le rôle du pince sans rire... Je l’ai donc rencontré et c’est surtout lors des lectures du scénario que je me suis dit qu’il était le personnage ! A tel point que la première fois que nous nous sommes vus, il dégageait tellement d’énergie en me parlant de l’histoire que je lui ai demandé s’il jouait déjà Jacques Laroche ou s’il était encore dans la peau de Richard Berry ! Tout était déjà là : cette capacité à occuper l’espace et surtout son instinct. Richard a cette faculté à sentir les répliques. Je n’avais quasiment rien besoin de lui dire, je profitais simplement du plaisir de l’entendre dire son texte et ça fonctionnait merveilleusement...
Jacques Gamblin a une formidable carrière mais plus apriori au rayon dramatique. Or, son personnage est en crise dans le film et exprime son malaise de manière très visuelle, très physique. Charles a non seulement des soucis avec son fils mais en plus il en sevrage donc il devient paranoiaque avec des explosions de colère... Bref là aussi je doutais un peu. Je suis allé voir Jacques sur scène à Toulon, dans le spectacle « 1 heure 23 minutes 14 secondes et 13 centièmes » et soudainement, j‘ai découvert un artiste face au public, pratiquement dans un exercice de stand-up au début puis qui se met à danser comme un fou ! Je suis allé le voir après la représentation et je lui ai dit qu’il serait formidable dans le film. J’ai même écrit spécialement pour lui une scène de danse pour exploiter sa capacité incroyable à bouger... Je suis ravi au final de les avoir choisis tous les deux car, même s’ils viennent d’école et de styles de jeu très différents, ils se complètent parfaitement et je l’ai senti dès les premières lectures. Au niveau du rythme, de l’énergie, il se passait quelque chose...
 
Trouver les acteurs pour les rôles de Marc et Fabrice n’a pas été évident, j’ai dû faire passer beaucoup d’essais. Pour le rôle de Marc, c’était tellement difficile que j’ai failli renoncer au film, même si on m’a conseillé des acteurs assez connus, qui plaisaient bien aux diffuseurs télé. Moi, je ne les trouvais pas drôles, ce qui était ennuyeux ! Honnêtement, je ne voulais pas faire le film pour faire un film et je voulais des comédiens qui me stimulent, m’étonnent... Waly est un des derniers à avoir passé le casting. J’avais regardé ses photos et j’avais peur que le fait qu’il soit métis crée une sorte d’inconfort chez le spectateur, comme si son conflit avec son père dans le film pouvait être motivé par des choses dérangeantes. Je l’ai vu arriver dans la salle et ce qu’il dégageait a dissipé toutes mes craintes. Les essais ont confirmé cette impression : Waly n’avait quasiment pas fait de cinéma mais il avait le potentiel pour lui aussi porter le film. Les gens de TF1 sont allés voir son spectacle et eux aussi ont été conquis ! Ensuite, nous avons pas mal travaillé avec Richard qui l’a vraiment pris sous son aile et encouragé. C’est la même chose avec Baptiste qui lui vient du web.  Je n’avais pas vu ses capsules sur le net mais ce n’était pas important. Nous n’avons pas en Amérique ces réserves que vous pouvez ressentir : quand tu as du talent, tu travailles, point ! J’ai constaté à Paris durant le casting une sorte de hiérarchie des acteurs et internet était tout en bas de l’échelle... Certains m’ont même déconseillé de rencontrer Baptiste mais j’ai tenu bon et quand il a passé son essai, il était tout simplement le meilleur ! Meilleur en tout cas que d’autres comédiens qui avaient pourtant gagné le César du meilleur espoir... C’est un peu différent pour Julie Ferrier. J’avais vu « L’arnacoeur » il y a quelques années mais pas du tout ses spectacles, ses sketches ou même ses prestations aux César. C’est son profil qui m’a séduit quand on m’a proposé son nom. Julie est une artiste qui a fait de la danse et beaucoup d’autres choses : c’est un peu une extraterrestre ! Elle a rejoint ce mélange d’acteurs qui est, je trouve, assez hors du commun. J’ai voulu absolument prendre les meilleurs pour chaque rôle mais ce sont des gens qui viennent tous de familles différentes. Ma mission était de m’assurer qu’ils joueraient tous dans le même film, avec un même ton...
 
Après avoir repéré beaucoup de lieux, j’ai été subjugué par le Verdon : ça n’existe pas en Amérique du Nord. Ces montagnes sont d’une grande beauté, presque oppressante... Ce qui est étonnant c’est que je ne connaissais pas ces gorges mais que quasiment aucun des membres de l’équipe, y compris les acteurs, n’y avait jamais mis les pieds non plus ! On utilise d’ailleurs rarement ces décors dans vos films et je sais que ça renforce ce sentiment d’être emmené ailleurs quand on voit « Père fils thérapie »...

GM : En France, il sort beaucoup de comédie. De quelle manière "Père, Fils, Thérapie !" sort-il du lot, quel est son point fort?
 
Emile Gaudreault : Les spectateurs rient beaucoup en voyant le film, mais ils sont aussi touchés, et je crois que ce mélange d'humour et d'émotion est assez rare.
 
GM : Merci beaucoup
 
Emile Gaudreault : Merci à vous.
 
Bande annonce du film sur le lien ci-dessous 

Guillaume Muller

Lien :http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19565891&cfilm=240771.html

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