Communiqué de Philippe FOLLIOT suite aux attentats du 13 novembre à Paris #ParisAttacks #NousSommesUnis @philippefolliot #TvLocale_fr
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Article N°15263

Communiqué de Philippe FOLLIOT suite aux attentats du 13 novembre à Paris #ParisAttacks #NousSommesUnis @philippefolliot #TvLocale_fr

Attentats à Paris !
 
La France est en Guerre contre le terrorisme ! Les attaques, qui ont causé le décès de plus d’une centaine d’innocents à Paris hier soir sont ignominieuses. Les Français doivent leur répondre, avant tout, par une résilience exemplaire. La cohésion nationale et le consensus politique s’inscrivent aussi comme une évidence au même titre que le rejet des amalgames, du racisme, de l’extrémisme et de l’intolérance.

Quand la barbarie menace nos valeurs et la sécurité de nos concitoyens, elle menace tout simplement la civilisation. Les querelles partisanes doivent s’effacer devant le devoir d’union nationale.

Ce sont vers les familles des victimes et leurs proches que nos pensées doivent aller en priorité. Je veux saluer aussi le courage et le professionnalisme de nos forces de sécurité et de secours et de nos valeureux militaires, qui servent notre pays avec courage et abnégation.

Mais, au-delà de notre dignité et de notre unité nationale, qui sont nos premières lignes de défense, il est désormais urgent de changer nos modes d’action et de faire évoluer de manière substantielle notre conception « culturelle » de la longue guerre que nos ennemis nous ont déclarée sans scrupules. La France a été massivement attaquée hier soir. Il convient donc maintenant de contre-attaquer. Il faut donc réagir à la « source » : c’est-à-dire là où se radicalisent, s’entrainent les apprentis terroristes.

Le Président de la République l’a d’ailleurs souligné d’emblée, en indiquant que nous savions où se trouvaient ceux qui nous ont lâchement déclaré la guerre. Il nous faut désormais porter la guerre là où ils se trouvent. C’est donc un changement radical quant à l’engagement militaire qu’appellent les attaques terroristes d’hier soir. Cela signifie clairement que c’est en Syrie et en Irak que nous devons nous engager plus significativement, comme je l’ai indiqué lors du débat sur les frappes aériennes en Syrie, à l’Assemblée nationale, le 15 septembre dernier.

Plusieurs de nos partenaires, dont l’Egypte, nous ont sollicités dans ce sens. Le Président Al-Sissi l’avait indiqué, du reste, à une délégation parlementaire que je présidais, il y a un peu plus d’un an. La Russie s’y est engagée depuis plusieurs semaines. Il n’est sans doute plus de mise de ne pas entendre ses appels…

Au-delà, nous devons, avant tout, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, être le fer de lance d’une mobilisation internationale permettant de déboucher désormais sur le vote d’une résolution autorisant une opération au sol avec le concours des puissances de la région - Arabie Saoudite, Égypte, Iran, Turquie -, avec une participation active des États-Unis, aux côtés de la France et de l’Europe, sans oublier la Russie, dont la place légitime est au coeur du jeu international, pas à sa marge.

Ces nations doivent se rencontrer pour définir - enfin - une stratégie « globale » et « convergente » pour éradiquer le terrorisme au Levant, qui est la source de celui dont nous avons été victimes hier et « avant-hier », comme à l’occasion de l’attaque qui avait ensanglanté Paris en janvier dernier. Le temps de la parole politique est passé, et les jours sont comptés : pour éliminer Daesh, il convient de mener une action déterminée là où ce mouvement est né, en Syrie.

La réunion du Congrès que le Président de la République a appelé pour lundi devrait être l’occasion de cette indispensable « mise à plat » tant sur le plan stratégique que dans ses déclinaisons opérationnelles, car l’on constate que l’Opération Sentinelle ne saurait suffire dans ce combat contre les terroristes.

Les Centristes seront se montrer dignes, solidaires mais seront aussi être fermes face à cette barbarie, quand il s’agira « d’infléchir » notre politique étrangère dans la région comme pour continuer à demander plus de moyens pour notre Défense compte tenu du contexte et des enjeux. Soyons davantage réaliste dans nos choix d’alliance et de modalités d’action pour lutter plus efficacement contre ce fléau que constitue Daesh et ses alliés (Al Qaeda et le Front Al-Nostra…).
Il en va désormais de la protection des françaises et des français. Il nous faut agir dès aujourd’hui afin de nous préparer contre de prochaines attaques, que la revendication par Daesh, laisse hélas entrevoir.

Lors du débat mi-septembre, j’indiquais déjà « qu’entre deux maux, il faut avoir le courage de choisir le moindre. Si dans l’indicible horreur, Daesh et le régime syrien se valent, force est de constater que l’un nous fait la guerre et l’autre pas : il est urgent d’en tirer les conséquences ». Ceci est plus que jamais d’actualité comme en son temps Roosevelt, Churchill et De Gaulle s’étaient entendus avec Staline pour éradiquer le Nazisme !

Philippe FOLLIOT
Député du Tarn
Vice-Président de l’UDI chargé de la Sécurité et de la Défense
Secrétaire de la Commission de la Défense nationale et des forces armées

po / Philppe FOLLIOT

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