Manger breton à Albi ? C'est possible ! #yuna&malo
Tarn (81)
S'identifier
WebTvArticlesAnnuaire
| COOPEK | Monnaie Complémentaire Locale | Actualité  Vu 119242 fois
Article N°17414

Manger breton à Albi ? C'est possible ! #yuna&malo

Stéphane Ezanic tourne sur cinq zones albigeoises toute la semaine. Chaque jour, il installe son food truck de galettes et crêpes bretonnes à proximité de bureaux pour les gens qui travaillent.

Sous cette marinière et ce béret se cache un Breton de pure souche. À 38 ans, Stéphane Ezanic décide de suivre sa femme, alors mutée chez Phodé à Albi. Professeur d’EPS, il prend la décision de se mettre en disponibilité et de changer complètement d’activité professionnelle. Depuis novembre dernier, il a troqué ses baskets et joggings contre des spatules et fouets. Crêpes, galettes, cidre… La Bretagne s’installe à Albi. Tous les jours, il déménage son food truck, Yuna et Malo (Morbihan oblige), sur cinq zones industrielles albigeoises différentes. Le lundi, on le retrouve à Terssac par exemple. À 10h45, il se gare et fait cuire ses galettes et crêpes, qu’il garnira au moment des commandes, sous vos yeux. Les produits ? Tous locaux. Enfin, locaux de Bretagne. « Je m’efforce de choisir des producteurs de ma région pour garantir du goût et de la qualité. Ç'a été un long travail pour les trouver. » D’ailleurs, derrière les crêpières, une ardoise avec les noms des fournisseurs est installée. Pas de doute : la carte de la transparence fonctionne et on reprendrait bien une petite crêpe pour finir notre repas. Avec huit recettes salées et une dizaine de sucrées, on a le choix pour se faire plaisir.

Mais derrière son sourire timide, le chef breton avoue la difficulté de l’exercice. « Je dois sans cesse penser à tout. Les stocks, le matériel, la gestion des produits… C’est vraiment compliqué. Et encore, je n’ai qu’un food truck. Je n’imagine pas ce que c’est d’avoir un restaurant ! » s’exclame-t-il, "soulagé".

On sent quand même une pointe de déception quand il évoque ses ventes. « Le concept de food truck, ça marche super bien dans les grandes agglomérations, pas à Albi. » Et puis ici, ce n’est pas dans nos habitudes de manger des galettes, sauf peut-être à la chandeleur. « C’est difficile de ne faire que des spécialités bretonnes. Les gens ne sont pas habitués, regrette Stéphane. Chez nous, les crêpes et galettes, c’est au moins deux fois par semaine. » Un ratio loin d’être égalé dans la région du  cassoulet. Mais le Breton ne baisse pas les bras pour autant. Il remonte ses manches, rehausse son béret et en avant ! Même s’il n’est pas prêt à assumer 150 repas d’un coup (aujourd’hui il tourne aux alentours de 70 clients par semaine), il souhaiterait trouver d’autres emplacements pour faire profiter les gens de ses spécialités, et pourquoi pas lors de soirées. Il en a déjà assuré deux. Ouvert d’esprit, il a même récemment adhéré au COOPEK, cette monnaie numérique complémentaire. 

Payer en COOPEK une galette 100% bretonne à Albi ? Ça, ce n’est pas tous les jours qu’on peut le voir et ça nous change. Alors si vous aussi vous voulez faire partie du mouvement, retrouvez Stéphane sur sa page Facebook (Yuna et Malo) ou sur son site internet.


Célia PAPAIX

Lien :http://www.yunaetmalo.com

  • 0
    • j'aime
    • Qui aime ça ? »
  • 0
    • je n'aime pas
    • Qui n'aime pas ça ? »
  •  
 

Réagissez, commentez !

  • Aucun commentaire pour l'instant