''Brest-Atlantiques-2019 ''  Le Cap en mode Ultim le 21 novembre 16ème jour de course @Batlantiques @GitanaTeam @trimaranMACIF @Sodebo_Voile @TeamActualeader #Smartrezo


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Article N°23469

''Brest-Atlantiques-2019 '' Le Cap en mode Ultim le 21 novembre 16ème jour de course @Batlantiques @GitanaTeam @trimaranMACIF @Sodebo_Voile @TeamActualeader #Smartrezo

La soirée de mercredi puis la journée de jeudi ont été animées du côté du Cap qui a vu passer et/ou s’arrêter les quatre trimarans engagés sur « Brest Atlantiques ». Le Maxi Edmond de Rothschild a ouvert le bal en laissant Robben Island à bâbord mercredi à 20h16, tandis que dans la nuit, le trimaran MACIF s’est arrêté pour une escale technique avant de repartir à 10h20, sur les talons d’Actual Leader. Enfin, Sodebo Ultim 3 est à quai depuis 11h.

Il aura donc fallu 15 jours 9 heures et 16 minutes de mer au Maxi Edmond de Rothschild, après 9161 milles parcourus, à 24.8 nœuds de moyenne réelle, pour franchir le premier, mercredi à 20h16, la marque de Robben Island, au large du Cap. Un passage de nuit pour Franck Cammas et Charles Caudrelier qui ont tout de même apprécié le coucher du soleil sur Table Mountain, les odeurs de la terre, et surtout le fait de ne pas être trop arrêtés en baie du Cap, comme l’a confié le premier : « On est passés de 30 nœuds de vent à zéro en même pas une minute, on se demandait quand on allait s’en sortir. Finalement, on a eu un vent qui est revenu de l’autre côté et on a pu se dégager. Je pense qu’on peut rester « tanké » des heures et des heures dans la baie du Cap, donc on est contents d’en être sortis. Maintenant, le prochain point de passage, c’est Brest. »


Photo : Martin Keruzoré/Sodebo
Un peu moins de huit heures plus tard, le trimaran MACIF est à son tour arrivé au Cap, suspendant sa course à 3h55 pour une escale technique, à la cape devant le port sud-africain, qui aura duré 6 heures et 25 minutes. Revenus en course à 10h20, François Gabart et Gwénolé Gahinet ont franchi 24 minutes plus tard Robben Island à la troisième place, 14 heures et 28 minutes après le Maxi Edmond de Rothschild, 3 heures et 10 minutes après Actual Leader, passé en deuxième position, sa meilleure place depuis le départ de Brest le 5 novembre (Yves Le Blevec et Alex Pella ont parcouru 390 milles de moins que Franck Cammas et Charles Caudrelier sur le tronçon Rio-Le Cap).

Dans une vidéo envoyée par le media man du trimaran MACIF, Jérémie Eloy, François Gabart est revenu sur cette deuxième escale technique, après celle de Rio : « On avait pas mal de petits problèmes qui rendaient le bateau compliqué à manœuvrer, on a profité du fait qu’on passait près de la côte pour faire une petite escale. On est arrivés pile au lever du jour sur Le Cap, le coin est quand même magnifique, cette montagne (Table Mountain) a un certain charisme, mais on n’a pas trop eu le temps de faire de la contemplation, on était plus dans la concentration pour essayer d’enchaîner. La bonne nouvelle, c’est qu’on repart avec un bateau qui va bien. » Et le vainqueur du Vendée Globe 2012 d’ajouter, à propos de la suite du programme : « On a deux bateaux à croquer devant nous, un qui n’est pas très loin, l’autre qui est un peu plus loin. On a vu Actual et Sodebo au Cap, on va essayer d’aller voir Gitana, il va falloir se défoncer pour aller les chercher, mais on est là pour ça, on a envie de jouer jusqu’au bout. »

Ce qui est certainement aussi le cas de Thomas Coville et de Jean-Luc Nélias qui, au moment où le trimaran MACIF reprenait la mer, interrompaient à leur tour leur course, à 10h30, avant d’aller amarrer Sodebo Ultim 3 au pied d’un quai situé dans Alfred Basin, dans le port du Cap. Interrogé à son arrivée sur la terre ferme par le media man Martin Keruzoré, Thomas Coville a expliqué : « Nous avons croisé MACIF en arrivant, puis nous sommes rentrés dans le centre du Cap pour vérifier le bateau et savoir si, suite aux trois chocs qu’on a eus sur nos trois safrans différents, l’intégrité du bateau était confirmée pour la suite du parcours. On en saura plus ce soir et on prendra une décision plus tard. »

Photo : Martin Keruzoré/Sodebo




Mot du bord-Actual Leader : "C'est la fête !"

Photo : Ronan Gladu/Actual Leader
voici le mot du bord ce jeudi 21 novembre après le passage au Cap de Ronan Gladu, media man sur Actual Leader.

" Bonjour tout le monde, c’est la fête aujourd’hui sur Actual Leader, on est remontés deuxièmes au classement !! Comme dirait l’autre « Je suis dans mon jacuzzi, tu es dans ta jalousie », haha ! La remontée du Grand Sud vers Cape Town, presque en route directe, à plus de 30 noeuds, fut une partie de plaisir ! Surtout comparé à la descente depuis Rio. Vu que c’est l’été dans l’hémisphère Sud, la chaleur est revenue vite, surtout la journée, très longue !
Ce matin, réveil un peu avant le soleil, vers 4 heures : « l’alarme Sam Davies » hurle ‘’collision-collision’’ ! Pendant The Bridge (Ndlr course en équipage en 2017), Yves a demandé à Sam d’enregistrer l’alarme AIS. En approche de Cape Town, il y a plein de cargos !
La mer est plate, on file à donf au portant, le soleil se lève doucement et on aperçoit les montagnes au loin. Alex est à la barre, comme un gamin : à chaque fois qu’il abat comme un bourrin dans une vague, le bateau monte sur son foil à plus de 35 noeuds, parfois 40. Et il exulte « quelle machine incroyable : »« c’est trop beau ! »« tu as vu comme on a de la chance Ronan ? » C’est clair, la chance !!
Arrivés dans la baie de Cape Town, dans le dévent de la fameuse Table Mountain », c’est « arrêt en gare de Guingamp , 30 minutes d’arrêt ! ». On aperçoit Macif aussi collé que nous, près du port, Brest étant au nord : on est officiellement deuxièmes, c’est pas beau ça ? Quelques bateaux viennent à notre rencontre et c’est le zoo autour de nous, avec des « Sardines run » un peu partout. Des oiseaux dans tous les sens, des baleines, des dauphins et surtout des otaries « à la pelle » ! Le spectacle est incroyable, tout comme les lumières, la couleur de l’eau… on en prend plein les mirettes ! Ça passe presque trop vite pour moi : on retouche vite du vent au près, pour contourner Robben Island, la fameuse île-prison, tristement célèbre pour l’emprisonnement interminable de Nelson Mandela. Et c’est reparti, prochaine marque à un peu plus de 6000 milles : Brest-même !
C’est l’euphorie à bord d’Actual Leader ! La « fête du slip », il a même invité son « pote le caleçon » : tout est là ! Allez, après quelques longues heures de montage vidéo, je fais un gros plat de pâtes à mes champions ! Apparemment, ce soir, on sera déjà en Namibie !"

 




MACIF est reparti, Sodebo Ultim 3 au Cap


Photo : Martin Keruzoré/Sodebo

Ayant interrompu sa course à 3h55 « pour réparer deux problèmes identifiés, sur le système de transmission de barre ainsi que sur le système de remontée du foil bâbord », le trimaran MACIF est revenu en course à 10h20, soit une escale technique qui aura duré 6 heures et 25 minutes. Dans la foulée, François Gabart et Gwénolé Gahinet ont franchi la marque de parcours de Robben Island à 10h44, 14 heures et 28 minutes après le premier, le Maxi Edmond de Rothschild, et 3 heures et 10 minutes après Actual Leader. De son côté, Sodebo Ultim 3, après avoir mis sa course entre parenthèses à 10h30, s'est amarré à un quai d'Alfred Basin, dans le port du Cap, à 11h.

 





Franck Cammas : « Le prochain point de passage, c’est Brest »

Photo : Yann Riou/PolaRyse/Gitana SA
Voici les commentaires de Franck Cammas et de Charles Caudrelier après leur passage au Cap mercredi soir, dans une vidéo envoyée par le media man du Maxi Edmond de Rothschild, Yann Riou.

Franck Cammas : « On est passés de 30 nœuds de vent à zéro en même pas une minute, on se demandait quand on allait s’en sortir. Finalement, on a eu un vent qui est revenu de l’autre côté et on a pu se dégager, mais je pense qu’on peut rester tanké des heures et des heures dans la baie du Cap, donc on est contents d’en être sortis. C’était un peu tordu, mais c’était sympa de voir la terre, de voir Table Mountain un peu de jour, il y avait encore un peu de clarté. La ville était là, on sentait les odeurs de la terre. On se disait avec Charles qu'on aurait bien aimé s’arrêter, mais la course, c’est comme ça, et c’est derrière nous, ce n’est pas plus mal. Maintenant, le prochain point de passage, c’est Brest. »

Charles Caudrelier : « C’était sympa, on n’a pas trop perdu, c’est un trou sans vent et on ne s’est quasiment pas arrêtes. On a fait beaucoup de manœuvres, c’était dynamique, mais on était en pleine forme. Après, c’est vrai qu’un passage de trois heures comme ça te vide de toute ton énergie. On fait maintenant route vers Brest, plus vers les Etats-Unis en fait, mais pour aller à Brest, il va falloir se rapprocher du Brésil et des Etats-Unis, la situation s’annonce  encore pas rapide et compliquée devant nous. »


Toutes les vidéos:   
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