GRAND DÉBAT CITOYEN MÉDIAS ET DÉMOCRATIE

JEUDI 14 MARS – 19H30 => 22H30
ESPACE JEAN DAME - 17 Rue Léopold Bellan, 75002 Paris





Les événements que notre pays traverse nous amènent à redéfinir l’exercice de la démocratie à travers une approche où, bien souvent, la philosophie politique s’oppose au pragmatisme.

Quelles que soient les questions que les modèles démocratiques soulèvent, il en est une, sous-jacente mais cruellement prégnante, c’est la relation médias et société !

L’appropriation des médias participe d’une citoyenneté revendiquée et de l’exercice d’une saine démocratie, qu’elle soit directe, participative ou représentative.

Une thématique oubliée et pourtant, grandement, à l’origine de la crise !

Les médias constituaient, naguère, le reflet de notre société.
Il semble qu’aujourd’hui ce soit l’inverse : la société tend à se conformer aux modèles de pensée et de comportement que les médias imposent.
La multiplication des chaînes d’information, la concentration des grands médias dans des groupes industriels, les bouleversements dans les modes de consommation de l’image et de l’information modifient les paradigmes de ce que nous pouvons convenir d’appeler la citoyenneté médiatique
Et l’arrivée d’un « journalismesauvage », constitué par les modes d’expression d’une partie de l’opinion publique dans des blogs ou les réseaux sociaux redistribue les cartes dans des systèmes aléatoires qui déroutent les professionnels des médias et de la communication, les
responsables politiques et, il faut bienle reconnaître aussi, les «spécialistes de la spécialité » qui viennent déverser leurs certitudes dans les débats télévisés, mais dont on voit bien qu’ils ont la tête en forme de point d’interrogation.

Au delà de ce questionnement philosophique un peu abstrait et abscons, se dessinent trois grands axes de réflexion que nos dirigeants ont omis de mettre à l’ordre du jour du GRAND DÉBAT NATIONAL :
 
1 : L’indépendance des médias, liberté de la presse et responsabilité.
2 : L’éthique de l’information et les réseaux sociaux.
3 : La représentativité de la population dans les médias.


 
TROIS GRANDS AXES DE RÉFLEXION
 
1 : L’indépendance des médias, liberté de la presse et responsabilité.
 

Quelles solutions pour reconquérir une indépendance des médias à l’heure ou les plus grands d’entre eux sont des groupes, parfois militaro-industriels qui passent des
marchés d’état ?

Comment répondre à la revendication légitime d’une liberté de la presse tout en imposant aux journalistes cette notion de responsabilité trop souvent négligée. La neutralité n’est plus que trop rarement de mise, tant la hiérarchisation de l’information, le choix d’un mot (valorisant ou péjoratif) dans le commentaire, peut induire en erreur le  Téléspectateur ou influencer son jugement.


 

2 : L’éthique de l’information et les réseaux sociaux.

Fakes-news, rumeurs, bashing ou lynchage, règlements de comptes de tous ordres… Telles sont les pratiques qui prévalent dans les blogs ou les réseaux sociaux. Ce journalisme sauvage qui trompe, bafoue, stigmatise, embrigade… ne répond à aucune éthique et les influenceurs toxiques se transforment en leader d’opinion. Une opinion publique manipulée qui, à son tour, se précipite sur ces tribunes virtuelles, en revendiquant une expertise qu’elle ne possède pas, voulant imposer telle ou telle mesure qui est davantage du ressort de la réclamation que de la revendication. Et cela cohabite avec d’autres réflexions, pensées, raisonnées, étayées, mais hélas trop souvent  inaudibles tant elles sont écrasées par ces portevoix déformants.
Comment éduquer, assainir, apaiser la clameur de cette voix populaire qui s’assourdit et faire en sorte que CHACUN soit entendu dans le respect de l’écoute de l’autre ?



3 : la représentativité de la population dans les médias.
 

Les derniers chiffres donnés par le CSA sont alarmants et incomplets.
On annonce 17% de représentativité pour les personnes perçues comme « non blanches » dans les médias. Mais si on retire les séries étrangères et France Ô, le pourcentage s’effondre (10%) !
Et on n’a compté que les fictions !
Rien sur les « incarnants » (animateurs, présentateurs, chroniqueurs) des émissions de flux !
Et la représentativité dans les fictions est pour 50% dans des rôles dévalorisants.

Comment aborder cette absence de représentativité et faire en sorte que la télévision française ressemble davantage à la France… Quotas, réglementations, incitations,
prise de conscience ?

Telles sont les pistes de réflexion que nous proposons et qui seront enrichies par les réflexions et interrogations de nos partenaires et des citoyens.


 

***************************************************************************

FÉVRIER 2019

Richard Joffo
Président le l’ACADÉMIE AUDIOVISUELLE – PARIS
Éditorialiste sur RFI (Radio France Internationale)
Producteur TV – Consultant en ingénierie média
Consultant en communication (communication politique – communication de crise)

rj@academie-audiovisuelle.com



 


  •